Posts Tagged ‘rôle’

Vous savez dit « paradoxal » ?

jeudi, mai 14th, 2026

Pourquoi le dieu du sommeil, Hypnos est-il le frère du dieu de la mort, Thanatos ? Tandis que Morphée apporte les rêves en prenant les endormis dans ses bras ! Cet état, le sommeil, que partage à tout le moins le règne animal est riche d’histoires, d’interprétations tant il est mystérieux. Qualifié de « petite mort » car on l’imaginait tout autant inutile qu’indispensable à la vie, il ne cesse de poser question. L’étudier reste néanmoins difficile car s’il existe depuis 1920 avec l’EEG de Hans Berger des examens qui se sont affinés, c’est l’adéquation entre ceux-ci et la perception qu’a le dormeur de son sommeil qui reste difficile. S’il a pu être mis en parallèle la période dévolue aux rêves et un aspect spécifique de l’enregistrement électrique (EEG), le sommeil en tant que tel est encore matériel d’étude. C’est l’objet de deux articles qui l’abordent différemment. Le premier Why humans sleep so little, se demande pourquoi l’homme dort si peu. Le second Sleep linked to slower ageing: huge study pinpoints the right amount, apporte UNE réponse à la question concernant le pourquoi du sommeil. La privation de sommeil entraîne des altérations, variables en fonction de son importance, au niveau des différents organes d’un être vivant : c’est donc la preuve de son indispensabilité ! Mais l’homme dormirait beaucoup moins que ce dont il devrait avoir besoin et le regard porté sur l’homme et les grands singes invite à tenter une comparaison entre les deux en ce qui concerne ce besoin physiologique et son rôle. Moins attendu est le bienfait décrit dans le second article, celui du rôle bénéfique sur le vieillissement à condition de respecter une durée idéale, sous entendu, dormir ni trop ni trop peu. Même si les tous les organes ne vieillissent pas selon la même temporalité, même s’il existe des différences entre les populations et le sexes, il existe certainement une durée idéale. Ainsi est-il possible, au vu et au su de ces deux articles d’écrire sur la tête de son lit « Il faut dormir pour vivre et non pas vivre pour dormir !

L’âge en question

samedi, décembre 21st, 2019

A l’instar de Simone de Beauvoir, peut-on défendre cette nouvelle citation « On ne naît pas grand-mère, on le devient ! ». L’hypothèse de la grand-mère est liée à l’existence de la ménopause qui n’est pas une généralité chez les mammifères. Elle reste une prérogative de l’humanité et de rares mammifères marins comme le globicéphale tropical, l’orque, le béluga et le narval. On peut donc qualifier cet état de troisième vie pour celles des espèces qui doivent l’affronter, car il y a un avant et un après à la période de fécondité. Dans la mesure où cette cessation de l’ovulation synonyme d’infertilité n’affecte pas tous les mammifères, on peut se poser la question de savoir à quoi a voulu jouer l’évolution dans ces quelques cas particuliers. Elle a en effet introduit dans les sociétés concernées un nouvel individu dont le rôle reste à déterminer puisqu’il ne sera ni chasseur/cueilleur, ni reproducteur. On aurait tendance à penser que le rôle de protecteur lui conviendrait fort bien et ce en dehors de tout conflit armé ! En tout cas c’est ce qui semble ressortir de l’étude menée par l’équipe de Daniel Franks  Postreproductive killer whale grandmothers improve the survival of their grandoffsprin ( https://www.pnas.org/content/early/2019/12/03/1903844116, résumé in Grandmother Orcas Help Young Whales Survive and Thrive: Study, https://www.the-scientist.com/news-opinion/grandmother-orcas-help-young-whales-survive-and-thrive–study-66836 ). Il ne faudrait donc pas voir le désir de rajeunissement des grand mères comme un refus d’aide aux descendants mais au contraire comme une envie que cette aide dure encore plus longtemps qu’auparavant prouvant que passé et futur peuvent contribuer à un présent meilleur et non pas pire n’en déplaise aux pessimistes de toute obédience.