Au premier, la liberté, au second la rigueur. S’il existe des codes pour chacun des domaines dans lesquels l’homme exerce ses activités artistiques, chacun sait que ceux-ci sont régulièrement ignorés pour être remplacés par d’autres. De même que si la science ne peut s’abstraire de la rigueur, elle peut aussi avoir comme point de départ une intuition, une démarche apparemment dépourvue de toute rationalité. Deux articles sembleraient pouvoir démontrer la proximité/continuité de ces deux activités humaines (A Rare Glimpse into the Artistic World of Eminent Scientists, Genome Music: Rare Disease Sequences Turn Into Songs). Dans le premier, ce sont d’éminents scientifiques qui apparaissent comme une nouvelle espèce de cyborgs, n’inspirant aucune peur mais plutôt un sentiment de poésie contrôlée tendue vers l’efficacité pratique, parce que la recherche ne va pas sans un départ hors des sentiers battus. Mais ce qui est plus inattendu, comme le rapporte le second article, c’est la transposition à laquelle certains d’entre eux se sont adonnés Faire d’un code génétique les gammes d’une nouvelle composition musicale ! Le but en est encore plus surprenant ! Faire passer un message : accéder à un dysfonctionnement de la nature pour le faire connaître/reconnaître. Faire qu’une maladie orpheline ne le soit plus. Quel beau message !
