Posts Tagged ‘technique’

Petit article/ grande question, long article ……

samedi, juin 16th, 2012

L’éthique en quelques lignes (Manipulating Eggs to Avoid Disease | http://the-scientist.com/2012/06/13/manipulating-eggs-to-) la cacherout en un beaucoup plus long développement (A Can of Worms | http://the-scientist.com/2012/06/01/a-can-of-worms/). Que faut-il en conclure ? Peut-être faut-il plutôt s’abstenir de conclure trop vite. De quoi s’agit-il ? Dans le premier article, une question non seulement universelle, mais aussi intemporelle. Est-on en droit de modifier la nature ? Dans le cas particulier, tenter de porter remède à des maladies d’origine mitochondriale. Il est illusoire de penser que cette question n’a fait surface qu’à l’occasion de nouvelles techniques aptes à modifier le génome. Modifier la nature c’est ce que fait l’humanité depuis qu’elle est apparue. La sédentarisation a sélectionné les plantes tout comme les animaux pour le plus grand bien de la survie humaine. Il est de fait qu’en modifiant le génome, on semble franchir une étape. Mais il ne s’agit que d’une marche supplémenttaire qui vient s’ajouter aux marches précédentes de l’escalier que monte l’homme. Le réel problème est de savoir, vers quoi se dirige-t-il ! Le second article semble plus facétieux. Mais si l’on dépasse la problématique telle qu’elle a été exposée, on s’aperçoit qu’il s’agit ni plus ni moins que de mettre des techniques modernes au service de l’interprétation d’une parmi les lois séculaires des enfants d’Israel. Ainsi,  dans ces deux exemples, ne s’agit-il pas moins que de prendre conscience de l’emprise de la technique dans les conduites humaines au delà de tout jugement de valeur !

Qui a peur du grand méchand loup ?

samedi, mai 26th, 2012

L’adage selon lequel la peur n’évite pas le danger devrait comme Molière le dit être gravé en lettres d’or sur la cheminée de ma salle, car non seulement elle n’évite rien mais surtout elle peut nuire gravement à la santé. Elle est en effet particulièrement  contreproductive en particulier en ce qui concerne le versant technique de l’activité humaine, et il vaut mieux aimer la technique pour la maitriser que la subir parce qu’on la craint. Plusieurs articles récents traitant de sujets (pas si différents) viennent en appui de cette assertion. L’un explique comment l’eyeborg pallie à un grave défaut de vision des couleurs (The Sound of Color | http://the-scientist.com/2012/05/01/the-sound-of-color/). Deux autres nous projettent dans un monde de pure beauté, fait de formes et de couleurs que l’on pourrait qualifier d’artefacts puisque crées par l’homme (Afterlife: Making Rotten Food Beautiful, Lab Bench Beauty | http://www.wired.com/wiredscience/2012/05/afterlife-rotting-food/?pid=3799), (Lab Bench Beauty |http://the-scientist.com/2012/05/25/lab-bench-beauty/). La microscopie virtuelle, selon la terminologie en cours aujourd’hui, constitue le  dernier d’entre eux (Virtual microscopy and digital pathology in training and education, http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1600-0463.2011.02869.x/full). Il n’en reste pas moins vrai que,dans tous ces exemples, c’est la technique qui permet à un individu souffrant d’achromatopsie une certaine perception des couleurs, que c’est encore la technique qui permet d’accéder à une nature embellie, que c’est toujours la technique qui permet d’améliorer l’enseignement (mais cela, tous les jeunes enfants le savent très bien !). C’est exactement le domaine du dévoilement heideggerien. Si la technique a pu n’être perçue que comme un moyen, elle est surtout un dévoilement dans la mesure où elle autorise l’accès à la vérité de la nature qui n’est pas spontanément accessible. Choisissons l’expression « émerveillons nous » à toute autre !

Savoir optimiser la technique

mardi, avril 17th, 2012

De même qu’il a fallu transformer la membrane cellulaire rigide en une entité mouvante, modelable, en transformation perpétuelle, de même l’étude des processus néoplasiques peut s’inspirer de l’ensemble de ces techniques qui rendent à la cellule, qu’elle soit normale ou modifiée,  son comportement dans le temps (Eyes on Cancer | http://the-scientist.com/2012/04/01/eyes-on-cancer/). Car c’est bien de la prise en compte du temps dont il s’agit. Longtemps les méthodes n’ont pu révéler de la vie cellulaire qu’un arrêt sur image. S’il était indispensable d’en passer par cette étape, il n’en s’agissait pas moins d’un artefact, selon le sens d’une création de l’art humain et non d’une création de la nature. La mutiplicité des techniques ne doit pas être considérée comme un frein, c’est tout le contraire quand le résultat à prendre en compte  se trouve au point de convergence de tous les résultats obtenus. Il s’agit peut-être là de la meilleure des utilisations possibles des réseaux sociaux quand ils ouvrent aux plus esseulés d’entre nous une approche sans frontière des dernières découvertes. A charge pour chacun de pouvoir en faire le tri, tout n’est pas offert sans une contrepartie de réflexion personnelle.