A l’instar de sa créature, le DR Frankestein a lui même été recréé. Ce n’est plus un homme de chair et de sang qui pouvait se croire proche de Dieu, mais un ensemble de machines dont on ne sait pas si elles y croiront un jour, et peut-être serait-ce là le vrai danger. Hier encore, la connaissance du corps humain et de sa physiologie passaient par l’animal que complétait le raisonnement par analogie. Aujourd’hui si l’animal reste un « objet » de choix, malgré une législation protectrice, il existe d’autres approches. Parmi celles-ci, la génétique occupe une grande place,mais le gène n’est pas l’homme qui reste, par sa complexité, peu ou prou « un inconnu » au regard des thérapeutiques qui peuvent lui être appliquées tout aussi bien que des effets délétères de la vie moderne en général. Le découper en rondelles n’est plus une image aujourd’hui (Virtual human built from more than 5000 slices of a real woman, https://www.newscientist.com/article/mg22730404-000-virtual-human-built-from-more-than-5000-slices-of-a-real-woman/?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2015-0110-GLOBAL%7Cnewtemplate&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS&utm_content=NewTemplate). On ne connaît pas celui et celle dont les corps sont, en ayant été donnés à la science, également donnés en pâture à tout un chacun puisque les images sont consultables sur la toile. Quoiqu’on en dise, quoiqu’on en pense, il y a bien là encore réification de l’individu, quand bien même il s’agit d’un parfait inconnu et quand dans le même temps on pose le problème du but pour lequel cette option a été choisie . Et poser la question de savoir si l’on pourrait se passer d’un tel outil, valide bien la proposition précédente !