Posts Tagged ‘gestation’

Où il est encore question de sommeil

jeudi, mars 24th, 2016

tamara-de-lempicka-la-dormeuseOn connaissait l’expression “manger pour deux” que les futures grands mamans ne pouvaient s’empêcher de susurrer à l’oreille des futures mamans, aujourd’hui c’est de leur sommeil dont elles devront se préoccuper (Sleeping for Two, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45339/title/Sleeping-for-Two/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=27549787&_hsenc=p2ANqtz-8znyhdRSzE4LZkvGoi-wg38lE4fwNJQ5ghMYFQSQ8WbkhTh1h3VKxSiIJW0ggrKZJYFTa1McZVWwMsuk9OrM97KtAEjg&_hsmi=27549787). Comme il est facile de comprendre qu’un pédiatre comme une équipe (du reste) peuvent difficilement suivre une cohorte d’individus depuis leur naissance sur un intervalle de temps suffisant pour voire apparaître des troubles corrélés au anomalies du sommeil de leur génitrice, quoi de plus tentant que de recourir à la souris dont on est à même de suivre la descendance sur plusieurs générations. Ainsi fut fait et si l’on considère qu’interrompre à plusieurs reprises le sommeil du sujet de l’expérience suit les prescriptions du bien être qui lui est indispensable, selon la charte du droit des animaux, on va obtenir des informations que par le raisonnement analogique habituel on transposera à l’homme. Mais si les résultats de l’expérimentation donnent au lecteur une information, celle d’une insulino résistance apparaissant à la vingt quatrième semaine, pour ce qui est de l’humain, l’auteur n’offre que des pistes dont aucune n’est aboutie. Et pour clore le tout, la gestation pourrait bien, par les remaniements qu’elle induit, ne pas être un état aussi physiologique que ce que l’on croyait ! On en reste bouche bée, en somme une certaine forme d’apnée comme celle dont il est question  plus haut !

En terme d’évolution

dimanche, avril 12th, 2015

Guide16p.inddA l’heure de la fécondation in vivo, et donc à l’heure où la fécondité peut s’exprimer différemment de la façon dont elle s’est toujours exprimée, voici que surgit une question particulièrement embarrassante. En effet les interruptions de grossesse pour cause d’aneuploïdie méiotique précoce pourraient être interprétées comme bénéfiques (A Benefit of Failed Pregnancy? http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/42635/title/A-Benefit-of-Failed-Pregnancy-/) ! Quel profit l’humain peut-il donc tirer du fait qu’une grossesse n’est pas menée normalement à son terme puisqu’à priori il semble n’en exister aucun. Explication : cette aneuploïdie précoce survient chez des femmes qui présente une variante d’un nucléotide, SNP rs2305957, sur le chromosome 4 maternel. Or il se trouve qu’à son voisinage se trouve également le gène codant pour l’enzyme PLK4, critique dans l’organisation du fuseau mitotique : il joue donc comme  facteur impliqué dans la survenue de l’aneuploïdie. Cette variante existe dans 45% de la population actuelle, mais est absente dans la population néandertalienne. Conclusion : dans la mesure où l’évolution se fait vers une amélioration de l’espèce, la possibilité de survenue de l’aneuploïdie responsable d’une interruption de grossesse dans la population moderne et pas chez les néandertaliens doit signer à tout le moins un certain type de profit au niveau de l’espèce humaine … Cette première conclusion qui bien que déductive, reste encore à vérifier,  s’agrémente d’une seconde  totalement hypothétique et difficile à vérifier puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de l’hypothèse suivante : dans les communautés humaines primitives, il y aurait eu tout intérêt pour les pères à ne pas savoir avec certitude quels étaient leurs propres descendants de telle sorte que tous étaient traités de façon similaire pour le bien du groupe ! Il va effectivement, être difficile de vérifier cette hypothèse mais il est plaisant de constater que l’on n’hésite pas à mettre en rapport la présence/absence d’une enzyme avec une conduite sociétale !