Charité bien ordonnée …..

Ou encore “On n’est jamais si bien servi que par soi-même”. On   pourrait penser que la modestie est au nombre des qualités de ceux qui habitent le monde scientifique, or il semble plutôt que pour un certain nombre de ses habitants cet épithète ne puisse être accolé au substantif qui les définit comme le montre une récente étude (Hundreds of extreme self-citing scientists revealed in new database, https://www.nature.com/articles/d41586-019-02479-7?utm_source=Nature+Briefing&utm_campaign=721392e502-briefing-dy-20190820&utm_medium=email&utm_term=0_c9dfd39373-721392e502-43241421).

On pourrait être en droit de se poser deux questions :  le scientifique peut-il être modeste et si oui, doit-il l’être ? Mais une première constatation s’impose : tous les scientifiques ne sont pas identiques. Ainsi n’existe-t-il pas un scientifique standard mais des scientifiques et s’il convient de refuser les approximations, le problème n’en devient que plus complexe ! Quand ces “scientifiques” ont besoin de voir leurs travaux suffisamment cités (même par eux-mêmes ) pour améliorer les conditions de leur exercice, on peut y voir une perversion de la société dans et pour laquelle ils travaillent. Car si leurs profils diffèrent leur but est unique ; celui de la recherche de la connaissance même si les moyens d’y parvenir ne sont pas identiques. Cette connaissance ne leur appartient pas et le partage en est indispensable. Ce phénomène de l’auto référence (au quel il ne faut certainement pas adhérer) ressemble plus à une contrainte qu’à un choix personnel et n’a certainement rien à voir avec une auto suffisance inhérente à la personne du scientifique.

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