Espèce, vous avez dit espèce ?

Parce que le terme de spécisme est aujourd’hui employé dans mille et une occasions, il peut être bon de revenir sur le concept d’espèce. Le dictionnaire de l’Académie Française définit l’espèce comme : “Unité de classification groupant les êtres vivants qui ont les mêmes caractères morphologiques, histologiques, cytologiques, sont féconds entre eux et présentent des comportements communs.” Ce que l’on exprime également de la façon suivante par :ensemble des individus au génotype (l’ensemble des gènes) et phénotype (l’expression des gènes) suffisamment semblables pour pouvoir se reproduire entre eux et avoir une descendance viable et féconde dans un milieu naturel.“. Le concept biologique premier repose sur l’isolement reproductif auquel s’ajoute celui de viabilité du produit de la conception. Lorsque surgit l’antispécisme philosophique et moral dans les années 1970, il n’était question que de la vision et du traitement que l’homme se devait de porter sur le règne animal et ses individus. Mais aujourd’hui c’est la définition même d’espèce qui agite le milieu des scientifiques animaliers :What defines a species? Inside the fierce debate that’s rocking biology to its core. Il semble bien qu’il faille reprendre le ménage qu’avait fait Carl von Linné à partir de ses études sur les plantes dès 1732. Les classifications encore en honneur ne sont pas exemptes d’exceptions et de nombreuses hybridations existent de par le monde. Si l’on peut se poser la question du bien fondé d’une classification rigoureuse, car son absence n’interdit pas les études, il n’en reste pas moins vrai qu’elle est nécessaire à la théorie de l’évolution et a sa part dans le dénombrement et la protection des espèces en voie de disparition. Les outils actuels d’études rendent en fait plus difficile une définition univoque : l’amélioration technique n’est pas synonyme de simplification. Il faut savoir ne pas parler impunément de biodiversité !

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