Un petit mois après la soirée de lancement du Beaujolais nouveau 2018, voilà le lancement de la nouvelle cellule. L’ancienne doit son nom à Robert Hooke qui en 1665, la baptisa par analogie avec la petite pièce qu’occupait les moines. Etant donné son grand âge, elle a subit plusieurs phases de rajeunissement sans interruption. Les biologistes ont fait d’elle la plus petite unité vivante douée de la faculté de reproduction et deux types au moins de structures lui appartiennent : les membranes et les organites. Les premières en permettant sa compartimentation définissent alors de petites unités de fonctionnement intracellulaires que sont les organites. Une structure (il en existe d’autres) était néanmoins connue pour être dépourvue de membrane, le nucléole auquel de ce fait on déniait le titre d’organite. La nouvelle cellule (These Organelles Have No Membranes, https://www.the-scientist.com/features/these-organelles-have-no-membranes-65090?utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=68071926&_hsenc=p2ANqtz-8hesqHZrYn-fjX5laUfgVjWjR6V6q6Kk8Tv77p0kPXyx_vQ-rDVMwPhYAlYfffoiHnKSLSH1KfjD1qgzVQIVcvg-WWkA&_hsmi=68071926) est celle qui aujourd’hui a le droit de renfermer des organites dépourvus d’enveloppe membranaire. La membrane qui de statique est devenu dynamique, en compartimentant règle aussi les échanges selon certaines règles qui ne peuvent plus s’appliquer en son absence. Alors par analogie avec ce qui intervient dans des liquides non miscibles, on parle de gouttelette dans une gouttelette … et les échanges vont répondre au phénomène de séparation de phase liquide/liquide. Conséquence non négligeable les protéines flexibles prennent le pas sur les protéines tridimensionnelles fixées et l’étude des maladies dégénératives s’en trouve prendre un nouveau tournant ! A cellule nouvelle, nouvelles hypothèses fonctionnelles.
Dire autrement et tenter d’expliquer telles pourraient être très sommairement les différences entre l’allégorie et le mythe ! La haute valeur symbolique de la première s’opposant à la valeur explicative de la seconde n’empêche pourtant pas la confusion entre les deux à tel point que l’on parle tout autant du Mythe que de l’Allégorie de la Caverne, ce qui pourtant est loin d’être identique ! Et il se pourrait bien que Platon soit coutumier du fait puisque l’on parle de façon indifférente de l’Atlantide comme mythe ou comme allégorie. Serait-ce à dire que Platon ne s’exprimait pas de façon claire ? Quoiqu’il en soit il est de notoriété publique que si allégorie il y avait, mythe il y a aussi. De quoi s’agit-il ? D’une cité parfaite dont l’hubris fut punie par Zeus mais qui a acquis une telle réalité au fil des siècles qu’elle a inspiré et inspire encore et toujours de multiples explorateurs. Nombreux sont ceux qui partirent à sa recherche ou subodorèrent son existence et il en est toujours ainsi comme en témoigne ce dernier article : Atlantis Found (Again)! And Exasperated Scientists (Again) Raise Their Eyebrows (
Le fantasme de l’existence d’une mère de l’humanité s’est trouvé grandement conforté lorsque l’Eve mitochondriale fit son apparition, elle qui venait fort heureusement contrebalancer Pandora et sa boite, Eve et sa pomme. Elle pouvait alors postuler pour assouvir une vraie vengeance contre ces individus du sexe féminin qui ne représentaient que la face sombre de l’humanité. Elle pouvait par ailleurs prétendre à une place de choix dans l’action de la transmission d’un ADN particulier celui que renferme la mitochondrie. Il faut reconnaitre que cette dernière est un organite tout à fait particulier puisque l’on admet (presque) aujourd’hui qu’elle est le fruit d’un processus d’endosymbiose, ce qui pourrait expliquer que les dites mitochondries aient conservé leur propre génome bien que très réduit. Pour que l’humanité ne soit pas redevable que d’une seule mère, on mit en place un père universel, l’Adam chromosome Y. Mais un match nul ne signe pas la fin des hostilités comme pourrait le laisser supposer l’article : Dads (Not Just Moms) Can Pass on Mitochondrial DNA, According to Provocative New Study (
Qui connaît le WOMBAT ? Ce petit marsupial australien a posé à la biologie animale deux questions pertinentes et corrélées : comment et pourquoi les fèces de cet animal sont elles de forme cubique (Scientists explain how wombats drop cubed poop,
Deux articles à lire, à relire, re-relire puis à méditer pour bien comprendre de quoi il retourne ! Il faut néanmoins respecter un certain ordre. C’est la raison pour laquelle on commencera avec profit par : How biologists are creating life-like cells from scratch (
Il n’est pas impossible que la transformation d’un temps circulaire en un temps linéaire ait été une des conditions indispensable à la mise en place progressive de la théorie de l’évolution. Deux bretteurs s’affirmèrent contre la théorie du fixisme, Jean Baptiste de Lamarck s’appuyant sur le transformisme et Charles Darwin sur l’évolutionnisme. Il manqua à ce dernier, la possibilité d’expliquer les mécanismes que la génétique pu prendre en charge quelques décennies plus tard. Mais à ceux qui pensèrent alors que la boucle était bouclée, manquait un nouveau concept, celui de l’épigénétique. Si on peut voir une expression du fatum dans la transmission génétique de parent à enfant, l’expérience prouve que leur expression ne suit pas la même transmissibilité. C’est alors que survient l’épigénétique qui sans modifier le patrimoine génétique introduit des modifications qui peuvent être transitoires, pérennes, transmissibles ou non ! Parce qu’elle peut être d’origine accidentelle ou environnementale, l’exploration de son/ses domaine(s) est particulièrement ardue et ses frontières restent à délimiter comme en témoigne cet article récent : Opinion: The New Frontiers of Epigenetics (
C’est une question à la mesure, peut-être même à la démesure, de l’humanité : Trouver une définition de l’Intelligence. Nombreux sont ceux à s’y être attelés et il faut bien le reconnaître le succès n’était pas encore au rendez-vous jusqu’à ce jour où survint, The Biological Roots of Intelligence (
Philippa Foot en 1967, avait-elle imaginé proposer le dilemme qui l’a rendue célèbre directement à un engin auto mobile quand le choix appartenait à l’époque au conducteur du dit véhicule alors seulement mobile (The Problem of Abortion and the Doctrine of the Double Effect, in Virtues and Vices, Oxford: Basil Blackwell, 1978 originally appeared in the Oxford Review, Number 5, 1967). Cette question est en fait plus ancienne que ne le laisse supposer le dilemme du tramway (à noter que de nombreuses variantes en sont possibles). En réalité, la question a été posée il y a bien plus longtemps puisque Tomas d’Aquin s’était déjà penché sur le problème de l’action dite à double effet : peut-on choisir une action comportant à la fois de bons et de mauvais effets et ce dans quelles circonstances ? Toujours d’actualité, la question s’est déjà posée aux concepteurs de la voiture sans chauffeur (Self-driving car dilemmas reveal that moral choices are not universal,
La question n’est pas de savoir si l’on y croit mais plutôt de savoir s’étonner devant un état de fait contre lequel il risque d’être difficile de s’opposer à moins que de trouver plus de désavantages que d’avantages à la situation. De quoi s’agit-il donc ? Comme le décrit l’article 