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A quand remonte le début ?

dimanche, mars 23rd, 2025

Même si l’article ne traite pas d’une « vérité scientifique », tant s’en faut, il s’agit néanmoins d’une vérité dont l’intemporalité confond quand on professe la relativité temporelle dans ce domaine. Mais peut-être est-ce justement parce qu’il ne s’agit pas de science mais d’une observation : la constatation ne prête pas à discussion quand il n’y a pas interprétation sensorielle, elle est donc l’ expression de la vérité. Si l’intemporalité est évidente il en en est de même pour l’universalité puisqu’il s’agit tout simplement de faits sociétaux que séparent environ trente cinq siècles (Mechanical Dog: A ‘good boy’ from ancient Egypt that has a red tongue and ‘barks’). En ces temps là, les humains avaient, pense-t-on depuis longtemps, des animaux de compagnie dont les chiens faisaient partie. Parce qu’attachés à ces derniers, ils étaient déjà capables d’en faire des représentations animées. Ainsi en est-il de ce chien en ivoire, qui par le jeu d’un simple mécanisme ouvre la gueule, laissant apercevoir sa dentition et sa langue rouge. Ce qui manque à l’observateur d’aujourd’hui, c’est l’intentionalité de l’objet : jouet ou objet cultuel, l’un n’excluant pas l’autre. Plus près encore des préoccupations actuelles, la loi punissait le meurtre de tout chien portant un collier, c’est à dire tout chien ayant un maitre. Seule aujourd’hui la puce électronique a remplacé le collier pour mettre un nom sur le propriétaire de l’animal. Pour le reste, rien n’a changé.

Artefact

lundi, octobre 24th, 2016

8c6718c8-9653-0d4e-92b6154d8da6a5beComme chacun le sait, il y a artefact et artefact selon celui qui utilise le terme. Ainsi la lecture d’une photographie, d’une image radiologique, d’une image histologique peut-elle se révéler parasitée par une autre image sans rapport avec celle qui est l’objet de l’attention : il s’agit d’une image construite et non pas de l’image brute. Cette image ne participe pas à la réalité et doit donc être soustraite. Pour l’archéologue, au contraire, l’artefact est une construction de l ‘homme à laquelle il convient d’apporter une signification. Ce qui est troublant c’est que dans ces deux éventualités, il s’agit d’une construction, dont on tiendra ou non compte selon qu’il y aura eu ou non intentionnalité,  ! Dans l’histoire des artefacts, une période en est particulièrement riche, le paléolithique. Mais dans le cas présent il ne s’agit pas de l’homme de néandertal mais du Sapajus libidinosus actuel ! (One sharp edge does not a tool make, http://www.nature.com/news/one-sharp-edge-does-not-a-tool-make-1.20824?WT.ec_id=NATURE-20161021&spMailingID=52572798&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1023853150&spReportId=MTAyMzg1MzE1MAS2).  En effet, ce charmant petit animal se livre à une occupation consistant à briser en de nombreux morceaux, des pierres, créant ainsi des formes aux arêtes multiples et acérées. L’homme de néandertal ne faisait pas autre chose et on admet que plus les arêtes sont nombreuses, plus sophistiqué est son objet. On se perd donc en conjectures en ce qui concerne ce singe capucin. Quant à  l’auteur de l’article, ne pourrait-ce être enfin une réponse à certaines des questions posées par Stanley Kubrick en 1968 ?