On sait que pour réaliser sa créature, le DR Frankenstein a du faire appel à différents éléments qu’il a progressivement assemblés en terminant par le cerveau auquel s’attache une certaine mésaventure relatée dans la première oeuvre cinématographique traitant de ce sujet. L’assistant qui devait rapporter cet organe essentiel qui baignait dans un bocal rempli de formol, le laissa tomber et du en prendre un autre. Le premier était en état de marche, pas le second ce qui se traduisit par une créature incapable de parler normalement. Aujourd’hui, si l’expérience est un peu différente dans la mesure où la greffe consiste en un organoïde humain (Human-Derived Brain Organoids Create Functional Networks in Mice), les résultats sont à la hauteur ! Chez une souris génétiquement modifiée, rien de plus évident que de greffer un organoïde cérébral d’origine humaine pour observer que s’établit une connectivité étendue entre les cellules organoïdes cérébrales dérivées de l’homme et le cerveau hôte de la souris. Cette connectivité se révèle fonctionnelle ce qui permet d’aller plus loin dans l’étude des connexions cellulaires, de leur mise en place à leur rôle. Même si tous les types cellulaires humains ne se développent pas, il est évident que ce modèle permettra d’explorer plusieurs types d’atteintes du SNC. Quant à cette nouvelle souris, personne n’en parle !
