L’immuabilité n’est pas de ce monde !

Il n’est pas impossible que la transformation d’un temps circulaire en un temps linéaire ait été une des conditions indispensable à la mise en place progressive de la théorie de l’évolution. Deux bretteurs s’affirmèrent contre la théorie du fixisme, Jean Baptiste de Lamarck s’appuyant sur le transformisme et Charles Darwin sur l’évolutionnisme. Il manqua à ce dernier, la possibilité d’expliquer les mécanismes que la génétique pu prendre en charge quelques décennies plus tard.   Mais à ceux qui pensèrent alors que la boucle était bouclée, manquait un nouveau concept, celui de l’épigénétique. Si on peut voir une expression du  fatum dans la transmission génétique de parent à enfant, l’expérience prouve que leur expression ne suit pas la même transmissibilité. C’est alors que survient l’épigénétique qui sans modifier le patrimoine génétique introduit des modifications qui peuvent être transitoires, pérennes, transmissibles ou non ! Parce qu’elle  peut être d’origine accidentelle ou environnementale, l’exploration de son/ses domaine(s) est particulièrement ardue et ses frontières restent à délimiter comme en témoigne cet article récent : Opinion: The New Frontiers of Epigenetics (https://www.the-scientist.com/news-opinion/opinion–the-new-frontiers-of-epigenetics-65076). Si les nouvelles techniques constituent une avancée réelle dans le domaine médical avec un certain degré de certitude il n’en est pas de même dans le domaine sociétal qui englobe l’environnement dans son ensemble. S’il ne s’agit pas d’un parfait “trait pour trait”, il existe bel et bien un air de ressemblance avec le naturalisme de la fin du XIX° siècle quand Zola tentait d’expliquer l’importance du milieu sur le comportement.  Après la génétique, l’épigénétique, quelle sera la prochaine étape, celle qui expliquera la liberté du comportement humain ?

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