Posts Tagged ‘cerveau’

Docilité animale

samedi, février 5th, 2022
fable Jean de La Fontaine : le loup et le chien

C’est probablement vers quatre mille ans av. J.-C que le chat fut domestiqué en Égypte. Gracieux et indépendant il fut non seulement apprécié comme animal de compagnie mais encore joua un rôle protecteur qui le mena jusqu’à, récompense suprême, devenir incarnation de la déesse Bastet. Malheureusement il devient animal du diable et des sorcières au Moyen Age, et s’il est noir son espérance de vie s’en trouve considérablement raccourcie. Quoiqu’il en soit, les chats sont toujours là, et loin d’avoir disparu ils ont fait la notoriété d’un certain nombre d’artistes plus ou moins sérieux comme ces chansonniers et leur célèbre cabaret du Chat Noir. Et pourtant avoir recouvré un statut particulièrement enviable n’a pas donné à cet animal “la grosse tête”. En effet il semble bien au contraire que celle ci diminue , phénomène allant de paire avec une diminution de taille du cerveau qu’elle renferme ( Cat brains are shrinking, and it’s all humans’ fault). A qui la faute ? Comme pour le désordres climatiques, un seul responsable est à montrer du doigt : l’homme. Cette réduction du volume du cerveau n’est pas réservée à la famille des félidés, sous espèce Felis silvetris : elle est constatée chez les animaux domestiqués en général. Mais pourquoi s’inquiéter puisque la docilité est à ce prix ? Le problème viendrait de ce que toute hybridation entre espèce sauvage et espèce domestiquée se ferait en faveur de l’animal domestiqué. Le processus de disparition des espèces comporte également le volet disparition des espèces sauvages au profit des espèces domestiquées. Bienvenue au monde aseptisé de la cancel culture. Le loup de Jean de La Fontaine avait choisi de fuir la domestication du chien parce qu’il savait ce qui l’attendait !

Mais pas que …

dimanche, novembre 21st, 2021
🤓 L'intelligence du Blob (Partie 1) - Bioinspi | Podcast avec Acast

Le blob, organisme unicellulaire ni animal ni végétal, pourrait aisément passer pour une entité pensante dès qu’on lui attribue quelques qualités en usant du vocabulaire anthropomorphe dont raffole cette société qui l’admire. Ainsi est-il capable d’apprendre et de transmettre ses connaissances à d’autres blobs voisins ! Et pourtant personne n’ignore qu’il est dépourvu du moindre gramme de cerveau. De là à imaginer que le cerveau n’est en rien indispensable à tout le moins pour apprendre et transmettre il n’y a qu’un petit pas. Mais que serait ce cerveau livré à lui-même, dépourvu de ses connexions, de toutes ces liaisons avec l’extérieur tout autant qu’avec l’intérieur, émettrices tout autant que réceptrices ? De ce fait qualifié par certains de Boîte noire, cet organe reste un mystère aux confins de la morphologie macroscopique et microscopique, de la biochimie et de la biologie moléculaire, tout autant que de l’imagerie. Or le blob est capable de certaines des fonctions qu’on lui attribue, ce qui pose la question de savoir si le cerveau doit toujours être considéré comme l’indispensable TOUT. Le livre d’Antonio Damasio,Feeling & knowing: Making minds conscious dont il est fait un court rapport (Being, Feeling, and Knowing: Our Path to Consciousness) devrait apporter quelques éléments de réflexion dans la mesure où sans démystifier l’organe en tant que tel, il le replace dans une dimension spatio-temporelle qui peut expliquer l’acquisition depuis la simple conscience d’être à la connaissance. L’être nait à la conscience qu’il est, et acquiert la faculté d’envisager son intériorité dans l’extériorité de son environnement. Dès lors les termes utilisés pour les qualités du blob, apprentissage et de transmission, ne devraient-ils pas être accompagnés de certaines précisions ?

Défectuosité

mercredi, juillet 7th, 2021
Illusion d'optique ... pour vérifier l'activité du cerveau !

Pour atteindre la paix de l’âme, jusqu’à “l’ataraxie” des anciens, plusieurs chemins ont été empruntés et le sont encore. Le septique compare et questionne, le stoïcien accepte le moment comme il se présente et l’épicurien satisfait ses désirs naturels, à condition qu’ils soient nécessaires. Thomas le didyme appartient à une autre famille, celle qui ne croit que ce qu’elle voit et c’est là que réside le problème. Faire confiance à l’un de ses cinq sens et se priver de l’apport du moindre raisonnement peut être lourd de conséquences. Ainsi la vision est-elle une grande pourvoyeuse d’erreurs quand c’est le cerveau lui-même qui ne répond pas présent pour rétablir la vérité. Que celui qui n’a pas “vu” les rayons lumineux du soleil traversant les nuages se fasse connaître (A new type of optical illusion tricks the brain into seeing dazzling rays). L’image de l’objet regardé lorsqu’elle se forme sur la rétine, est une image inversée, mais le cerveau la redresse. Il existe pourtant des situations où c’est bien lui qui induit en erreur le spectateur. Si les rayons du soleil traversant les nuages forment bel et bien des faisceaux lumineux, l’étoile scintillante elle, est bel et bien une illusion d’optique dont le cerveau est le responsable. Comme l’écrit l’auteur de l’article, le cerveau reconstruit le monde ! Sur quelles données s’appuie-t-il pour établir des lignes en reliant des points ? Cette capacité est-elle innée ou bien s’acquiert-elle avec la confrontation entre la perception visuelle et la connaissance puis la reconnaissance des objets du monde ? En d’autres termes, que sont les illusions sinon des constructions du cerveau non pas ex nihilo, mais bien “ex aliquo“. Parce que le cerveau cherche à mettre du sens, parce qu’il n’accepte pas l’absence de sens, il va toujours tenter de redonner sens. Il existerait dés lors une possibilité de le tromper que l’on pourrait peut être utiliser pour remédier à certaines anomalies de perception.

Peut-on le dire ?

jeudi, avril 8th, 2021
Sigmund freud images vectorielles, Sigmund freud vecteurs libres de droits  | Depositphotos

Au début furent les sexes masculin et féminin selon l’ordre chronologique biblique, féminin et masculin selon l’ordre alphabétique. Il existe également des différences macroscopiques comme le morphotype et des différences microscopiques comme la carte chromosomique. Il existe des ambiguïtés qui peuvent également être macroscopiques ou microscopiques, naturelles ou artificielles. Puis se révéla le genre qui entretient avec le sexe des rapports qui ressemblent fort à ceux qu’entretiennent l’inné et l’acquis. D’un système binaire la société a évolué vers un système dont on ne sait pas s’il est ternaire, quinaire ou sénaire. Quoiqu’il en soit, non seulement la simplicité n’est plus de ce monde mais encore il est très mal venu de vouloir y revenir. Or en ces temps d’épreuves dont l’ignorance n’est pas la moindre, plusieurs articles semblent faire preuve d’un malin plaisir en appuyant là où ça fait mal, à savoir en se concentrant sur le système binaire qui convenait assez bien à nos ancêtres. Voici simplement deux domaines dans lesquels les différences suivent le sexe chromosomique, les réponses immunitaires : Covid 19, sexe, hormones et immunité (https://www.jim.fr/e-docs/covid_19_sexe_hormones_et_immunite_186943/document_actu_med.phtml), Sex Differences in Immune Responses to Viral Infection (https://www.the-scientist.com/features/sex-differences-in-immune-responses-to-viral-infection-68466), schématiquement la neuropsychiatrie : Genetic Variants Tied to Sex Differences in Psychiatric Disorders (https://www.the-scientist.com/news-opinion/genetic-variants-tied-to-sex-differences-in-psychiatric-disorders-68624), voire même le cerveau, thème largement débattu depuis des siècles, Sex differencies in the brain( https://www.the-scientist.com/features/sex-differences-in-the-brain-34758). LA question est donc de savoir, si l’on est toujours en droit de lire ces articles, si l’on est en droit d’en parler et si les auteurs ne risquent pas la mise à l’index !

Dormez, je le veux !

dimanche, juin 7th, 2020
Le sommeil, c'est aussi la santé - Essentiel Santé Magazine

Le sommeil est un état suffisamment intrigant pour qu’il questionne depuis l’antiquité.Parfois qualifié de “petite mort” on lui reconnait depuis lontenps déjà plusieurs phases qui ont dû attendre le début du XXème siècle pour que l’EEG (électroencéphalogramme) encore jeune à l’époque explicite différentes ondes dites de sommeil. Depuis un petit siècle c’est la neurophysiologie qui cherche à prouver qu’il existe des systèmes d’activation et d’inhibition, des cellules, des substances secrétées. Ce qu’elle a démontré et qui est une vérité, c’est que l’absence de sommeil n’est pas à recommander, mais pourquoi ? Une nouvelle étude apporte des idées nouvelles et intéressantes How lack of sleep kills puisqu’elles abandonnent le cerveau pour lui préférer le tube digestif ! L’homme a instituer une hierarchie des organes : ainsi le cerveau s’est-il retrouvé au sommet de l’échelle tandis que le tube digestif avait position de vassal. N’est-ce pas curieux ? Cet a priori est-il a mettre sur le compte de l’absence fondamentale du sentiment d’égalité de chacun vis à vis de l’autre ou sur la présence fondamentale du sentiment de supériorité de chacun vis à vis de l’autre ? Pourquoi avoir imaginer qu’il existe nécessairement un chef d’orchestre sans lequel il n’est pas de concert réussi. Si le doute est fondateur, le cartésianisme est néamoins réducteur : on ne remonte jamais à l’identique ce que l’on a démonté tant il est difficile de recréer l’harmonie du tout initial !

J’ai la mémoire qui flanche

mardi, mai 12th, 2020
Marie Helène RIAMON à la mémoire courte ! - roannepassionnement

Longtemps considéré comme un organe totalement dépourvu de tout renouvellement cellulaire, le cerveau a récemment changé de camp et se retrouve comme (pratiquement) tous les autres, fier de montrer qu’il existe une zone plus particulièrement dédiée à cet effet. Ce ne fut pas sans mal effectivement que put être démontrée la présence d’une neurogenèse dans le cerveau humain adulte (Neurogenèse adulte chez l’humain : la fin d’une polémique ?, https://lejournal.cnrs.fr/nos-blogs/aux-frontieres-du-cerveau/neurogenese-adulte-chez-lhumain-la-fin-dune-polemique-0) localisée au gyrus denté de l’hippocampe. On sait par ailleurs depuis beaucoup plus longtemps (Rudolf Virchow, 1846) qu’il existe une population cellulaire dite gliale (glie pour glue pour colle ! ) comportant elle-même deux types que leur taille fit tout d’abord distinguer au temps de la morphologie : certaines sont de grande taille, c’est la macroglie, d’autres de petite, c’est la microglie, jusque là tout est parfaitement logique. Mais les petites n’appartiennent pas à la famille des grandes car se sont des macrophages. Aujourd’hui parmi les acteurs en présence, on choisira des neurones qui se renouvellent et des cellules qui n’en sont pas mais qui vivent à côté. Pour faire bonne mesure on se posera la question de savoir s’il ne pourrait pas exister “quelque chose” entre la matérialité des cellules et la virtualité de la mémoire. En d’autres termes peut-on adosser la mémoire à des cellules ? Réponse :How Immune Cells Make the Brain Forget. Parce que se sont des macrophages ces cellules seraient en capacité de “grignoter” certains souvenirs ! Mais la neurogenèse elle même ne serait pas exempte d’implication dans ces phénomènes d’oubli (What Do New Neurons in the Brains of Adults Actually Do?). Il est vrai que la mémoire est complexe et puisqu’il existe des mémoires, pourquoi ne pas effacer de plusieurs façons !

C’était donc vrai !

dimanche, avril 12th, 2020
La ruche parrainée

Aphrodite et Hermès auront un enfant, il s’appellera … Hermaphrodite ! Si cet état est fréquent dans le monde végétal, il l’est moins dans le monde animal. Ceci étant, il existe plusieurs types d’hermaphrodismes puisque ces deux états peuvent être soit successifs soit simultanés. Le poisson clown, bien connu des enfants depuis Le monde de Némo, appartient au premier, l’escargot mieux connu des jardiniers appartient au second. Auquel de ces deux exemples appartient la Megalopta amoena ? Selon Ovide, qui ne connaissait pas cet hyménoptère, c’est parce que la naïade Salmacis voulu s’unir à Hermaphrodite, mais sans son accord que les dieux sur la prière de la première procédèrent à une union tout a fait originale ! Ainsi ce nouvel être devint-il possesseur conjointement des attributs externes de la virilité et de la féminité. Pour Megalopta amoena c’est un peu différent mais sans l’être complétement (Découverte d’une abeille qui a une moitié du corps mâle et l’autre femelle, https://dailygeekshow.com/abeille-gynandromorphisme/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2020-04-10, The first gynandromorph of the Neotropical bee Megalopta amoena (Spinola, 1853) (Halictidae) with notes on its circadian rhythm, https://jhr.pensoft.net/article/47828/element/4/415//). Ce type d’abeille, décrit et classé par Spinola en 1851, habite le Brésil et le Panama ; peu représentée elle n’avait jusqu’à présent pas été étudiée de son vivant. Elle présente donc un hémi corps male et un hémi corps femelle. Bien que le cerveau n’ait pas été disséqué et que l’observation se résume à un seul sujet (on connait l’importance de l’échantillonage ! ), ce qui est plus fascinant que l’aspect en lui-même c’est son comportement et donc les voies de signalisation au niveau de son cerveau, l’étude portant ici sur le rythme circadien. La question est la suivante : que ferait un cerveau divisé bilatéralement dans le cas d’une signalisation sexospécifique conflictuelle ?

A l’intérieur par l’intérieur

lundi, mai 6th, 2019

Boîte plus si noire que ça, le cerveau de l’homme comme celui de l’animal était resté un mystère malgré les avancées de la technique. Cette condition est en train de changer comme le démontrent les publications ci-dessous et le chemin emprunté a peu de chances de revenir en arrière ! Que l’on y réfléchisse(Cerebral Inception,
https://www.the-scientist.com/editorial/cerebral-inception-65757), que l’on expérimente (Building a Silicon Brain,
https://www.the-scientist.com/features/building-a-silicon-brain-65738 ), que l’on conceptualise (Infographic: Brain-Like Computers Provide More Computer Power,
https://www.the-scientist.com/infographics/infographic–brain-like-computers-provide-more-computer-power-65799 ) tout porte à prédire longue vie à la puce neuromorphique. Il faut avoir conscience que l’on vit probablement aujourd’hui une révolution scientifique comparable à celle que Claude Bernard a conceptualisée en 1865 dans l’Introduction à l’étude de la médecine expérimentale. La démarche scientifique qui a déjà vu le passage du in vitro au in vivo,  remplace aujourd’hui la puce informatique par la puce neuromorphique dont une des caractéristiques concerne les pics d’énergie qui sont l’équivalent des PA (potentiel d’action) des neurones biologiques. Les espoirs sont immenses concernant des mécanismes physiologies cérébraux comme l’apprentissage ou la mémorisation. Contrairement à l’affirmation selon laquelle on ne peut pas se regarder marcher dans la rue, on va pouvoir se voir penser !

L’organoïde et l’éthique

dimanche, mai 6th, 2018

Un organoïde est une structure tri dimensionnelle (multicellulaire) qui peut-être schématiquement assimilée à un micro organe à partir duquel il est devenu possible d’étudier des propriétés spécifiques de son homologue dans des conditions qui se rapprochent de la normale. Cette technique a pris son essor depuis une quinzaine d’années et supplante largement les cultures cellulaires en couche qui l’avaient précédée. Les organes ainsi “mimés” sont nombreux et l’un en particulier, en raison de son statut d’organe “noble” s’il en fut, est devenu sujet et non objet de questionnements. Il s’agit de l’organoïde cérébral obtenu à partir de cellules souches pluripotentes qui vont former de petites sphérules pouvant reproduire différentes zones cérébrales en fonction ou non de l’ajout de facteurs exogènes (Obtenir des ébauches de cerveau en laboratoire : les organoïdes, http://www.frcneurodon.org/informer-sur-la-recherche/actus/obtenir-ebauches-de-cerveau-laboratoire-organoides/). En 1818, Mary Shelley imaginait le DR Frankenstein et sa créature. Dans l’œuvre originale, celle ci était  loin d’être dépourvue d’intelligence mais rejetée par la société elle choisissait de faire le mal, démontrant l’existence d’un conscience que traduisait sa haine envers autrui et son concepteur. A l’inverse on pouvait se demander si son créateur n’avait jamais éprouvé le moindre sentiment envers sa créature. Et voilà que pourrait se reproduire une situation pas si éloignée comme en témoigne l’article The ethics of experimenting with human brain tissue (https://www.nature.com/articles/d41586-018-04813-x?utm_source=briefing-dy&utm_medium=email&utm_campaign=briefing&utm_content=20180426) autorisant à ce poser la bonne question, celle qui n’avait pas été envisagée il y a deux siècles. La recherche va effectivement dans le sens de l’étude des fonctions cérébrales parmi lesquelles on ne peut en  ignorer certaines parmi lesquelles la conscience. Bien que cette étape soit probablement encore lointaine, la question est en germe et son éclosion devra avoir lieu après que l’on ait trouver une réponse : en schématisant à l’extrême le but de l’expérience étant d’obtenir une réponse à un stimulus, jusqu’où est-on prêt à aller ?

Mentir pour se reposer ?

jeudi, novembre 3rd, 2016

10110566-mentir-a-ses-colleguesCette boite noire qu’est le cerveau ne serait-elle en train de livrer petit à petit tous ses secrets ? Car il s’agit bien d’un organe réellement magique, doublement impliqué dans le matériel et le spirituel, chef d’un orchestre dont on ne sait pas si  certains de ses instruments peuvent ou non réellement lui échapper ?  Et si complexe que les axes de recherche rayonnent dans toutes les directions depuis l’Antiquité jusqu’à après demain au gré des progrès de la technique.  Après que le positivisme ait posé comme principe que l’expérience scientifique décrivait mais n’expliquait pas, chemin emprunté par Cl Bernard (Médecine expérimentale), la démarche s’est quelque peu modifiée dans la mesure où la description a repris sa place,  celle d’une étape néanmoins indispensable puisqu’elle conditionne une seule suite celle qui tend vers le but, l’explication. C’est pourquoi aujourd’hui, cet article, Lying Repetitively Linked to Decreased Amygdala Activity (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/47340/title/Lying-Repetitively-Linked-to-Decreased-Amygdala-Activity/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=36497083&_hsenc=p2ANqtz-9mt5I5Njxs43JgJk7df_A5n0cvOMyPOUpGDk3AuJkUg4v9By888GTgeSjQsrLd5ZiiC2BCtUPCFYOTg1XDH6J1xCWNqw&_hsmi=36497083) pourrait devenir culte. N’est-il pas en passe de répondre enfin à une question essentielle, une de celles que Gepetto a du se poser à de nombreuses reprises, après que la fée Bleue ait donné vie à sa créature, pourquoi ment-on ? C’est un vrai soulagement que de savoir qu’il existe une raison physiologique au mensonge : si l’on éprouve ce besoin incoercible de mentir, c’est tout simplement pour mettre au repos une autre structure du système nerveux central, les amygdales (lobe temporal), impliquées comme on le sait dans les processus émotionnels ! Il reste néanmoins un vrai problème : le cerveau ne pourrait-il pas s’adapter à la malhonnêteté ? (The brain adapts to dishonesty, http://www.nature.com/neuro/journal/vaop/ncurrent/full/nn.4426.html?cookies=accepted#abstract)