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Quand vérité et mensonge se croisent

dimanche, janvier 19th, 2025

Un jour vérité et mensonge se croisèrent. Le premier ayant émis quelques paroles justes, car vérifiables, à propos du temps et de la température de l’eau d’un puits, la seconde accepta de se baigner avec lui. Mais ce dernier sortant de l’eau avant elle, s’empara de ses vêtements. La vérité refusant de se couvrir des habits du mensonge, retourna dans le puits : « En réalité nous ne savons rien, car la vérité est au fond de l’abîme » (Démocrite, 460 av. J.-C, 370 av. J.-C). Le sujet est pleinement d’actualité quand aujourd’hui la désinformation, un des principaux vecteur du mensonge, parcourt l’univers à la vitesse V et l’accélération Γ. Quand la société Méta, mère de Facebook, annonce son intention de supprimer son programme de vérification, c’est à la question « Est-ce grave, Docteur ? » qu’essaie de répondre l’article Does fact-checking work? What the science says. Il semble bien qu’une vérification ait tendance à réduire les perceptions erronées, néanmoins les biais cognitifs n’en sont pas pour autant supprimés et ces précautions ne peuvent en aucun cas pénétrer la sphère des irréductibles. Une des raisons pour laquelle cette suppression pourrait intervenir repose sur la subjectivité supposée des vérificateurs. Or cette dernière ne disparaitrait pas si chaque texte était accompagné de remarques additionnelles provenant de différentes catégories de lecteurs ! Ce qui est d’autant plus vrai que par ailleurs cette quête d’une vérité de l’information se fracasse sur la dimension temporelle de sa saisie et de sa mise à disposition. D’où cette deuxième question « L’absence de solution doit-elle être un frein à la recherche de LA solution ? »


Mentir pour se reposer ?

jeudi, novembre 3rd, 2016

10110566-mentir-a-ses-colleguesCette boite noire qu’est le cerveau ne serait-elle en train de livrer petit à petit tous ses secrets ? Car il s’agit bien d’un organe réellement magique, doublement impliqué dans le matériel et le spirituel, chef d’un orchestre dont on ne sait pas si  certains de ses instruments peuvent ou non réellement lui échapper ?  Et si complexe que les axes de recherche rayonnent dans toutes les directions depuis l’Antiquité jusqu’à après demain au gré des progrès de la technique.  Après que le positivisme ait posé comme principe que l’expérience scientifique décrivait mais n’expliquait pas, chemin emprunté par Cl Bernard (Médecine expérimentale), la démarche s’est quelque peu modifiée dans la mesure où la description a repris sa place,  celle d’une étape néanmoins indispensable puisqu’elle conditionne une seule suite celle qui tend vers le but, l’explication. C’est pourquoi aujourd’hui, cet article, Lying Repetitively Linked to Decreased Amygdala Activity (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/47340/title/Lying-Repetitively-Linked-to-Decreased-Amygdala-Activity/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=36497083&_hsenc=p2ANqtz-9mt5I5Njxs43JgJk7df_A5n0cvOMyPOUpGDk3AuJkUg4v9By888GTgeSjQsrLd5ZiiC2BCtUPCFYOTg1XDH6J1xCWNqw&_hsmi=36497083) pourrait devenir culte. N’est-il pas en passe de répondre enfin à une question essentielle, une de celles que Gepetto a du se poser à de nombreuses reprises, après que la fée Bleue ait donné vie à sa créature, pourquoi ment-on ? C’est un vrai soulagement que de savoir qu’il existe une raison physiologique au mensonge : si l’on éprouve ce besoin incoercible de mentir, c’est tout simplement pour mettre au repos une autre structure du système nerveux central, les amygdales (lobe temporal), impliquées comme on le sait dans les processus émotionnels ! Il reste néanmoins un vrai problème : le cerveau ne pourrait-il pas s’adapter à la malhonnêteté ? (The brain adapts to dishonesty, http://www.nature.com/neuro/journal/vaop/ncurrent/full/nn.4426.html?cookies=accepted#abstract)