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Qu’est-ce qu’une métamorphose ?

lundi, août 14th, 2023

Avant que d’en avoir eu connaissance un peu plus tard dans leur vie d’écolier, peu nombreux étaient ceux qui ignoraient pourtant le mot “métamorphose“, car rares étaient ceux qui n’avaient jamais admiré cette adaptation que subissait le prince Actarus lorsqu’il allait piloter son robot, le bien connu Goldorak. Lorsqu’ Actarus prononce la célèbre phrase ” Métamorphose ! Goldorak, Go” il n’existe pas de réelle transformation du prince en son robot justicier, puisqu’il ne fait que le réintégrer et le changement de forme n’est pas transformation d’Actarus qui reste Actarus. En biologie “la métamorphose est une période de la vie d’un animal qui correspond au passage d’une forme larvaire à une forme juvénile ou adulte”. Dans le cas rapporté ci-dessous il s’agit de la chrysope verte qui doit son nom à ses yeux d’or. La transformation de la larve en un insecte ailé reste un processus relativement mystérieux mais l’article Metamorphosis remodels insect brain jette un nouveau regard sur un organe en particulier : le cerveau. Quand on s’intéresse à la zone dévolue à la mémoire et à l’apprentissage, on constate deux contingents neuronaux dont la destinée diffère ; l’un sera incorporé au cerveau adulte tandis que l’autre se mobilise pour intégrer de nouveaux circuits. Ces neurones “en déplacement” appartiendrait en fait au cerveau ancestral et ne seraient qu’en visite dans le cerveau larvaire ! D’où l’hypothèse que le cerveau adulte est la forme la plus ancienne et que le cerveau larvaire est apparu plus tard dans l’évolution. Il s’en suit des question aux perspectives sans limites comme la suivante : peut-il y avoir persistance d’une mémoire associative dans ces conditions entre la larve et l’adulte, et si oui, comment est-elle possible ? Mais aussi, que se passerait-il si l’on introduisait un neurone adulte dans un cerveau larvaire ?

Mais où va-t-on ?

mercredi, juin 8th, 2016

poisson-avrilOn a du mal à y croire, mais les larves de perche préfèrent se nourrir de microparticules de plastique plutôt que de plancton, quand elles en ont le choix (Plastic Pollutants Can Harm Fish, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46246/title/Plastic-Pollutants-Can-Harm-Fish/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=30283929&_hsenc=p2ANqtz–vPH7Cxq7nmSWv-q2gUY5MwTBo3ZNzDtVR3UZJ1YnPruyKXV9HzzpeGdLs8mtU484QgOGUZHfATtHu6xCwxGfDCq2WDQ&_hsmi=30283929, Microplastics stunt fish growth and alter behavior, http://cen.acs.org/articles/94/i23/Microplastics-stunt-fish-growth-alter.html) ! Que leur arrive-t-il ? Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a toutes les raisons de s’inquiéter. Bien sûr, on pourrait imaginer coloniser le sixième/septième continent par un nombre infini et infiniment renouvelé de larves de perches ! Mais pourquoi donc les poissons penseraient-ils que ces microparticules de plastique leur apporteraient un plus énergétique ? On se perd en conjectures ! Si l’on imagine volontiers qu’une campagne publicitaire bien menée, peut attirer des adolescents vers une nourriture décrite abusivement comme bénéfique, on voit mal une situation identique pour la classe poisson (Pisces). Pourtant ceux-ci ne cessent d’étonner, le poisson archer (Toxotes jaculatrix) ne peut-il pas reconnaître une figure humaine (Fish can recognize human faces, study shows, https://www.sciencedaily.com/releases/2016/06/160607080356.htm), l’anguille électrique (Electrophorus electricus) saute hors de l’eau pour attaquer ses proies (Fish Out of Water, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46261/title/Fish-Out-of-Water/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=30383244&_hsenc=p2ANqtz-8IE_KSadkQIXQq_FhoUv9-7Tq6qbdwOmsy4pKbPxQRPaokG355pxiCNXPft6gCpRAmSUydLQ9E9orqELa_vDJKO07d2A&_hsmi=30383244http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46261/title/Fish-Out-of-Water/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=30383244&_hsenc=p2ANqtz-8IE_KSadkQIXQq_FhoUv9-7Tq6qbdwOmsy4pKbPxQRPaokG355pxiCNXPft6gCpRAmSUydLQ9E9orqELa_vDJKO07d2A&_hsmi=30383244), la raie) quant à la raie manta elle aurait conscience d’elle -même (Si belle en ce miroir, http://lesveritesscientifiques.com/2016/03/si-belle-en-ce-miroir/) ! Alors dans ces conditions, est-il encore de bon goût de faire des poissons d’Avril ?