La santé du vivant est soumise à des facteurs externes aussi bien qu’internes sans qu’il soit possible d’établir avec certitude leur proportionnalité réciproque. Appartenant aux facteurs internes, on sait qu’il existe des mutations spontanées qui peuvent être fatales à l’organisme mais leur taux reste encore inconnu aujourd’hui. Si l’on accepte les chiffres suivants plus de vingt millions de nouveaux cas de cancer diagnostiqués dans le monde en 2022 sur une population globale de huit milliards d’individus la même année, le pourcentage, même très approximatif (tous cancers confondus, âges et sexes non précisés) s’établit à 0.25%. Il recouvre la totalité des facteurs de carcinogenèse parmi lesquels celui des mutations. génétiques possiblement délétères. Or pour y pallier, il existe un mécanisme de protection cellulaire . Il s’agit de protéines tampons responsables d’un processus homéostasique général visant à protéger l’organisme d’un certain nombre de mutations mortelles (The proteins that protect us from mutations). Ces protéines appartiennent à la famille des protéines HSP, protéines chaperons qui sont produites par les cellules en réponse à une exposition à des conditions de stress. Cette famille de protéines et leurs effets a été particulièrement étudiée chez la drosophile, mais il n’en reste pas moins vrai que ce système est présent chez l’homme et qu’il est un axe devenu majeur dans la recherche médicale. La médaille a son revers comme il est habituel, puisque cet effet tampon bénéfique est aussi délétère dans d’autres circonstances, heureusement il a été possible d’y remédier en inhibant la protéine responsable. Au vu de toutes ses implications on imagine volontiers que cette famille n’a pas fini d’être étudiée.
