Quand la fin de vie devient une interrogation sociétale, il peut en être de même de la vie finie. Quand la première n’est pas exclusivement autocentrée, la seconde l’est totalement. Se préparer au départ ne prépare pas celui qui reste et l’expression « faire son deuil » a une réalité, car l’absence a sa consistance et c’est elle qui se fait entendre. À ce que l’on peut qualifier de trouble psychiatrique par sa durée, et la souffrance qui s’y associe, il existe pourtant une base anatomique constituée de circuits neuronaux dont le fonctionnement est altéré (A neurobiological perspective on prolonged grief disorder). Les zones impliquées appartiennent au système de récompense, celle-ci étant assimilée dans ce cas particulier « au fort désir de retrouver le défunt « . Ces résultats ne seraient que préliminaires, l’échantillonnage étant peu représentatif de part sa taille. Il n’en reste pas moins vrai que la douleur est réelle et qu’une solution pourrait se profiler à l’horizon (AI griefbots could change how we mourn — but there are serious risks ahead), mais avec la question suivante : « la fin justifie-t-elle les moyens » ? Car il ne s’agit ni plus ni moins que d’une résurrection numérique, encore que le vocable de « résurrection » convienne assez peu tant est grande la possibilité de faire de cet avatar une copie non conforme à la réalité. II serait en effet tentant de modifier dans un sens comme dans un autre, un parent pour expliciter le déroulé de sa vie : Folcoche contre Madame Rosa ! Quant aux motivations, si celles du demandeur sont dépourvues de toute finalité mercantile il n’en est pas de même concernant celles du concepteur de ce « bot de la mort » ! Ce qui interroge sur la démarche …
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L’homme, le robot et la mort
samedi, février 28th, 2026On ne le dira jamais assez …..
jeudi, décembre 15th, 2016
Si le malheur des uns ne fait pas le bonheur des autres, il peut néanmoins contribuer à aider l’autre par la compréhension du pourquoi et ainsi le conduire à un autre comment. C’est ce dont traite l’article « Could Critical Incident Reporting Fix Preclinical Research? » (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/47707/title/Could-Critical-Incident-Reporting-Fix-Preclinical-Research-/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=39085244&_hsenc=p2ANqtz–uLOv5wTzk_ilu5MQ4DeRoe7bcuzAZfO6rUjbK_bvVJPhPhqbIO0sIlErbmXPNjxjK-ZZWraoIyTk-X3yZI4NBTczviw&_hsmi=39085244) faisant poindre comme une bonne nouvelle en cette fin d’année. Ainsi il se pourrait bien que se précise une nouvelle justification de l’apport de l’erreur dans la démarche de celui qui cherche et pourrait se désespérer de ne pas trouver. Car une fois passée la déception/frustration du non aboutissement des résultats du protocole expérimental vient la double question du pourquoi/comment qui ne se résout pas nécessairement dans la minute suivante. Certes chacun sait que « Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage », mais pour Boileau il s’agissait d’améliorer pas de refaire … Donc si le voisin a eu les mêmes difficultés pourquoi ne pas en avoir connaissance à charge de choisir la même attitude lorsque le besoin s’en fera sentir ? A l’heure où la mise en commun de tout et de rien est devenu précepte de vie, la mise en commun d’erreurs pour les éviter prend tout son sens ! Ainsi pourrait-il être recommandé de mettre en place des rapports d’incidents, selon un protocole suffisamment universel. Mais oh surprise, l’anonymisation du recueil des données se serait révélée indispensable au regard du nombre des réponses ! Serait-ce à dire qu’il existe une connotation honteuse à coucher sur le papier des informations parce qu’elles ne doivent exister que dans le secret d’un laboratoire ! On a peine à y croire au regard de la mise en place d’une culture du résultat !
