La névroglie (constituée de cellules gliales) fut décrite au XIXème siècle après que Ramon y Cajal eut appliqué sa méthode de coloration argentique au tissu cérébral. Cette imprégnation métallique des membranes cellulaires révolutionna la connaissance de l’histologie de ce tissu en raison de la visualisation de ses constituants. Ainsi devint-il possible de décrire différents types cellulaires parmi lesquels on distingua deux grands types: les neurones, cellules nobles s’il en fut et la névroglie, cellules d’accompagnement de basse extraction. À ces dernières n’était dévolué qu’un simple rôle de soutien d’où le qualificatif de glue/colle. Elles devaient peu à peu gravir les échelons de la célébrité en se diversifiant les unes des autres et en acquérant des propriétés spécifiques. Aujourd’hui le temps est venu pour l’astrocyte, d’où cette comparaison avec avec une étoile céleste, d’apparaitre en majesté (The brain’s ‘secret subway system’). En réalité, depuis des débuts modestes, cette cellule est passée de la simple fonction de soutien à celui de barrière, filtrante ou non, mais également à celle de transmettrice d’informations. Le petit plus vient de ce que la disposition en réseaux montre une étendue prodigieuse d’où une circulation des informations astrocyte/astrocyte et astrocyte/neurone d’une importance qu’il est encore difficile à évaluer. Et donc il convient de ne jamais oublier que le rôle des découvertes est d’ouvrir la boîte à questionnements, la boîte à Pandore des scientifiques !
