Certaines histoires qui ont parcouru les siècles, sont devenues paradigmatiques des aléa de la science et de ses explorateurs. On peut y distinguer deux grands groupes : ceux qui n’ont pas été crus et ceux qui ont su utiliser le hasard à leurs fins. Parmi les premiers, Galilée qui n’aurait pu s’empêcher de prononcer « E pur si muove ! », parmi les seconds, Arthur Fleming qui su utiliser ce que Ernest Duchesne avait découvert trente ans auparavant. On éliminera les canulars du type Sokal et Bricmont. Tel Cicéron, il ne serait pas inapproprié de se réclamer du « O tempora, o mores », à la lecture de l’article de Timothy D. Clark : Science, lies and video-taped experiments (http://www.nature.com/news/science-lies-and-video-taped-experiments-1.21432?WT.ec_id=NATURE-20170209&spMailingID=53380605&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1101425398&spReportId=MTEwMTQyNTM5OAS2).
On aurait pourtant du voir le mal venir avec Karl Popper et son critère de réfutabilité ! Il n’en reste pas moins vrai que si la vulgate ne s’étonne pas de l’existence de falsifications à quelque niveau que ce soit, elle avait plutôt tendance à en exclure le monde de la science qui jouit d’un préjugé globalement favorable d’honnêteté. De telle sorte que le scientifique rentre volontiers dans la case « présumé innocent » Ne serait-ce plus le cas ? A l’époque où ce n’est plus un problème de colliger des données qui devraient être transparentes, on est en droit de s’étonner qu’elles puissent être falsifiées de quelque façon que ce soit ! En dehors de toute référence morale, il existe une tradition dans le monde scientifique qui lie de façon impérative trois termes : induction, observation, déduction. A chacun de les utiliser dans l’ordre qui lui conviendra à condition de respecter la signification de chacun .
Le monde du sensible et le monde des idées ne sont pas propriétés exclusives de Platon, c’est ce que démontre aujourd’hui encore les reproches que l’on adresse à ceux qui se sont éloignés du premier pour le second, l’inverse étant tout aussi vrai (Twitterstorm shows why scientific evidence matters,
Après avoir envisagé les cinq sens ordinairement reconnus par les physiologistes, puis les 5+n sens du vivant en général quand on en diversifie certains, la quête serait incomplète si l’on n’envisageait pas l’étude d’un domaine que l’on qualifie tout simplement d’extrasensoriel. Parce qu’il se situe au delà du sensoriel, parce qu’il est mal défini il est loin de faire l’unanimité. Parce que la science est garante de vérité, l’idée est venue qu’une preuve de son existence devait s’appuyer sur la dite science, partant de cette idée curieuse sinon absurde, à moins qu’il ne s’agisse de donner un simple exemple d’oxymore, que ce qui n’est pas scientifique peut s’expliquer par la science ! Toujours est-il que Joseph Banks Rhine, botaniste de profession, fut le premier à appliquer à l’étude de la télépathie, une approche qui se voulait plus rigoureuse parce que basée sur l’utilisation de tests statistiques (ESP on Trial,