Posts Tagged ‘biosphère’

Être ou ne pas être intelligent ?

dimanche, mars 6th, 2022
Mythologie grecque: Gaïa

Probablement LA question à se poser et à poser aux représentants écologiques qui oeuvrent pour la bien être de leur habitat terrestre puisque selon les auteurs de l’article Scientists say planetary intelligence is real, but Earth doesn’t qualify yet, l’intelligence serait planétaire. Malheureusement la terre n’ayant pas encore atteint ce statut ! on se pose la question de savoir « qu’est donc l’intelligence planétaire » ? Chacun croit pouvoir donner une définition de l’intelligence : aptitude d’un être humain à s’adapter à une situation, à choisir des moyens d’action en fonction des circonstances. Mais aujourd’hui on sait que l’être humain n’est pas le seul « vivant » apte à répondre de façon adaptée à une situation à laquelle il peut se trouver confronté à un moment donné de son existence. Le règne animal est en tout autant capable, et il en est de même pour le règne végétal. C’est alors que les anciens peuvent encore venir en aide si l’humanité adhère à leur concept de GaÏa. Gaïa enfanta seule plusieurs divinités parmi lesquelles Ouranos avec qui elle en enfanta d’autres dont quelques célèbres monstres. Elle même se trouvait être une divinité chtonienne, référence à la terre et au monde souterrain. Il existait donc dans la théogonie grecque du VIIIème siècle av. J.-C l’idée que les divinités planétaires interagissaient selon des actions coordonnées avec le mode dans lequel elles vivaient. Aujourd’hui, en développant un schéma comparable, les planètes seraient en mesure d’interagir avec les milieux écologiques qui s’y sont développés en tenant compte de deux domaines : la biosphère et la technosphère, chacune passant de l’état immature à l’état mature. Et la terre en est encore loin, puisque selon les auteurs, la Terre serait bloquée à l’état de biosphère mature/technosphère immature ! Mais à quoi pensent donc les écologistes quand ils ne parlent que de la biosphère sans tenir compte d’une technosphère qui n’a pas encore atteint le niveau requis ! Sont-ils bien au fait de ce dont ils parlent ?

« Voyage au centre de la terre »

jeudi, octobre 18th, 2018

L’édition originale de l’œuvre de Jules Verne, Voyage au centre de la terre par Pierre Jules Hetzel , parait le 25 novembre 1864 en un volume in-18. La traduction d’un message codé par un professeur de minéralogie aidé de son neveu, va conduire les deux aventuriers à découvrir pour le parcourir un monde souterrain inconnu. Jules Verne fut coutumier du fait puisque l’éditeur créa à son propos la collection des Voyages extraordinaires dont les versions de luxe se paraient de gravures en noir et blanc, œuvres d’artistes différents. Cent cinquante quatre ans plus tard, l’homme continue d’explorer les mondes qui lui sont inconnus qu’ils soient souterrains ou célestes. En témoignent : Life Thrives Within the Earth’s Crust (https://www.the-scientist.com/features/life-thrives-within-the-earths-crust-64805) augmentée d’une Video: How Deep Have We Drilled? (https://www.the-scientist.com/multimedia/video–how-deep-have-we-drilled–64884). Quarante ans plus tôt, Champollion s’était illustré en publiant  son Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens et il n’est pas impossible que le parchemin codé initial n’en soit une réminiscence mais l’œuvre de Jules Vernes s’inscrit totalement dans ce XIX° siècle féru des beautés de la science et de la grandeur de ceux qui la pratiquent, à la base du développement du positivisme philosophique.  Mais faut-il s’en réjouir ou le déplorer, fondamentalement la quête reste  la même au fil des âges : l’origine de la vie et de ses multiples expressions. Si l’on sait que certains voyages imaginés ne sont pas (encore/jamais ?) possibles, la technicité en autorise d’autres tout aussi instructifs et l’on aurait envie de s’imaginer plus proche de l’extrémité du tunnel.