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Altruisme et science

samedi, mai 6th, 2017

De « alter » : autre d’où altruisme : comportement qui se caractérise par des actes désintéressés. Le don, qui en est son expression la plus commune, peut s’exprimer dans de nombreux domaines et il est normal que celui de la science n’y échappe pas. C’est ce dont traite l’article, No researcher is too junior to fix science, (http://www.nature.com/news/no-researcher-is-too-junior-to-fix-science-1.21928?WT.ec_id=NATURE-20170504&spMailingID=53985288&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1160505967&spReportId=MTE2MDUwNTk2NwS2), mais en regrettant une attitude encore trop négative. Pour qui travaille-t-on (en faisant abstraction de la question, pourquoi travaille-t-on) ? Ce qui va appeler la question, dans le cas sus proposé : ne travaille-t-on que pour soi ou bien faut-il élargir son horizon en choisissant une grande famille, celle dont les membres appartiennent au(x) champ(s) de la science par les voies de la recherche. Le postulat de départ de l’auteur est le suivant : le jeune chercheur ne travaille, encore trop souvent, que pour son avenir, donc uniquement pour lui-même ….. C’est parce que  ce postulat pose problème que le discours va perdre de son impact. Peut-on vraiment imaginer qu’il existe encore des chercheurs isolés dans un monde clos, inaccessible, coupé des différents moyens modernes de partage ! Toute publication passe rapidement sur la toile rendant presque obsolètes les bibliothèques. L’équipe dans laquelle il travaille ne peut plus survivre à la prééminence d’un seul. Ainsi la mondialisation devient-elle un bienfait quand elle permet la transmission pour l’universalisation de la connaissance. Même les problèmes attachés aux malversations intellectuelles pourront s’effacer pour les mêmes raisons. Ainsi l’altruisme pourrait-il devenir consubstantiel aux avancées techniques ! C’est alors que l’altruisme pourrait enfin reprendre son vrai sens d’acte désintéressé. En effet dans la mesure où  le don initie un sentiment de joie, de bonheur, de plénitude à celui qui le pratique, le désintéressement disparaît ! Paradoxalement le sujet qui donne ne devrait-il pas en effet ne rien ressentir pour être réellement altruiste ?

Esprit critique

dimanche, mars 26th, 2017

Quand on évoque le terme intégrité on peut choisir de ne parler que d’intégrité scientifique charge à chacun d’élargir le débat. Une fois n’étant pas coutume, il sera fait référence à des textes français passés largement sous silence puisque les plus anciens datent déjà de près d’un an. Où l’on y apprend qu’il a été créé un Office de l’intégrité contre les pratiques discutables (https://www.sciencesetavenir.fr/sciences/sciences-un-office-de-l-integrite-contre-les-pratiques-discutables_111510) à la suite d’un rapport demandé au PR Corvol en vue de la mise en œuvre de la Charte nationale d’intégrité scientifique (http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid104249/remise-du-rapport-de-pierre-corvol-bilan-et-propositions-de-mise-en-oeuvre-de-la-charte-nationale-d-integrite-scientifique.html). On peut aussi  voir comme une prolongation dans ce second article qui prend pour sujet l’information scientifique et ses dérives, Pourquoi l’information scientifique ne parvient-elle pas toujours à convaincre ?- Jim.fr (https://planpsy2011.wordpress.com/2016/12/25/pourquoi-linformation-scientifique-ne-parvient-elle-pas-toujours-a-convaincre-jim-fr/). En cherchant bien on trouve même une Association pour la Science et la transmission de l’Esprit Critique (ASTEC) dont le site en dépit d’une présentation un peu « farfelue »  (https://.esprit-critique.org/#story) a le mérite de mettre le doigt sur ce point important qu’est l’esprit critique, lui qui permet de lutter contre les aliénations en tous genres. Ainsi, plus qu’important, essentiel , c’est l’esprit critique qui se trouve pleinement impliqué dans la recherche et la mise en place de l’intégrité scientifique ainsi que de son corollaire, l’information et ses dérives devenues possibles particulièrement quand elle a perdu son devoir d’intégrité. On ne saurait donc trop recommander pour toute lecture, de choisir de prendre son temps, pour permettre l’exercice de son esprit critique à quelque niveau que ce soit (http://www.jim.fr/medecin/jimplus/posts/e-docs/vu_a_la_tele_quand_les_pseudosciences_tiennent_la_vedette__164520/document_jim_plus.phtml) !

Science : qu’es-tu devenue ?

jeudi, février 16th, 2017

Certaines histoires qui ont parcouru les siècles, sont devenues paradigmatiques des aléa de la science et de ses explorateurs. On peut y distinguer deux grands groupes : ceux qui n’ont pas été crus et ceux qui ont su utiliser le hasard à leurs fins. Parmi les premiers, Galilée qui n’aurait pu s’empêcher de prononcer « E pur si muove ! », parmi les seconds, Arthur Fleming qui su utiliser ce que Ernest Duchesne avait découvert trente ans auparavant. On éliminera les canulars du type Sokal et Bricmont. Tel Cicéron, il ne serait pas inapproprié de  se réclamer du  « O tempora, o mores », à la lecture de l’article de Timothy D. Clark : Science, lies and video-taped experiments (http://www.nature.com/news/science-lies-and-video-taped-experiments-1.21432?WT.ec_id=NATURE-20170209&spMailingID=53380605&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1101425398&spReportId=MTEwMTQyNTM5OAS2).

On aurait pourtant du voir le mal venir avec Karl Popper et son critère de réfutabilité ! Il n’en reste pas moins vrai que si la vulgate ne s’étonne pas de l’existence de falsifications à quelque niveau que ce soit, elle avait plutôt tendance à en exclure le monde de la science qui jouit d’un préjugé globalement favorable d’honnêteté. De telle sorte que le scientifique rentre volontiers dans la case « présumé innocent » Ne serait-ce plus le cas ? A l’époque où ce n’est plus un problème de colliger des données qui devraient être transparentes, on est en droit de s’étonner qu’elles puissent être falsifiées de quelque façon que ce soit ! En dehors de toute référence morale, il existe une tradition dans le monde scientifique qui lie de façon impérative trois termes : induction, observation, déduction. A chacun de les utiliser dans l’ordre qui lui conviendra à condition de respecter la signification de chacun .

Le Beau et le Bizarre !

mercredi, février 8th, 2017

Comme pour le Normal et le Pathologique, thèse de médecine de G. Canguilhem, la question du Beau et du Bizarre mérite également d’être posée, surtout quand on se réfère à Baudelaire qui écrivait « Le beau est toujours bizarre« . Parce qu’il n’est pas plus simple de définir l’un que l’autre, et qu’ils pourraient même sembler antinomiques, l’association de ces deux « qualités » sous tend d’innombrables expériences sensibles. C’est le thème du numéro de Février du Scientist, publication centrée sur le monde végétal, monde qui ne cesse de provoquer  l’admiration du fait même de sa biologie encore incomplètement élucidée. (From the Beautyful to the Bizarre,  http://www.omagdigital.com/publication/?i=379273&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=41764062&_hsenc=p2ANqtz-8X_hjFCrh_U5L1eGg-wRM8niX0tY6Nbo3cxF8MUd0L9CxqUJlK-cFPDpdX31RifBELeE81J-mH62Ul7iSlRjKbYopu4g&_hsmi=41764062#{« issue_id »:379273, »page »:0}). La grande idée, c’est aussi que l’art et la végétation peuvent s’accorder même en empruntant des cheminements parfois inattendus. Un exemple, parmi ceux que l’article détaille, a trait à une expérience déjà ancienne (1993) dans laquelle Natalie Jeremijenko (https://www.ted.com/speakers/natalie_jeremijenko, http://www.fondation-langlois.org/html/f/page.php?NumPage=1831) mêle des domaines aussi différents que la science, l’art, l’écologie voire l’éthologie. L’expérience qui reste fameuse consiste à avoir planté des arbres « tête en bas », avec pour résultat, des troncs dirigés effectivement vers la terre mais des branches qui se recourbent pour pointer vers le ciel ! Alors pour montrer que tout est « art » il n’est pas inutile de méditer cette phrase « her inverted trees may be compared to Marcel Duchamp’s Fountain, actually an inverted urinal, of 1917« (http://www.expandedenvironment.org/tree-logic/) : la façon de voir reste donc le maître mot, ce que Magritte ne s’est pas fait faute d’exploiter !

Sens et extra sens ?

mercredi, septembre 28th, 2016

3843669003Après avoir envisagé les cinq sens ordinairement reconnus par les physiologistes, puis les 5+n sens du vivant en général quand on en diversifie certains, la quête serait incomplète si l’on n’envisageait pas l’étude d’un domaine que l’on qualifie tout simplement d’extrasensoriel. Parce qu’il se situe au delà du sensoriel, parce qu’il est mal défini il est loin de faire l’unanimité. Parce que  la science est garante de vérité, l’idée est venue qu’une preuve de son existence devait s’appuyer sur la dite science, partant de cette idée curieuse sinon absurde, à moins qu’il ne s’agisse de donner un simple exemple d’oxymore, que ce qui n’est pas scientifique peut s’expliquer par la science ! Toujours est-il que Joseph Banks Rhine,  botaniste de profession, fut le premier à appliquer à l’étude de la télépathie, une approche qui se voulait plus rigoureuse parce que basée sur l’utilisation de tests statistiques (ESP on Trial, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46814/title/ESP-on-Trial/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=34880620&_hsenc=p2ANqtz-9-hmxzwNxk-nEeI812itG3683-4Y7GCftGBHykKYzyxpMmnOLnBSt-mBbIAUbe0hAOi6EURFZ7l6_YRzVQeUDMqNFL7w&_hsmi=34880620). Si la transmission de pensée est un thème rebattu de la science fiction, elle fait aussi appel à l’idée selon laquelle il fut un temps où le règne du vivant n’était qu’un, chacun comprenant l’autre et s’en faisant comprendre, humain comme animal. Mais il est aussi supposé que cette extra perception pouvait soit appartenir au passé soit pourra appartenir au futur  ! Entre ces deux extrêmes, d’aucuns admettent l’existence d’individus qui posséderaient cette faculté. Et cette idée est si solidement implantée que nombre d’artistes s’en sont emparés avec succès. La question que l’on peut se poser n’est donc pas de chercher une preuve scientifique à l’existence de la télépathie mais plutôt la suivante : pourquoi la télépathie est-elle si attractive qu’il faille prouver sa réalité et donc à quel besoin humain intemporel correspond-elle ? Peut-être l’humanité ne s’est-elle pas encore débarrassée de son désir fondamental d’irrationalité d’où l’ambiguïté de prouver scientifiquement l’irrationnel !

 

To begin with …….

jeudi, septembre 22nd, 2016

756603Multivers et/ou création divine, là est la question . Depuis déjà bien longtemps l’Eglise a entretenu des rapports conflictuels avec les scientifiques de son époque, le terme est volontairement édulcoré quand on pense à certaines exécutions assez brutales dont les seconds firent les frais. Il est vrai que, par définition, la foi s’accorde mal de la rationalité qui elle régit la recherche des causes premières dans le but d’une explication du monde, tandis qu’il reste encore difficile d’envisager une réponse à cette ultime question « pourquoi quelque chose plutôt que rien« . Quoiqu’il en soit, il se pourrait bien que l’on s’engage sur un chemin dont on voudrait qu’il ne soit pas que pavé de bonnes intentions ! C’est Kathryn Pritchard qui l’évoque dans un article intitulé « Religion and science can have a true dialogue » (http://www.nature.com/news/religion-and-science-can-have-a-true-dialogue-1.20627?WT.ec_id=NATURE-20160922&spMailingID=52357585&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1003755044&spReportId=MTAwMzc1NTA0NAS2). Elle travaille avec l’Archbishops’ Council in London et avec le St John’s College, de l’Université de Durham et c’est bien sur à ce titre qu’elle a été amenée à côtoyer la communauté scientifique dans un domaine bien particulier celui de la naissance du monde, de sa complexité, des théories modernes sur les hypothèses  de multiples univers …..  Il s’agit donc d’un moment universel pour l’humanité, celui de la création du monde et de son créateur, et donc de la finitude humaine. A l’heure où les créationnistes font de nouveau parler d’eux en entretenant à plaisir la polémique, il n’est pas anodin qu’un tel projet voit le jour pour que ne se propage plus ce mythe de l’impossible interpénétration de ces deux mondes. En fait les intervenants sont très loin de s’être accordés même sur un seul point mais ils se rencontrent, il ne leur reste plus qu’à s’écouter lorsqu’ils se parleront !

Un pas en avant

lundi, août 3rd, 2015

imageIl peut être plus efficace de choisir un chemin de traverse pour avancer que de choisir l’affrontement  pur et dur, du type de celui qui mène droit dans le mur de l’incompréhension. C’est semble-t-il l’attitude qu’adopte l’autorité suprême de l’Eglise Catholique Apostolique et Romaine à propos d’un débat aussi vieux que ces deux protagonistes, Foi et Science. Comme cette aporie traitant de l’œuf et de la poule, Foi et Science, peuvent sembler parfaitement exclusives et l’ont été effectivement de façon particulièrement violente par le bûcher et l’excommunication, ou plus gentiment par une mise à l’index,  au cours des siècles plus ou moins éloignés. Si ces démonstrations ne sont plus de mise, il n’en reste pas moins vrai que la querelle n’est toujours pas enterrée et que régulièrement encore le clergé dénonce avec plus ou moins de virulence les avancées de la science. Mais François II semble un adepte de la série, « tout peut arriver » (NATURE | COLUMN: WORLD VIEW Sharing
Faith and science can find common ground,  http://www.nature.com/news/faith-and-science-can-find-common-ground-1.18083?WT.ec_id=NATURE-20150730&spMailingID=49207299&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=723870937&spReportId=NzIzODcwOTM3S0  ). Deux propositions sont particulièrement intéressantes dans cet article : le rapport qui s’établit entre l’homme et la nature, de telle  sorte que par rapport à l’image de Dieu, est-il en droit ou non d’exploiter la-dite nature, mais aussi la position adoptée vis à vis d’une interprétation dynamique ou statique des textes. Sans tout expliquer, il se pourrait que ces deux éléments puissent être retenus comme « accélérateurs » des incendies qui reprennent sans cesse entre ceux qui professent la foi et ceux qui professent la science !

Science et conscience

dimanche, mai 24th, 2015

foi%20ordiA l’aube du XX° siècle, Teilhard de Chardin tente de mettre en accord son monde de scientifique et sa foi de chrétien par le biais d’une construction  dynamique. La dynamique dans le domaine scientifique pose peu de problèmes ce qui n’est pas le cas du domaine de la foi. C’est ce qui l’oblige à modifier la notion de création (entre autres). C’est aussi ce qui lui vaut d’être tout d’abord condamné par le Vatican qui  peu à peu pourtant lui offre de vivre une réelle réhabilitation [voir en particulier le cardinal Joseph Ratzinger (La foi chrétienne hier et aujourd’hui ) en 1968 il est vrai] ! Néanmoins cette tentation de replacer science et foi dans une même pensée en mouvement est une vraie recherche d’apaisement entre les deux parties qui s’affrontent depuis « la nuit des temps ». Cette querelle reste d’actualité (Opinion: Science & Religion: A Centuries-old War Rages On, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/42938/title/Opinion–Science—Religion–A-Centuries-old-War-Rages-On/),le conflit ne s’est pas apaisé. Il est vrai que la boite à outils de la science  est de plus en plus fournie et efficace et que la foi repose toujours sur le concept d’une cause première qui se doit d’être non démontrable parce qu’indémontrable. La grande question est donc de savoir si éthique et morale ne peuvent être réalisées qu’au moyen de la croyance en une création divine devenue de ce fait indispensable. Nombreux, pourtant sont ceux qui s’entendent sur le fait que « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » ? Mais à l’évidence il s’agit d’un consensus « mou » qui ne permet pas à ceux qui sont en errance de vivre leur foi dans un monde qui cherche la vérité au moyen de la boite à outils de la science ? Le danger serait d’avoir l’impression que le ressenti du besoin d’un Créateur entre en compétition avec l’accomplissement de la vie bonne selon les anciens ! La faute en revient largement à cette quête de cause première qui fait avancer un homme regardant derrière lui.

Comic strip ….

dimanche, février 15th, 2015

shebanAucune parole dépourvue de sens dans les chansons de Serge Gainsbourg comme en témoignent les suivantes :  » Viens petite fille dans mon comic strip, Viens faire des bulles, viens faire des WIP ! Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP et des ZIP ! SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZZZZ ! Emmanuel Virot et Alexandre Ponomarenko viennent de se pencher sérieusement sur la question (Snap, Crackle, Pop !, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/42152/title/Snap–Crackle–Pop-/,Popcorn: critical temperature, jump and sound, http://rsif.royalsocietypublishing.org/content/12/104/20141247). Si le le lecteur ne saisit pas immédiatement l’universalité de la question, qu’il ait la bonté de se référer non seulement à la conduite du pop corn quand on le chauffe, mais encore au phénomène d’explosion des plantes à fleur et enfin à l’activité musculaire animale. Il ne s’agit pas d’une plaisanterie comme on a l’habitude d’en faire à propos de l’école Polytechnique, la description qui comporte deux étapes : une fracture suivie d’un saut, est on ne peut plus sérieuse. Ne fait-elle pas appel à trois domaines de la science : thermodynamique, biomécanique et acoustique !

Un voeu pieux ?

mercredi, décembre 24th, 2014

langue_babelPour que des périodes de fêtes soient présentes dans tous les domaines, pourquoi ne pas œuvrer pour une abolition des barrières et comme il faut bien en choisir une pour être plus efficace, pourquoi ne pas choisir  celle qui ceinture certains sujets scientifiques, et en premier une barrière linguistique qui semble à la majorité infranchissable  ? C’est le thème de l’éditorial du dernier numéro de Nature Geoscience,  Russia’s scientific legacy (http://www.nature.com/ngeo/journal/v8/n1/full/ngeo2340.html?WT.ec_id=NGEO-201501) qui choisit de restreindre son propos aux sciences de la terre et de l’espace en Russie. Parce qu’aucun domaine de la connaissance ne doit être l’objet d’une exclusion, parce le dialogue est indispensable, parce que la discussion n’est féconde qu’entre personnes opposées mais aussi parce que la science est le domaine de tous, la langue ne doit pas être l’obstacle qui interdit d’approcher ce que l’on croit venu d’ailleurs. Que l’on se rappelle que la Russie parlait au XIX° siècle bien des langues européennes, et que depuis 2007, le cyrillique représente le troisième alphabet officiel de l’Union européenne après le  latin et le grec. L’épistémologie en tant que philosophie des sciences ne peut être que reconnaissante à celui qui lui apporte une nourriture plus exotique épiçant ses plats et flattant son palais. Comme par ailleurs au premier écueil, celui de la langue est venu s’ajouter celui du régime politique, le retard ne risquait pas d’être comblé de si tôt. Il ne semble pas très utile de mettre ses pas dans les empreintes que des contemporains ont déjà faites sur le même chemin autant voyager de concert. On peut penser que les réseaux sociaux scientifiques pourraient constituer un vrai plus en élargissant les ondes de la connaissance. Reste à trouver un support accessible à tous. Et l’on alors tout motif de s’inquiéter, car la tour de Babel a été détruite et l’Espéranto n’a pas tenu ses promesses !