Posts Tagged ‘scientifique’

Un autre déterminisme ?

mercredi, novembre 9th, 2016

98647446_oDéterminisme : succession d’événements répondant au principe de causalité du passé et des lois de la physique. Définition à laquelle on apporte généralement la précision suivante à savoir la distinction entre un déterminisme restreint et un déterminisme universel. Dans le cas présent il s’agirait plutôt du premier que du second puisqu’il concerne celui qui régit la trajectoire d’un chercheur dont on apprécie la trajectoire scientifique (Predicting Scientific Success, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/47423/title/Predicting-Scientific-Success/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=37052455&_hsenc=p2ANqtz–YE0Sf5BHnr9rswYlCjQd2gS0kToUtXkymCg49iAi0qeRWNVsJ6s2NfNxjLS5lWodRdO3Hawok5MomCvJoQBmiuflsyg&_hsmi=37052455). En fait il ne s’agit ni plus ni moins que d’un étiquetage qualitatif d’un individu au regard d’une publication qu’il a fournie à la communauté à laquelle il appartient. Plutôt que la boule de cristal, parfois soumise à certains errements, il serait en effet plus simple de suivre les conseils dispensés dans l’article sus nommé. Ainsi a-t-on mis à jour un niveau d’impact constant Q, soit à reconnaître que le bon chercheur est tout aussi bon en début qu’en fin de carrière, mais également que son meilleur article peut intervenir n’importe quand au décours de son parcours. Il semble bien dés lors d’une part qu’il soit difficile de choisir le bon cheval pour sa future équipe et d’autre part qu’il est inutile de nourrir trop d’espoir en soi !

Artefact

lundi, octobre 24th, 2016

8c6718c8-9653-0d4e-92b6154d8da6a5beComme chacun le sait, il y a artefact et artefact selon celui qui utilise le terme. Ainsi la lecture d’une photographie, d’une image radiologique, d’une image histologique peut-elle se révéler parasitée par une autre image sans rapport avec celle qui est l’objet de l’attention : il s’agit d’une image construite et non pas de l’image brute. Cette image ne participe pas à la réalité et doit donc être soustraite. Pour l’archéologue, au contraire, l’artefact est une construction de l ‘homme à laquelle il convient d’apporter une signification. Ce qui est troublant c’est que dans ces deux éventualités, il s’agit d’une construction, dont on tiendra ou non compte selon qu’il y aura eu ou non intentionnalité,  ! Dans l’histoire des artefacts, une période en est particulièrement riche, le paléolithique. Mais dans le cas présent il ne s’agit pas de l’homme de néandertal mais du Sapajus libidinosus actuel ! (One sharp edge does not a tool make, http://www.nature.com/news/one-sharp-edge-does-not-a-tool-make-1.20824?WT.ec_id=NATURE-20161021&spMailingID=52572798&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1023853150&spReportId=MTAyMzg1MzE1MAS2).  En effet, ce charmant petit animal se livre à une occupation consistant à briser en de nombreux morceaux, des pierres, créant ainsi des formes aux arêtes multiples et acérées. L’homme de néandertal ne faisait pas autre chose et on admet que plus les arêtes sont nombreuses, plus sophistiqué est son objet. On se perd donc en conjectures en ce qui concerne ce singe capucin. Quant à  l’auteur de l’article, ne pourrait-ce être enfin une réponse à certaines des questions posées par Stanley Kubrick en 1968 ?

Un Narcisse peut en cacher un autre

dimanche, octobre 16th, 2016

pervers-narcissiqueQuelques aient été les raisons qui poussèrent Narcisse à se mirer dans l’eau, sa mort était écrite tout autant que la fleur qui en naquit. Ainsi un amour immodéré de soi-même conduit-il à une disparition que vient tempérer une renaissance qui défie le temps. Ce personnage témoigne de l’exemplarité de la mythologie dans la culture européenne puisqu’il a donné naissance au concept de narcissisme selon Freud (1914) d’où provient par dévoiement, la perversion narcissique selon  Paul-Claude Racamier (1986), bien que non reconnue comme trouble clinique. Le narcissisme que l’on a pu qualifier de première étape de la confiance en soi, n’aurait-il que des désavantages et devrait-il être combattu plutôt qu’admirer voire rechercher ? C’est en quelque sorte la question que se pose Bruno Lemaitre en prenant comme point de départ,  Jacques Monod, nobélisé en 1965 (The Narcissistic Scientist (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/47037/title/The-Narcissistic-Scientist/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=35370370&_hsenc=p2ANqtz-_BArtIiN1fFi1j1M4LmAIcn2tcpBU0GskzSl6zfMvC4FH3VKjnHr0jghj2RJ7ieL5pydr4CpyZxcjkppFylJol3AwSbg&_hsmi=35370370) et son livre An Essay on Science and Narcissism regorge d’exemples (Book Excerpt from An Essay on Science and Narcissism, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/47179/title/Book-Excerpt-from-An-Essay-on-Science-and-Narcissism/). En effet pourquoi donc cette aptitude à l’auto satisfaction épargnerait-elle certaines classes plus que d’autres et en particulier les scientifiques ? Leur désir de compréhension basée sur la rationalité objective devrait les protéger mais il  semble bien que ce ne soit pas le cas et qu’ils perdent à plus ou moins long terme leurs repères, balayés par un surmoi débridé ? C’est alors que disparaît la relativité de la vérité scientifique dynamique au profit d’une vérité absolue statique, et ce ne sera plus un bien pour un mal, mais un mal pour un bien.