Posts Tagged ‘pessimisme’

Ce sera pire demain ?

mercredi, septembre 2nd, 2026

Comme le dit la vulgate « La peur n’évite pas le danger« , et pourtant nombreux sont ceux pour qui demain est plutôt porteur d’appréhension que de quiétude. Mais nombreux n’étant pas synonyme de tous, il est de fait que pour les autres, la crainte du lendemain n’a pas de raison d’être. La question se pose donc de chercher à comprendre les facteurs qui différencient ces deux groupes. C’est le sujet de l’article Why are rich people so pessimistic?. Apriori les défis ne peuvent être les mêmes selon la géographie des populations considérées, et par extension selon le régime politique puisqu’il conditionne la vie de la société qui s’y rapporte. Différents facteurs sont listés par les auteurs parmi lesquels il en est de plus ou moins attendus : les tendances démographiques et leur corollaire, à savoir l’âge moyen de la population, les pressions politiques, qui distinguent les démocraties libérales des si bien dites démocraties illibérales. Peut-être faut-il retenir deux éléments : l’importance des possibilités que l’individu subodore pour son avenir mais aussi le rôle « positif » du pessimisme qui remplace l’incertitude, mal vécue, par une certitude du pire. C’est pourquoi savoir gérer l’incertitude serait gage d’optimisme !

Qui de Voltaire ou de Leibnitz ?

dimanche, avril 23rd, 2017

L’optimisme leibnizien n’était pas pour plaire à Voltaire comme en témoigne son Candide très largement commenté dès sa parution au XVIII° siècle. Ce compte philosophique qui fait osciller son héros entre Pangloss et Martin conclut à la vertu d’un sien jardin qu’il convient de cultiver. Cette chute toujours matière à réflexion(s) et à discussion(s) comporte plusieurs volets dont un peut se résumer par le syllogisme suivant : Dieu est parfait, il est le créateur du monde, le monde est donc parfait ! Point n’est besoin d’insister sur le fait que Voltaire n’adhère pas à cette façon de voir. Ne conseille-t-il pas d’abandonner le stérile d’un optimisme béat aux profits d’un optimisme raisonnable par le jeu de la réflexion personnelle ? Ne pourrait-on pas rapprocher ce conte philosophique de l’article suivant, Doom and gloom won’t save the world (http://www.nature.com/news/doom-and-gloom-won-t-save-the-world-1.21850?WT.ec_id=NATURE-20170420&spMailingID=53886296&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1143171486&spReportId=MTE0MzE3MTQ4NgS2) où il est question (tel un titre de chapitre) de choisir entre l’inefficacité et son contraire. Dans l’exemple choisi, l’auteur invite à adopter un optimisme raisonnable dont le côté positif peut par une possible transmission induire un agir qu’une réflexion morbide serait bien en peine d’obtenir. Si l’optimisme béat est parfaitement inactif, il en est de même d’un pessimisme de même type que l’on pourrait fort bien assimiler à une constatation stérile parce que dépourvue de solution.