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“Le nouvel esprit scientifique”

jeudi, juin 10th, 2021
Chours | Albums illustrés et romans Jeunesse

En 1934, paraît Le nouvel esprit scientifique de l’épistémologiste, Gaston Bachelard, texte que l’on pourrait être en droit de qualifier d'”iconoclaste” tant sa vision du processus scientifique révolutionne ce qu’il était alors, habituel de penser. Il est vrai que le positivisme d’A. Comte était passé par là, même s’il n’avait eu qu’un temps et un poids limités. Un nouvel exemple de l’importance de la rupture épistémologique aborde un sujet qui a déjà beaucoup fait parlé de lui tout au long des siècles avec quelques “climax” et l’article Hippocampal Cell Communication Is Bidirectional: Study pourrait en faire partie. Le neurone, primitivement accolé à l’expression “cellule noble” a au fil du temps perdu de son aura. Néanmoins c’est une cellule qui a déclenché des passions. Ayant du attendre l’idée géniale de Golgi en 1873, que Cajal allait améliorée (ce qui leur permis d’obtenir le prix Nobel en 1906), la contiguïté neuronale prit la place de la continuité ce qui permis à la zone de contact entre deux neurones, la synapse, de prendre toute son importance. Elle est le plus souvent de type chimique et autorise le passage d’une information dans un sens : élément pré synaptique, fente synaptique, élément post synaptique. Il y a donc une cellule émettrice et une cellule réceptrice que régit le dogme suivant ” le passage se fait de la première à la seconde”. Dans l’article sus cité, il s’agit des cellules granulaires de l’hippocampe qui ont été particulièrement bien étudiées du fait de leurs caractéristiques morphologiques. Or il semble bien qu’elles ne soient pas si bien connues que cela puisqu’on vient à leur propos de découvrir une propriété tout à fait inattendue : il leur est possible de délivrer des informations de façon rétrograde d’où leur capacité à réguler la cellule présynaptique ! Que le calcium soit impliqué dans ce processus n’est peut-être pas le point le plus surprenant. Ce qu’il va falloir revoir, ce sont les résultats obtenus précédemment et interprétés selon la doxa en cours et revoir les effets du calcium post synaptique sur l’élément présynaptique. Il faut s’attendre à de nouvelles révélations dans un domaine qui en a connues déjà beaucoup !

On a toujours eu besoin d’un plus petit que soi

mercredi, décembre 5th, 2012

Inventé par M. Fred Hoyle, l’astrophysicien britannique, et probablement avec une connotation ironique dès sa conception, le terme de Big Bang n’a pas fini de faire parler de lui. C’est le terme repris comme sous titre Several brainy genes were duplicated nearly 550 million years ago in  ‘cognitive big bang’ dans l’article “Vertebrates have tiny sea worm to thank for their intelligence” (http://www.msnbc.msn.com/id/50058945#.UL3KB-Q3j7E). Ce Big Bang cognitif aurait pu survenir chez un vers il y a 550 millions d’années. Il ne s’agit de rien d’autre que de la possible duplication de certains gènes impliqués dans les transmissions synaptiques  au niveau du système nerveux. Ces duplications autorisant ultérieurement plus de mutations, les organismes qui en seraient porteurs auraient d’autant plus de chances de  survivre. Est-on réellement en droit de parler de l’origine génétique de l’intelligence, c’est peut-être aller vite en besogne ! D’autant que le Big Bang n’est pas synonyme d’origine de l’univers mais représente son expansion immédiatement après “son origine” qui reste donc inconnue et indéfinissable. Le phénomène de duplication génique devient donc l’équivalent de l’expansion de l’univers. Aussi, si le vers a vraiment été indispensable à l’humanité, plus exactement aux vertébrés en général, on peut lui accorder le droit d’être dans le fruit à tout jamais.