Juger la valeur d’un résultat

Définie par le physiologiste français Claude Bernard dans son ouvrage majeur Introduction à l’étude de la médecine expérimentale (1865), la méthode expérimentale repose sur un va-et-vient constant entre la raison et les faits. Elle s’articule autour de quatre étapes fondamentales : l’observation, l’hypothèse, l’expérience et la contre-épreuve. L’étude des résultats vient conclure la démarche. L’observation première a toujours été fondatrice puisqu’elle questionne, c’est ensuite qu’il est indispensable de définir un chemin qui évite ornières et culs de sac à celui qui cherche à comprendre. L’hypothèse explore les causes putatives et l’expérience en reproduisant les possibilités transforme le virtuel en réel. Mais une catastrophe n’est jamais à exclure : la réalité n’est pas inscrite au programme et l’hypothèse tombe à l’eau ! Que faire quand le résultat, car il y a toujours un résultat, n’est pas celui attendu :Does Publishing Negative Data Matter?. Si l’on pose la question de savoir s’il faut publier les résultats négatifs, il ne faudrait pas négliger celle qui explore le concept de résultat négatif. Car le résultat négatif n’est pas absence de résultat, mais simplement une infirmation dont on ne peut négliger qu’elle ait toute son importance. On peut même affirmer sans réserve que la publication de résultats « dits » négatifs s’inscrit dans une démarche altruiste, une démarche éminemment scientifique. Ainsi donc, le terme de résultat négatif doit-il être banni à tout jamais !

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