Douter, il en restera toujours quelque chose !

Le théorème de Bayes - Mathemathieu

Comment le monde des probabilités est-il contingent de la société ? Comment aujourd’hui la gestion d’une crise sanitaire par un nouveau virus dont on ne sait donc nécessairement rien se satisfait-elle de probabilités ? La réponse est simple et brève ” Elle ne s’en satisfait pas”. La société française n’a-t-elle pas inscrit dans sa constitution, Le principe de précaution, qui peut se résumer à l’injonction suivante : prudence dans l’action par rapport aux risques potentiels. Aristote déjà avait différencié “… les évènements nécessaires qui doivent se produire ou très fréquemment, des évènements fortuits, accidentels ou contingents qui peuvent se produire ou non…”. D’où cette question qui donc ne date pas d’hier : Que faire quand on ne sait pas ? Interroger la pythie, s’en remettre aux haruspices, modéliser, car on s’agenouille devant la certitude qui clot le débat tandis qu’on voue aux gémonies le doute qui le permet. C’est alors que la solution s’impose : jouer au poker (What the world needs now: lessons from a poker player) ! Savoir combiner recueil puis interprétation des informations en acceptant la participation du hasard pour l’inclure semble aujourd’hui une équation impossible à résoudre. S’il n’est pas évident d’être au courant des différences entre statistiques fréquentistes et statistiques bayésiennes (http://www.jybaudot.fr/Probas/bayes.html) pour parfaitement les manipuler, il n’est pas inutile de réintégrer dans l’apprentissage scolaire (?) la différence entre le doute destructeur opposé à la valeur incomparable du doute constructif.

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