Posts Tagged ‘ARN’

LUCA

lundi, février 9th, 2026

Ce n’est pas un prénom mal orthographié, c’est l’Ancêtre avec un grand A ! Celui sur leque les scientifiques fantasment, « le dernier ancêtre commun à toutes les espèces vivant actuellement sur terre« , il y a « environ » plus de quatre milliards d’années. A une telle échelle de temps, les preuves appartiennent au domaine de l’hypothétique ! Il ne s’agit pas de l’alpha de la vie sur terre, mais du dernier organisme, déjà complexe, à l’origine des domaines, deux ou trois, postulés de l’arbre phylogénétique. Mais La grande question reste le processus d’apparition de la vie, soit le passage du non vivant au vivant ce qui impose une définition, celle du vivant dont l’expression la plus simple pourrait être l’apparition de la reproduction. Mais dans ce processus, si la replication est indispensable elle ne peut être unique puisqu’elle doit s’accompagner de phénomènes de catalyse de telle sorte que l’ADN, pour la replication, ne peut en aucun cas être seul en cause. La grande découverte concerne l’ARN dont les chercheurs ont mis en évidence sa capacité de catalyse. Si l’accord s’est fait sur la préséance de l’ARN sur l’ADN, il n’en reste pas moins vrai que l’émergence de l’ARN appartient toujours au domaine de l’inconnu. (How RNA reveals clues to life’s origins on Earth). Comme aucun artefact n’est imaginable, les hypothèses sont de rigueur. Reste peut-être une « dernière voie » à explorer, néanmoins aussi escarpée que les précédentes, à savoir la recherche de traces primitives extra terrestres qui trouveraient leur place dans la chaîne évènementielle présupposée.

cc

Nobel de Physiologie et Médecine, 2012

vendredi, octobre 12th, 2012

A tous ceux qui veulent vraiment se tenir au courant mais pas uniquement pour briller dans les cercles de conversations parisiens, il faut conseiller deux lectures et trois conférences. La première lecture colle à l’actualité sous le titre Reprogrammed Cells Earn Nobel Honor (http://news.sciencemag.org/sciencenow/2012/10/physiology-or-medicine-nobel.html). On y traite rapidement des deux heureux lauréats et non moins rapidement de leurs travaux. La seconde est un texte plus ancien (2005) de N. le Douarin sur Les ARN interférents: une nouvelle clé pour comprendre le génome, (http://www.academie-sciences.fr/activite/prix/S151105_ledouarin.pdf). Mais pour compléter et élargir le débat, tout en revenant aux lauréats, il n’est pas inutile d’écouter les trois conférences qu’elle a données à la Cité des Sciences (2008) à propos des cellules souches (http://www.cite-sciences.fr/fr/conferences-du-college/programme/c/1239026846457/les-cellules-souches/p/1239022827697/). Depuis l’époque des chimères caille-poulet dont elle est « l’inventeur« , N. Le Douarin ne cesse d’explorer les domaines qui s’attachent au développement en général tout en le dépassant. Comme G. Canguilhem, elle aborde Le normal et le Pathologique, mais c’est son approche qui lui permet d’expliquer le premier par le second. La science est belle quand elle est riche d’espoirs.