La nouvelle cellule est arrivée !

décembre 10th, 2018

Résultat de recherche d'images pour "membrane cellulaire"Un petit mois après la soirée de lancement du Beaujolais nouveau 2018, voilà le lancement de la nouvelle cellule. L’ancienne doit son nom à Robert Hooke qui en 1665, la baptisa par analogie avec la petite pièce qu’occupait les moines. Etant donné son grand âge, elle a subit plusieurs phases de rajeunissement sans interruption. Les biologistes ont fait d’elle la plus petite unité vivante douée de la faculté de reproduction et deux types au moins de structures lui appartiennent : les membranes et les organites. Les premières en permettant sa compartimentation définissent alors de petites unités de fonctionnement intracellulaires que sont les organites. Une structure (il en existe d’autres) était néanmoins connue pour être dépourvue de membrane, le nucléole auquel de ce fait on déniait le titre d’organite. La nouvelle cellule (These Organelles Have No Membranes, https://www.the-scientist.com/features/these-organelles-have-no-membranes-65090?utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=68071926&_hsenc=p2ANqtz-8hesqHZrYn-fjX5laUfgVjWjR6V6q6Kk8Tv77p0kPXyx_vQ-rDVMwPhYAlYfffoiHnKSLSH1KfjD1qgzVQIVcvg-WWkA&_hsmi=68071926) est celle qui aujourd’hui a le droit de renfermer des organites dépourvus d’enveloppe membranaire. La membrane qui de statique est devenu dynamique, en compartimentant règle aussi les échanges selon certaines règles qui ne peuvent plus s’appliquer en son absence. Alors par analogie avec ce qui intervient dans des liquides non miscibles, on parle de gouttelette dans une gouttelette … et les échanges vont répondre au phénomène de séparation de phase liquide/liquide. Conséquence non négligeable les protéines flexibles prennent le pas sur les protéines tridimensionnelles fixées et l’étude des maladies dégénératives s’en trouve prendre un nouveau tournant ! A cellule nouvelle, nouvelles hypothèses fonctionnelles.

 

De l’allégorie au mythe !

décembre 6th, 2018

Dire autrement et tenter d’expliquer telles pourraient être très sommairement les différences entre l’allégorie et le mythe ! La haute valeur symbolique de la première s’opposant à la valeur explicative de la seconde n’empêche pourtant pas la confusion entre les deux à tel point que l’on parle tout autant du Mythe que de l’Allégorie de la Caverne, ce qui pourtant est loin d’être identique ! Et il se pourrait bien que Platon soit coutumier du fait puisque l’on parle de façon indifférente de l’Atlantide comme mythe ou comme allégorie. Serait-ce à dire que Platon ne s’exprimait pas de façon claire ? Quoiqu’il en soit il est de notoriété publique que si allégorie il y avait, mythe il y a aussi. De quoi s’agit-il ?  D’une  cité parfaite dont l’hubris fut punie par Zeus mais qui a acquis une telle réalité au fil des siècles qu’elle a inspiré et inspire encore et toujours de multiples explorateurs. Nombreux sont ceux qui partirent à sa recherche ou subodorèrent son existence et il en est toujours ainsi comme en témoigne ce dernier article : Atlantis Found (Again)! And Exasperated Scientists (Again) Raise Their Eyebrows (https://www.livescience.com/64176-lost-city-atlantis-spain.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20181202-ls). Alors doit-on se poser la question de savoir pourquoi de l’allégorie ce texte a glissé vers le mythe. Sur quelles données les écrits de Platon purent-ils être jugés comme authentiques. Probablement essentiellement sur l’emplacement géographique présumé de l’ile que l’on situe volontiers dans une zone particulièrement fréquentée de la Méditerranée. La survenue de désordres climatiques responsables de sa disparition s’ils ne sont pas certains pourraient être possibles. Par contre la civilisation décrite est peu vraisemblable si l’on considère que les faits rapportés se seraient situés il y a neuf mille ans ce qui correspondrait à l’ère mésolithique. Mais rien ne vaudra jamais une bonne chasse au trésor quelque soit l’âge du chasseur !

Encore un problème d’héritage !

décembre 1st, 2018

Le fantasme de l’existence d’une mère de l’humanité s’est trouvé grandement conforté lorsque l’Eve mitochondriale fit son apparition, elle qui venait fort heureusement contrebalancer Pandora et sa boite, Eve et sa pomme. Elle pouvait alors postuler pour assouvir une vraie vengeance contre ces individus du sexe féminin qui ne représentaient que la face sombre de l’humanité. Elle pouvait par ailleurs prétendre à une place de choix dans l’action de la transmission d’un ADN particulier celui que renferme la mitochondrie. Il faut reconnaitre que cette dernière est un organite tout à fait particulier puisque l’on admet (presque) aujourd’hui qu’elle est le fruit d’un processus d’endosymbiose, ce qui pourrait expliquer que les dites mitochondries aient conservé leur propre génome bien que très réduit. Pour que l’humanité ne soit pas redevable que d’une seule mère, on mit en place un père universel, l’Adam chromosome Y. Mais un match nul ne signe pas la fin des hostilités comme pourrait le laisser supposer l’article : Dads (Not Just Moms) Can Pass on Mitochondrial DNA, According to Provocative New Study (https://www.livescience.com/64172-mitochondrial-dna-dads.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20181128-ls). Ainsi si l’on savait que les mitochondries d’origine paternelle disparaissent lors de la pénétration du spermatozoïde dans l’ovocyte (Comment l’ovocyte fécondé se débarrasse des mitochondries paternelles, http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2331.htm), on avait également eu connaissance dès 2004, d’une transmission possible sans y croire vraiment. Il va falloir réviser ce doute à la lumière des dernières découvertes (cf article cité plus haut) qui, si elles ne suppriment pas l’Eve mitochondriale ne la confortent pas non plus ! Sic transit gloria !

Deux questions « essentielles » résolues

novembre 28th, 2018

Qui connaît le WOMBAT ? Ce petit marsupial australien a posé à la biologie animale  deux questions pertinentes et corrélées : comment et pourquoi les fèces de cet animal sont elles de forme cubique (Scientists explain how wombats drop cubed poop,https://phys.org/news/2018-11-scientists-wombats-cubed-poop.html) ? En effet cet animal est le seul connu à fabriquer des crottes dont la géométrie n’est pas sphérique d’où les deux questions ci-dessus. La réponse à la première est venue d’une post doctorante en physique des fluides tandis que la réponse à la seconde repose plutôt sur le bon sens ! En effet comment l’homme réalise t-il des structures cubiques ? Il existe deux façons pour le faire : mouler et/ou couper. Le système digestif tubulaire après l’estomac, agit en moulant dans sa lumière les excréments qu’il va éliminer. Le wombat est herbivore et pour transformer une sphère ou un cylindre en un cube il faut que le système digestif parcouru diffère de ce qui est habituel, c’est à dire un ensemble concentrique de tuniques dont les adaptations en fonction des niveaux ne modifient pourtant pas une structure dans l’ensemble identique. Or justement chez le wombat sus cité le tube digestif ne correspond pas à cette description puisqu’il fait alterner des portions d’élasticité variable ! On n’est pas loin de la dynamique des fluides. Mais en trouver la raison est le moment fort. Les excréments participent à la communication du règne animalier donc pour que les empilements de crottes jouent au mieux leur rôle, il est indispensable qu’ils soient stables et ……, contrairement aux sphères les cubes ne roulent pas ! CQFD

Où doit-on s’arrêter ?

novembre 21st, 2018

Deux articles à lire, à relire, re-relire puis à méditer pour bien comprendre de quoi il retourne ! Il faut néanmoins respecter un certain ordre. C’est la raison pour laquelle on commencera avec profit par : How biologists are creating life-like cells from scratch (https://www.nature.com/articles/d41586-018-07289-x?utm_source=briefing-dy&utm_medium=email&utm_campaign=briefing&utm_content=20181108). Pour faire une cellule il est indispensable de maîtriser au moins quatre conditions essentielles que l’on serait en droit de qualifier de vitales (sans jeu de mots) : la compartimentation, le métabolisme, le stockage et la gestion des informations. Cet ensemble repose sur les qualités exceptionnelles de structures  qui n’ont pas fini d’étonner biologistes, chimistes et physiciens, les membranes. Comme on le sait depuis longtemps il est plus facile de défaire que de refaire, mais on se dit que le but ne doit pas être si éloigné quand on en est à se demander si quatre cent soixante treize gènes est le bon nombre pour que « ça marche ». Plusieurs étapes franchies allègrement et l’on est en mesure d’aborder le second article : Lab-grown ‘mini brains’ produce electrical patterns that resemble those of premature babies (https://www.nature.com/articles/d41586-018-07402-0?utm_source=briefing-dy&utm_medium=email&utm_campaign=briefing&utm_content=20181116). La technique est autre mais pas moins sujette à question à propos des ondes que l’organoïde cérébral génère. Après ces deux lectures, deux questions s’imposent : la cellule synthétique appartiendra-t-elle au monde vivant quand elle fera montre d’adaptativité, l’organoïde cérébral sera-il en mesure d’évoluer vers la conscience ?

L’immuabilité n’est pas de ce monde !

novembre 17th, 2018

Il n’est pas impossible que la transformation d’un temps circulaire en un temps linéaire ait été une des conditions indispensable à la mise en place progressive de la théorie de l’évolution. Deux bretteurs s’affirmèrent contre la théorie du fixisme, Jean Baptiste de Lamarck s’appuyant sur le transformisme et Charles Darwin sur l’évolutionnisme. Il manqua à ce dernier, la possibilité d’expliquer les mécanismes que la génétique pu prendre en charge quelques décennies plus tard.   Mais à ceux qui pensèrent alors que la boucle était bouclée, manquait un nouveau concept, celui de l’épigénétique. Si on peut voir une expression du  fatum dans la transmission génétique de parent à enfant, l’expérience prouve que leur expression ne suit pas la même transmissibilité. C’est alors que survient l’épigénétique qui sans modifier le patrimoine génétique introduit des modifications qui peuvent être transitoires, pérennes, transmissibles ou non ! Parce qu’elle  peut être d’origine accidentelle ou environnementale, l’exploration de son/ses domaine(s) est particulièrement ardue et ses frontières restent à délimiter comme en témoigne cet article récent : Opinion: The New Frontiers of Epigenetics (https://www.the-scientist.com/news-opinion/opinion–the-new-frontiers-of-epigenetics-65076). Si les nouvelles techniques constituent une avancée réelle dans le domaine médical avec un certain degré de certitude il n’en est pas de même dans le domaine sociétal qui englobe l’environnement dans son ensemble. S’il ne s’agit pas d’un parfait « trait pour trait », il existe bel et bien un air de ressemblance avec le naturalisme de la fin du XIX° siècle quand Zola tentait d’expliquer l’importance du milieu sur le comportement.  Après la génétique, l’épigénétique, quelle sera la prochaine étape, celle qui expliquera la liberté du comportement humain ?

Solution en vue ?

novembre 10th, 2018

 

C’est une question à la mesure, peut-être même à la démesure, de l’humanité : Trouver une définition de l’Intelligence. Nombreux sont ceux à s’y être attelés et il faut bien le reconnaître le succès n’était pas encore au rendez-vous jusqu’à ce jour où survint, The Biological Roots of Intelligence (https://www.the-scientist.com/features/the-biological-roots-of-intelligence-64931?utm_campaign=TS_eTOC_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=67169279&_hsenc=p2ANqtz-9ZX0CCLvxqxKnlmBBEIYb1x1FzIpZiXXZ2lDNnp8IjyfWKjaiKIsZJ1M2z_IZdwNvE-qiVYCQsVdbCdJ47SUAbjvXyeA&_hsmi=67169279) ? L’auteur n’a pas choisi la facilité, mais le sujet lui-même le laissait entrevoir. Car il s’agit à la fois, la tâche est titanesque, de découvrir les racines de l’intelligence sans oublier de, simultanément, la définir ! C’est bien sûr l’occasion de reparler du QI, mais alors pourquoi ne pas avoir également evoquer le QI amélioré (?), test de Wechsler connu sous l’acronyme de WAIS (Wechsler Adult Intelligence Scale, https://fr.wikipedia.org/wiki/Wechsler_Adult_Intelligence_Scale). Les différentes études portant sur l’anatomie, la physiologie, l’imagerie fonctionnelle, les circuits, la génétique n’apportant pas la réponse, c’est alors que s’impose la question princeps, celle qui concerne la définition de la dite intelligence. En effet quand la technique est insuffisante à la démonstration, il se pourrait que les outils  ne soient pas adaptés ! D’où la question: « Qu’est-ce que l’intelligence ? Pourquoi ne serait-il pas raisonnable de penser qu’il ne s’agit pas d’un trait particulier, mais bien de la sommation de plusieurs traits humains. Alors comme le  conclut l’article  Notre intelligence est-elle suffisante pour comprendre la base de notre propre intelligence ? Que deviennent alors les recherches en cours sinon des coups d’épée dans l’eau sombre d’une boite noire qui n’a pas fini de faire parler d’elle ! Heureusement la mesure du QI,  contrairement à ce que de mauvais esprits laisseraient entendre, semble bel et bien s’améliorer ce qui constitue in fine le point positif de cette enquête.

 

Action dite à double effet

octobre 30th, 2018

Philippa Foot en 1967, avait-elle imaginé proposer le dilemme qui l’a rendue célèbre  directement à un engin auto mobile quand le choix appartenait à l’époque au conducteur du dit véhicule alors seulement mobile (The Problem of Abortion and the Doctrine of the Double Effect, in Virtues and Vices, Oxford: Basil Blackwell, 1978 originally appeared in the Oxford Review, Number 5, 1967). Cette question est en fait plus ancienne que ne le laisse supposer le dilemme du tramway (à noter que de nombreuses variantes en sont possibles). En réalité, la question a été posée il y a bien plus longtemps puisque Tomas d’Aquin s’était déjà penché sur le problème de l’action dite à double effet : peut-on choisir une action comportant à la fois de bons et de mauvais effets et ce dans quelles circonstances ? Toujours d’actualité, la question s’est déjà posée aux concepteurs de la voiture sans chauffeur (Self-driving car dilemmas reveal that moral choices are not universal, https://www.nature.com/articles/d41586-018-07135-0?utm_source=briefing-dy&utm_medium=email&utm_campaign=briefing&utm_content=20181025). En vue de répondre à la machine placée en mode interrogation, une plateforme dénommée Moral Machine a déjà vu le jour et il se pourrait que sa  tâche relève de l’impossible quand on se réfère à cette partie du titre de l’article sus cité : les choix moraux ne sont pas universels ! Loin de Kant et de son impératif catégorique comment gérer cette constatation  que des  choix qui s’inscrivent dans le champ de la morale subissent des variations selon les pays et donc les cultures et leur histoire ! Serait-on en face de la démonstration qu’il n’existe pas une humanité, que l‘humanité est un vain mot, une idée pieuse, voire une idée creuse  ? Peut-on se satisfaire de la remarque selon laquelle les situations proposées ont peu de chances de survenir d’où la faible probabilité que la machine se trouve confrontée à l’une d’entre elles. Quoiqu’il en soit, on relèvera toujours l’existence de deux versants, l’un en amont l’autre en aval dans l’action morale : ses motivations et des conséquences , les premières devant être indépendantes des secondes.

Mirabile factu

octobre 24th, 2018

La question n’est pas de savoir si l’on y croit mais plutôt de savoir s’étonner devant un état de fait contre lequel il risque d’être difficile de s’opposer à moins que de trouver plus de désavantages que d’avantages à la situation. De quoi s’agit-il donc ? Comme le décrit l’article Biohackers Are Implanting Everything From Magnets to Sex Toys (https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-10-19/biohackers-are-implanting-everything-from-magnets-to-sex-toys). Quand on choisit d’ignorer les bienfais des sex toys sous contrôle bio ionique il reste néanmoins suffisamment d’autres domaines d’utilisation à explorer. Progressivement l’appareillage réparateur a envahi l’humanité et si l' »Homme qui valait trois milliards » (d’après le roman Cyborg, 1972) n’est pas encore abouti, il est en voie de réalisation. Les implants sont maintenant légion et il ne viendrait à l’idée de personne de s’élever contre la pose d’une valve cardiaque artificielle, d’une lentille torique à la place d’un cristallin. Si l’implantation cochléaire précoce chez le jeune enfant a posé lui plus de questions que dire des implants que présente l’article sus cité. Armé de cette application bio technologique, point n’est besoin de clef pour ouvrir sa porte, plus n’est besoin de carte vitale, et chaque compte bancaire est devenu partie intégrante de son propriétaire.  Ainsi le cyborg n’appartient-il plus à la science fiction. Si les exemples précédents peuvent faire sourire c’est en raison d’une exploitation mercantile des applications des nanotechnologies. C’est le choix d’une course aux profits qui occulte le versant positif de toutes les possibilités offertes par ce champ de recherche. Ainsi quelles seraient les critiques que l’on pourrait faire à la nanotechnologie appliquée à la santé dans le diagnostic tout autant que la thérapeutique. Tel Ulysse qui se fit attacher au mât de son navire et rendit ses marins temporairement sourds, il faut se souvenir que le chant des sirènes  n’est qu’une « offre en apparence séduisante, mais pouvant se retourner contre celui qui l’accepte« .

« Voyage au centre de la terre »

octobre 18th, 2018

L’édition originale de l’œuvre de Jules Verne, Voyage au centre de la terre par Pierre Jules Hetzel , parait le 25 novembre 1864 en un volume in-18. La traduction d’un message codé par un professeur de minéralogie aidé de son neveu, va conduire les deux aventuriers à découvrir pour le parcourir un monde souterrain inconnu. Jules Verne fut coutumier du fait puisque l’éditeur créa à son propos la collection des Voyages extraordinaires dont les versions de luxe se paraient de gravures en noir et blanc, œuvres d’artistes différents. Cent cinquante quatre ans plus tard, l’homme continue d’explorer les mondes qui lui sont inconnus qu’ils soient souterrains ou célestes. En témoignent : Life Thrives Within the Earth’s Crust (https://www.the-scientist.com/features/life-thrives-within-the-earths-crust-64805) augmentée d’une Video: How Deep Have We Drilled? (https://www.the-scientist.com/multimedia/video–how-deep-have-we-drilled–64884). Quarante ans plus tôt, Champollion s’était illustré en publiant  son Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens et il n’est pas impossible que le parchemin codé initial n’en soit une réminiscence mais l’œuvre de Jules Vernes s’inscrit totalement dans ce XIX° siècle féru des beautés de la science et de la grandeur de ceux qui la pratiquent, à la base du développement du positivisme philosophique.  Mais faut-il s’en réjouir ou le déplorer, fondamentalement la quête reste  la même au fil des âges : l’origine de la vie et de ses multiples expressions. Si l’on sait que certains voyages imaginés ne sont pas (encore/jamais ?) possibles, la technicité en autorise d’autres tout aussi instructifs et l’on aurait envie de s’imaginer plus proche de l’extrémité du tunnel.