Il est de bonnes nouvelles comme il en est de moins bonnes, voire de réellement mauvaises ! Ainsi il était de notoriété publique que le renouvellement des neurones était une illusion et que la seule possibilité était une inexorable et rapide disparition au décours de la vie. Pourtant l’espoir renaquit quand il fut prouvé qu’il existait bel et un bien un renouvellement constant, bien que minime, dans des zones privilégiées du cerveau. Aujourd’hui il y a tout lieu d’être inquiet devant cette constatation : l’humanité perd chaque jour un nombre de mots non négligeable environ trois cents (https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/17456916261425131) ! La question est de savoir pourquoi dans le noble but de pouvoir y remédier. La concordance entre les données de l’étude et l’essor de la communication numérique ne peut être passée sous silence ! Mais il s’agit de conversations écrites et non orales qui, elles appartiennent à au autre champ relationnel. Cette communication numérique est également corrélée à l’âge du locuteur puisque plus âgé et utilisant moins ces systèmes, ce dernier perd effectivement moins de mots. Ainsi cette constatation n’autorisant que des hypothèses n’apporte aucune solution. Mais force est de constater que cet appauvrissement verbal signe l’appauvrissement relationnel, car moins de mots c’est aussi moins d’échanges ou des échanges plus pauvres. Et donc s’il n’est pas indispensable d’apprendre une page du dictionnaire par jour, il reste néanmoins important de parcourir pour l’exploiter, toute la richesse du vocabulaire de sa langue native.
