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Seraient-ce des tabous ?

dimanche, mai 3rd, 2026

Ne pas parler d’un sujet ne le fait pas pour autant disparaitre, comme il en est de la poussière sous le tapis. Il est de fait que l’histoire des sciences, l’épistémologie, est rarement enseignée si ce n’est dans une branche de la philosophie, la philosophie des sciences. Or peut-être ne serait-il pas inopportun d’avoir un regard sur la démarche scientifique car un déroulé au long cours en apprend plus que chaque étape vue à l’aune de la contemporanéité (How much history should there be in science education?). Par ailleurs cette vision aurait également l’intérêt de montrer que l’erreur est inhérente à la démarche et hautement didactique (We need to talk about failure in science). En fait il est évident que l’histoire marche de paire avec l’erreur ! Replacer chaque marche de l’ascension vers le but, celui de la Vérité, dans son contexte est indispensable à la compréhension et efface ce qui des siècles plus tard serait taxé d’erreur. Il n’en reste pas moins vrai que des erreurs ont existé, existent et existeront et qu’il est indispensable de les reconnaître pour rétablir le droit chemin. Deux auteurs ont été et restent particulièrement impliqués dans cette vision dynamique des sciences. C’est le cas de Claude Bernard (Introduction à l’étude de la médecine expérimentale) et de Gaston Bachelard (concept de rupture épistémologique). Au premier revient le rôle d’avoir codifié (pour toujours ? ) la vérification de l’hypothèse par l’expérience quelque soit le degré de technicité. Au second, revient l’acceptation du changement radical de paradigme. L’un ne va pas sans l’autre : expérimenter rigoureusement sans s’interdire le saut dans l’ailleurs !

On ne le dira jamais assez …..

jeudi, décembre 15th, 2016

bonnet_d_aneSi le malheur des uns ne fait pas le bonheur des autres,  il peut néanmoins contribuer à aider l’autre par la compréhension du pourquoi et ainsi le conduire à un autre comment. C’est ce dont traite l’article « Could Critical Incident Reporting Fix Preclinical Research? » (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/47707/title/Could-Critical-Incident-Reporting-Fix-Preclinical-Research-/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=39085244&_hsenc=p2ANqtz–uLOv5wTzk_ilu5MQ4DeRoe7bcuzAZfO6rUjbK_bvVJPhPhqbIO0sIlErbmXPNjxjK-ZZWraoIyTk-X3yZI4NBTczviw&_hsmi=39085244) faisant poindre comme une bonne nouvelle en cette fin d’année. Ainsi il se pourrait bien que se précise une nouvelle justification de l’apport de l’erreur dans la démarche de celui qui cherche et pourrait se désespérer de ne pas trouver. Car une fois passée la déception/frustration du non aboutissement des résultats du protocole expérimental vient la double question du pourquoi/comment qui ne se résout pas nécessairement dans la minute suivante. Certes chacun sait que « Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage », mais pour Boileau il s’agissait d’améliorer pas de refaire … Donc si le voisin a eu les mêmes difficultés pourquoi ne pas en avoir connaissance à charge de choisir la même attitude lorsque le besoin s’en fera sentir ? A  l’heure où la mise en commun de tout et de rien est devenu précepte de vie, la mise en commun d’erreurs pour les éviter prend tout son sens ! Ainsi pourrait-il être recommandé de mettre en place des rapports d’incidents, selon un protocole suffisamment universel. Mais oh surprise, l’anonymisation du recueil des données se serait révélée indispensable au regard du nombre des réponses ! Serait-ce à  dire qu’il existe une connotation honteuse à coucher sur le papier des informations parce qu’elles ne doivent exister que dans le secret d’un laboratoire ! On a peine à y croire au regard de la mise en place d’une culture du résultat !