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Mais où va-t-on ?

mercredi, juin 8th, 2016

poisson-avrilOn a du mal à y croire, mais les larves de perche préfèrent se nourrir de microparticules de plastique plutôt que de plancton, quand elles en ont le choix (Plastic Pollutants Can Harm Fish, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46246/title/Plastic-Pollutants-Can-Harm-Fish/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=30283929&_hsenc=p2ANqtz–vPH7Cxq7nmSWv-q2gUY5MwTBo3ZNzDtVR3UZJ1YnPruyKXV9HzzpeGdLs8mtU484QgOGUZHfATtHu6xCwxGfDCq2WDQ&_hsmi=30283929, Microplastics stunt fish growth and alter behavior, http://cen.acs.org/articles/94/i23/Microplastics-stunt-fish-growth-alter.html) ! Que leur arrive-t-il ? Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a toutes les raisons de s’inquiéter. Bien sûr, on pourrait imaginer coloniser le sixième/septième continent par un nombre infini et infiniment renouvelé de larves de perches ! Mais pourquoi donc les poissons penseraient-ils que ces microparticules de plastique leur apporteraient un plus énergétique ? On se perd en conjectures ! Si l’on imagine volontiers qu’une campagne publicitaire bien menée, peut attirer des adolescents vers une nourriture décrite abusivement comme bénéfique, on voit mal une situation identique pour la classe poisson (Pisces). Pourtant ceux-ci ne cessent d’étonner, le poisson archer (Toxotes jaculatrix) ne peut-il pas reconnaître une figure humaine (Fish can recognize human faces, study shows, https://www.sciencedaily.com/releases/2016/06/160607080356.htm), l’anguille électrique (Electrophorus electricus) saute hors de l’eau pour attaquer ses proies (Fish Out of Water, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46261/title/Fish-Out-of-Water/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=30383244&_hsenc=p2ANqtz-8IE_KSadkQIXQq_FhoUv9-7Tq6qbdwOmsy4pKbPxQRPaokG355pxiCNXPft6gCpRAmSUydLQ9E9orqELa_vDJKO07d2A&_hsmi=30383244http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46261/title/Fish-Out-of-Water/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=30383244&_hsenc=p2ANqtz-8IE_KSadkQIXQq_FhoUv9-7Tq6qbdwOmsy4pKbPxQRPaokG355pxiCNXPft6gCpRAmSUydLQ9E9orqELa_vDJKO07d2A&_hsmi=30383244), la raie) quant à la raie manta elle aurait conscience d’elle -même (Si belle en ce miroir, http://lesveritesscientifiques.com/2016/03/si-belle-en-ce-miroir/) ! Alors dans ces conditions, est-il encore de bon goût de faire des poissons d’Avril ?

Le tour du monde en quatre vingt jours

dimanche, septembre 27th, 2015

1406410190-J2aJules Vernes a fait voyager Philéas Fog par delà les cinq continents. On est en 1872 et c’est le siècle de la révolution industrielle. JY Cousteau (et L. Malle),  avec Le Monde du silence en 1955 puis le Monde sans soleil en 1965, imagine ce sixième monde où la vie de l’homme pourrait peut-être exister. Estimant (certainement) que ce nombre n’était pas suffisant, l’homme a choisi d’en créer un septième  (Le 7e continent de plastique : ces tourbillons de déchets dans les océans
 http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/09/le-7e-continent-de-plastique-ces-tourbillons-de-dechets-dans-les-oceans_1696072_3244.html#LVcwzuWLjovIfAzG.99!). Il est vrai, assez peu stable, insuffisamment même pour s’y installer, il représente pourtant une superficie à peu près équivalente à celle d’un tiers des Etats Unis ou six fois celle de la France. Il s’agit surtout d’une plaque de déchets dérivant dans le nord de l’océan Pacifique, terre de mort pour les habitants aquatiques  tout au long de la chaine alimentaire. Personne n’ignore l’impact du monde des plastiques, parmi lesquels les  emballages, dont la durée de vie sans être éternelle est très largement supérieure à celle des hommes. Mais il s’agit là d’un monde visible, macroscopique . Il existe aussi un monde microscopique d’autant plus redoutable ! Microscopique mais largement présent, puisqu’il entre dans la préparation de nombre de produits cosmétologiques ayant récemment envahi le marché (In the name of beauty, http://www.nature.com/news/in-the-name-of-beauty-1.18398?WT.ec_id=NATURE-20150924&spMailingID=49614214&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=763182077&spReportId=NzYzMTgyMDc3S0). “Miroir, mon beau miroir, dis moi quelle est la plus belle”, la sorcière des frères Grimm n’a plus besoin d’une pomme empoisonnée, le poison est présent dans la crême et l’on peut même affirmer que la peine est double : la publicité est mensongère et l’habitat marin est détruit !