Anthropomorphisme et Zoomorphisme

imageAnthropomorphisme : attribuer à des animaux ( des objets) des caractéristiques propres à l’homme, Zoomorphisme : utiliser les formes animales dans différents types de représentation. Pas si simple,  les échanges entre l’animal et l’homme sont en train de prendre un cours particulier. Si l’homme ne change pas fondamentalement quand on lui a  greffé des valves cardiaques d’origine porcine, ou posé du corail pour restructurer un os, que devient une souris à qui l’on a greffé des cellules gliales foetales d’origine humaine ? (When Does a Smarht Mouse Become Human? http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/43327/title/When-Does-a-Smart-Mouse-Become-Human-/). On peut arguer du fait que la valve appartient toujours à l’extériorité de l’individu, qu’il s’agit bel et bien toujours d’un non soi. Pour le corail, l’accaparation par les cellules osseuses d’un matériel osteoconducteur rend la distinction plus difficile. Elle le sera plus encore quand des cellules souches auront été cultivées sur un squelette de corail. C’est un pas de plus qui est franchi quand on entre dans le domaine des manipulations génétiques puisqu’elles autorisent la mise en place d’un nouveau soi. La question est donc de savoir quelles sont les caractéristiques qui permettent de définir l’humanité par rapport à l’animalité. Les avis sont nombreux et plus anciens les uns que les autres, voire également plus humoristiques les uns que les autres, mais il n’existe encore aujourd’hui aucune réponse satisfaisante. L’homme serait le seul à avoir conscience de sa finitude et il est vrai que la conduite de l’animal n’invite pas à penser qu’il possède cette conscience, mais l’argument reste fragile ! L’homme réparé et l’animal préparé participent à un drôle de mélange des genres !! L’un fait un pas vers l’autre et inversement, de telle sorte que dans peu de temps (certainement !) il faudra bien qu’ils se comprennent de nouveau comme dans les temps mythiques !

 

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