Posts Tagged ‘expression faciale’

Une souris verte !

samedi, avril 4th, 2020
Facial Expressions Decoded in Mice

Si l’on connait depuis le fin du XVII° siècle de nombreuses variantes, esssentiellement finales, à cette comptine enfantine, personne n’a jamais pris en compte ce qu’exprimait la dite souris. Quand “Je la prends par la queue” si l’on en croit l’article, Facial Expressions Decoded in Mice (https://www.the-scientist.com/news-opinion/facial-expressions-decoded-in-mice-67370?utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2020&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=85706789&_hsenc=p2ANqtz-9oazO-L6JBoIRaV-L-4Z2qkH85V4eWNBm37A5JPeBO2k39KzZH23zu-RvgCw1zel9_-Lvw-35MlDFMp3Dm8j5W3_5M4g&_hsmi=85706789), elle ne devrait pas être aussi détendue que lorsqu’elle a plaisir à déguster quelques copeaux de fromage. L’éthologie s’intéresse depuis longtemps au comportements des animaux et l’étude des expressions faciales en fait partie, Charles Darwin en avait déjà fait mention en 1872 (The Expression of the Emotions in Man and Animals) . On connaissait celles des grands singes, plus récemment celles des chiens et des chats, la souris exprime donc également des états émotionnels dont l’étude montre les corrélations avec des circuits neuronaux. Communiquer c’est porter une information à la connaissance de l’autre et ce sont la gestuelle et la voix qui en sont les premiers acteurs. On sait que les animaux, surtout ceux vivant en société, ont la possibilité de s’exprimer en appelant, avertissant leurs congénères. La science a donc mis en évidence l’existence d’un large spectre d’émotions chez la souris qui comporte un versant expressionnel au niveau de sa face et un circuit neuronal qui lui est rattaché. L’animal machine de Descartes n’était pas une machine dépourvu de sensations, mais c’était bien une machine puisque l’auteur interprétait l’action comme n’étant que le résulttat d’une boucle de type stimulus/réflexe. L’étude actuelle prouve bien que la souris peut s’exprimer mais une suite indispensable serait de montrer que la souris qui lui fait face l’a comprise !

Jean qui rit/Jean qui pleure

lundi, mars 2nd, 2020

Ou encore “Tel qui rit Vendredi, dimanche pleurera”. Point n’est besoin de recourir à ces grands littérateurs que sont Racine ou Voltaire pour que le commun des mortels soit d’accord avec ce qu’ils écrivaient à savoir que l’homme est capable d’exprimer au moins deux sentiments extrêmes que sont joie et peine. L’article, Why faces don’t always tell the truth about feelings (https://www.nature.com/articles/d41586-020-00507-5?utm_source=Nature+Briefing&utm_campaign=af77def3c7-briefing-dy-20200227&utm_medium=email&utm_term=0_c9dfd39373-af77def3c7-43241421 ) en est une illustration qui questionne : existe-t-il une universalité des expressions émotionnelles, et subséquemment qu’en est-il de la réalisation d’un programme de surveillance basé sur la reconnaissance faciale ? Si le second point relève de l’éthique, le premier se réfère au problème général qu’est la communication selon le schéma suivant : émetteur/message/récepteur. Entre le premier et le troisième facteur de la relation la culture est primordiale tandis que le brouillage par différents types de parasites affecte le terme moyen. Ce problème n’étant pas résolu, qu’en est-il du second volet ? Quand on apprend qu’au XIX° siècle Darwin s’était déjà intéréssé à la même problématique on se dit que le temps ne fait rien à l’affaire puisqu’aucun accord n’existe à ce jour entre les différentes équipes qui explorent ce sujet. Il existe pourtant une référence incontestable, celle de Bip, le personnage créé en 1947, par le mime Marcel Marceau, dont le langage corporel n’a jamais été une énigme pour personne.