Il n’est pas anormal de penser qu’un système vivant possède la faculté de se protéger dans la mesure où il est soumis à des agressions multiples et en tous genres dont on imagine souvent, mais peut-être à tort, qu’elles ont pour rôle l’élimination du dit système. Si l’homme ne maitrise pas encore totalement ses défenses bien qu’elles soient aussi anciennes que lui, il n’est pas le seul à en éprouver le besoin voire la nécessité. Deux articles récents explorent ce concept de protection appliqué l’un au règne végétal l’autre à la mère universelle, la terre elle-même. En ce qui concerne le premier, les avis seraient partagés et discutés (At high noon, plants apply a condensate sunscreen) dans la mesure où l’interprétation proposée pourrait être fausse parce que trop anthropomorphique, un défaut dont l’homme ne pourra jamais se dessaisir quand il n’a pas d’autre explication rationnelle. En réalité il existe bien une photo acclimatation, mais les acteurs en sont largement inconnus et la plante ne dispose très probablement pas (https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/pce.12856 ) d’une couche de condensation pour se protéger du soleil ! Par contre, la terre, Gaïa, entité vivante reconnue comme telle depuis la nuit des temps est réellement à même de se protéger (The crusty coating that protects deserts) : c’est la « biocroute », la bien nommée. Parmi ses multiples rôles , la lutte contre l’érosion et surtout (aurait-on envie de dire), la conservation et la dynamique de la vie elle-même. Ainsi, la renaissance est-elle au rendez-vous de chaque pluie bienfaitrice, sans que l’homme y participe d’une quelconque façon !
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