Posts Tagged ‘comportement’

Ami, ami !

vendredi, janvier 22nd, 2016

5570005-Mains-de-l-homme-et-le-singe-de-jonction-Mixed-Breed-entre-Chimpanz-et-Bonobo-20-ans-devant-un-fond--Banque-d'imagesOn connaît l’adage selon lequel il faut savoir choisir entre “Boire ou conduire”, peut-être ne serait-il pas non plus inutile d’en envisager un autre. Il ne s’agit en fait que d’une toute petite conséquence de la vie en société. Deux études récentes posent une question dans le cadre de la société des chimpanzés,  Chimpanzees Trust Their Friends (http://www.cell.com/current-biology/abstract/S0960-9822(15)01431-1) et Chimps Share Microbes When Socializing (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/45090/title/Chimps-Share-Microbes-When-Socializing/) ; ce que l’on pourrait aussi résumer par : la confiance et le germe ! La cause première, sans laquelle la question n’aurait même aucune raison d’être posée,  c’est donc le fait (prouvé) que le chimpanzé construit des relations de confiance inter individu, créant de ce fait deux domaines qui ne s’interpénètrent pas, puisque des échanges se font dans le premier pas dans le second. Mais si échanges il y a, il sont schématiquement de deux types : matériels et non matériels. C’est le premier qu’il convient d’envisager sans pour autant négliger le fait que des chimpanzés savent construire autour d’eux un espace particulier  où se reconnaissent ceux qui s’apprécient. Donc, reconnaître son ami amène à manifester certains signes qui passent plus ou moins par le contact physique et c’est à ce niveau que se font certains échanges comme par exemple des échanges de germes. Comme le souligne le premier article et c’est ce qui est “extraordinaire” c’est que le chimpanzé comme l’homme (à moins que ce ne soit, l’homme comme le chimpanzé : évolution vous avez dit évolution !) accepte d’encourir un refus lorsqu’il est dans la démarche d’établir un lien de confiance avec l’autre, ce qui amène à considérer qu’un microbiome échangé  entre “copains  et de ce fait devenu comparable, n’a plus qu’une valeur anecdotique !

Il vaudrait mieux penser à tout !

mardi, décembre 2nd, 2014

524ad51eddc18Ce n’est pas parce que c ‘est plus  facile  d’utiliser un petit animal de laboratoire, telle la souris, qu’il faut oublier un minimum de précautions. Au fil des expérimentations, des années et des techniques il est devenu évident que le stress faisait partie intégrante du ressenti de l’animal. On en conviendra facilement, l’environnement laboratoire ne constitue pas plus pour l’animal que pour l’homme un cocon de douceur et d’affection. Sans vouloir faire preuve d’une tendresse excessive il n’est pas anodin d’agir envers l’animal selon des règles de bonne conduite. Si les défenseurs des animaux ont établi une charte en ce sens, si l’Assemblée a adopté (octobre 2014)  une disposition qui reconnaît aux animaux la qualité symbolique «d’êtres vivants doués de sensibilité», il existe aussi une façon à la fois plus pragmatique et plus hypocrite de s’intéresser à ce problème. Ne pas tenir compte de ces recommandations, peut provoquer des erreurs dans les résultats obtenus (Mouse Traps, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/41269/title/Mouse-Traps/) ! Enfer et damnation, un article pourrait se voir refuser la publication pour cause de faux résultats à mettre sur le compte du comportement de l’expérimentateur et non sur la conduite de son protocole ! Mieux vaut donc prendre en considération ces petits compagnons de recherche car l’impact est lourd de conséquences d’autant que les facteurs à prendre en ligne de compte sont nombreux. Ainsi a-t-il été édité un  ensemble de recommandations sous le titre de The ARRIVE  (Guidelines  Animal Research: Reporting of In Vivo Experiments, 20-item checklist) qu’il serait bon que chaque expérimentateur garde en mémoire pour l’appliquer. Il ne faut surtout pas croire que l’étude comportementale de la souris soit beaucoup plus simple que celle de l’homme !