
Qui pourrait encore avoir l’audace de considérer l’animal comme une machine, lui dénier toute capacité de communication. Peut-on encore ne pas le reconnaître comme appartenant à une société dans laquelle ses relations avec ses congénères peuvent être d’une grande complexité. Comment ne plus accepter que nombreux sont ceux qui ont le concept de leur existence quand ils se reconnaissent dans un miroir et que d’autres doivent posséder celui de finitude. Certains d’entre eux seraient même capables de modifier leur façon d’agir lorsqu’appréciant l’environnement, ils sont convaincus qu’on ne les voit pas ! (Cleaner Fish Alter Behavior if Partners Can See Them “Cheating”). Ne pas effectuer une action qui leur est dévolue dans la société à laquelle ils appartiennent, parce qu’ils savent qu’ils ne sont pas vus est l’expression d’une modification comportementale qui pose question dans le processus de cognition du Labroides dimidiatus. Mais ce Labre, dit également nettoyeur a plusieurs cordes à son arc puisqu’il appartient également à ceux parmi les animaux qui se reconnaissent (The Mirror Test Peers Into the Workings of Animal Minds”). Malheureusement tout n’est pas bon chez ce poisson qui sait ruser et s’admirer ! Il fait montre d’une discrimination coupable ! C’est la femelle qui trompe et le mâle qui la corrige ! Il vaudrait mieux que cet état de fait ne s’ébruite pas chez les humains dont certains voudraient à coup sûr mettre en place au pire une élimination des mâles au mieux leur rééducation!


MR Fabre n’est pas un film (1951) dont les jeunes cinéphiles peuvent avoir encore connaissance, et dans un sens c’est un peu dommage puisqu’il inaugure un genre et rappelle qu’un début existe à tout. Il ne s’agissait pas que de porter à l’écran la biographie romancée de Jean Henri Fabre (1823-1915) mais de montrer pour une des premières fois un monde que les cinéastes animaliers se plaisent depuis à explorer. Avec lui naissait aussi l’éthologie, domaine revendiqué par plus d’un et exploré de façon régulière apportant son lot de découvertes admirables « mirabile visu« . Jean Henri Fabre fut au XIX° siècle avec les moyens dont il disposait , un observateur génial d’un monde de petits, les insectes, peut-être encouragé en cela par l’environnement dans lequel il évoluait. Quoiqu’il en soit les hyménoptères, bembex, scolies et coléoptères n’avaient plus de secret pour lui et il est à parier qu’il aurait bien aimé être l’auteur des deux articles suivants : Exploding Ants Kill Foes, and Themselves, with a Blast of Toxic Goo (