Jean qui rit/Jean qui pleure

Ou encore “Tel qui rit Vendredi, dimanche pleurera”. Point n’est besoin de recourir à ces grands littérateurs que sont Racine ou Voltaire pour que le commun des mortels soit d’accord avec ce qu’ils écrivaient à savoir que l’homme est capable d’exprimer au moins deux sentiments extrêmes que sont joie et peine. L’article, Why faces don’t always tell the truth about feelings (https://www.nature.com/articles/d41586-020-00507-5?utm_source=Nature+Briefing&utm_campaign=af77def3c7-briefing-dy-20200227&utm_medium=email&utm_term=0_c9dfd39373-af77def3c7-43241421 ) en est une illustration qui questionne : existe-t-il une universalité des expressions émotionnelles, et subséquemment qu’en est-il de la réalisation d’un programme de surveillance basé sur la reconnaissance faciale ? Si le second point relève de l’éthique, le premier se réfère au problème général qu’est la communication selon le schéma suivant : émetteur/message/récepteur. Entre le premier et le troisième facteur de la relation la culture est primordiale tandis que le brouillage par différents types de parasites affecte le terme moyen. Ce problème n’étant pas résolu, qu’en est-il du second volet ? Quand on apprend qu’au XIX° siècle Darwin s’était déjà intéréssé à la même problématique on se dit que le temps ne fait rien à l’affaire puisqu’aucun accord n’existe à ce jour entre les différentes équipes qui explorent ce sujet. Il existe pourtant une référence incontestable, celle de Bip, le personnage créé en 1947, par le mime Marcel Marceau, dont le langage corporel n’a jamais été une énigme pour personne.

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