On a su depuis longtemps, mais sans en comprendre le processus, qu’un premier contact avec certaines maladies évitait qu’une personne soit touchée deux fois par la même affection. Toujours sans plus d’explication, au XVIIIème siècle pour la première fois, on pratiqua sur plusieurs individus d’une même société une variolisation en mettant en contact un sujet sain avec le pus des pustules de la variole d’une vache : c’était la naissance officielle de la vaccination (variola vaccīna). Les fées semblaient bien s’être penchées sur cet acte de médecine préventive car son futur devait montrer toute sa richesse au fil des siècles. Mais, peu à peu, peut-être du fait même de cette richesse, le doute s’insinua faisant le lit du complot, attirant toujours plus d’individus, nécessairement éclairés, vers le côté noir de la force … A tel point qu’il ne se trouvent dans le monde des groupes persuadés de l’inefficacité au mieux, du danger au pire de cette pratique. On ne peut choisir de meilleur moment pour apprécier l’article Vaccine-carrying mosquitoes inoculate bats, puisqu’il ne s’agit ni plus ni moins que de vacciner non pas l’humain mais le vecteur de la maladie envers l’homme. Mais avant même que d’institutionaliser la vaccination des chauves-souris, un vrai problème se pose quant à la méthode elle-même. Le moustique modifié n’a pas pour unique but de ne piquer que les chauves-souris ! Et par ailleurs comment vacciner tous ces chiroptères dont certains sont certainement porteurs des virus incriminés ! On peut sans trop faire d’erreur considérer qu’il s’agit d’une étude préliminaire !
Posts Tagged ‘chauve souris’
Les enfants de Jenner
dimanche, mars 15th, 2026Mauvaise presse
vendredi, juin 16th, 2017
Côté pile, la bonne fortune, côté face, le mauvais sort, la chauve souris n’a jamais laissé l’homme indifférent. Lorsqu’il en enfile la combinaison, Batman est un sauveur de l’humanité, quand il ne sort que la nuit dans le vol bruyant de sa cape noire, le vampire terrorise et se multiplie. Ainsi les chiroptères (macro et micro) sont-ils à la fois, protégés du fait de leur rôle de pollinisateur et de prédateurs d’insectes divers et variés, tandis que dans le même temps on les sait vecteurs de différentes zoonoses, comme celles dues au virus Ebola, au virus de la rage , mais aussi de mycose pulmonaire comme l’histoplasmose. Aujourd’hui ce mammifère est également connu pour être un réservoir de coronavirus mortels (SRARS en 2002, MERS en 2012) (Bats are global reservoir for deadly coronaviruses, (http://www.nature.com/news/bats-are-global-reservoir-for-deadly-coronaviruses-1.22137?WT.ec_id=NATURE-20170615&spMailingID=54279477&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1182429907&spReportId=MTE4MjQyOTkwNwS2). Existe-t-il encore un intérêt quelconque à étudier les chauves souris et leurs virus ? La réponse est OUI, dans la mesure où plusieurs interrogations persistent (Les infections à coronavirus, à SRAS-CoV et à MERS-CoV, https://www.inserm.fr/thematiques/immunologie-inflammation-infectiologie-et-microbiologie/dossiers-d-information/les-infections-a-coronavirus-a-sras-cov-et-a-mers-cov), en particulier parce que les animaux vecteurs et les possibles passages humains ne sont pas encore parfaitement établis. Aussi dans le but de pratiquer une médecine préventive efficace est-il indispensable de connaître les animaux vecteurs et leurs hôtes, la répartition des premiers et leurs cheminements ce qui permettrait de proposer des lieux pour une possible émergence de la maladie. Ne vaut-il pas mieux prévenir que guérir ? Quoiqu’il en soit ce ne sont pas les coronavirus qui redoreront le blason de la chauve souris !
Alexander Graham Bell et les chauves souris
dimanche, octobre 20th, 2013
Alexander Graham Bell peut-il être réellement considéré comme l’inventeur du téléphone ? On pourrait se poser la question à la lecture d’un article paru dans Science, Bats use ear trumpets for social calls, (http://www.nature.com/news/bats-use-ear-trumpets-for-social-calls-1.13960). Il se pourrait que la forme en conque des feuilles dans lesquelles elles se logent permette une amplification des sons émis de l’extérieur tandis que ceux émis de l’intérieur ne seraient pas modifiés selon la même échelle d’intensité. On pourrait donc imaginer que cette amplification représente une amélioration dans les échanges venant de l’extérieur donc dans la vie sociétale de la chauve souris. Le hic c’est que les feuilles ne pouvant conserver leur forme au delà de vingt quatre heures, les locataires doivent changer d’habitat tous les jours. Et puis surtout, l’interprétation de l’homme peut-elle recouvrir l’intentionnalité d’une chauve souris en ce qui concerne les rapports avec ses congénères ?
