Où l’on voit que rien ne change vraiment …

E-learning-2-645x295Quand paraissent les résultats des examens de l’année, il peut sembler de bon ton de s’adresser un auto satisfecit au vu et au su des pourcentages de réussite au baccalauréat et au brevet des collèges. Il n’est pourtant pas inutile de réfléchir au problème posé par l’article, An education (http://www.nature.com/news/an-education-1.17972) : “le monde ne peut plus se permettre de soutenir les systèmes d’apprentissage dans lequel seuls les étudiants les plus capables peuvent prospérer”. Il s’agit en effet d’un niveau beaucoup plus important que celui d’une discussion du bien fondé de l’apprentissage du latin ou du grec puisqu’il s’agit ni plus ni moins d’un acte fondamental, celui qui concerne la technique de l’apprentissage. Nombreux sont ceux qui se sont penchés sur le problème de savoir s’il existe une technique meilleure qu’une autre, quand on a déjà éliminé cette première étape que constitue l’opposition entre connaissance innée et connaissance acquise. Ce qui est certain parce que vérifié pour chacun, c’est que l’apprentissage n’est pas le même pour tous, dans la mesure où les moyens de mémorisation différent selon les individus. Faut-il s’attacher à la méthode qui convient au plus grand nombre depuis toujours ? Faut-il adapter la méthode à l’époque actuelle, d’où son inéluctable évolution avec le temps. Faut-il choisir une acquisition active ou bien passive ? En d’autres termes (toujours) faut-il passer par le sensible aristotélicien pour construire ou par l’idée platonicienne quand on sait que l’un comme l’autre peuvent être sources d’erreurs et que pour terminer, l’erreur est formatrice ? D’où le titre “où l’on voit que rien ne change vraiment …”

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