C’est en 1920, que JosephČapek, crée le terme de « robot » pour la pièce de science fiction de son frère Karel, R.U.R (Rossum’s Universal Robots). Dans cette œuvre il s’agit déjà de machines biologiques d’apparence humaine, mais dépourvues de sentiments, sentiments qu’ils acquerront plus tard. Les auteurs de science fiction ont parfaitement accepté ce nouvel arrivant et les scientifiques leur ont emboité le pas en allant de plus en plus loin dans leur sophistication. Ainsi la famille s’est-elle agrandie depuis les robots industriels, avec des robots domestiques, médicaux, militaires : tous construits sur le modèle (très schématique) d’un dispositif alliant mécanique, électronique et informatique. Mais la recherche ne s’est pas interdit d’aller plus loin, c’est ainsi que vient de naitre le robot biologique ou xénobot (Neurobots: Biological Robots with A Simple Nervous System). Cette grenouille qui a spontanément et largement donné son corps à la science depuis des décennies est remarquable par ses pieds étranges d’où son qualificatif de xénope (ξένος : étranger) : de ce fait on peut raisonnablement affirmer sans se tromper que le xénobot est doublement étrange ! Cette entité est assurément remarquable puisqu’il s’agit d’un neurobot, c’est à dire, comportant des structures neuronales : »les neurobots affichaient un profil avec un nombre significativement plus élevé de gènes différentiellement exprimés, dont beaucoup étaient liés au développement du système nerveux« . Bienvenue à ce nouveau né dans le monde des robots puisqu’il a pour fonction essentielle d’avancer dans la compréhension des mécanismes fondamentaux du développement normal et des pathologies neurodégénératives.
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Une nouvelle parentèle ?
lundi, avril 13th, 2026Mais qu’est-ce que c’est ?
vendredi, décembre 10th, 2021
Ce jeu addictif sorti en Mai 1980 au Japon sous l’appellation Puckman, commercialisé en Octobre de la même année aux Etats Unis, fut connu sous le nom de Pac-Man, lui-même dérivé de l’onomatopée japonaise paku paku qui dénote l’action d’ouvrir et refermer la bouche pour manger avec gloutonnerie, action que ce charmant petit personnage jaune réalisait avec délectation pour le plus grand plaisir de ses joueurs. Dans le jeu des sept familles, on peut maintenant appeler plusieurs membres du groupe « robot » (https://www.intel.fr/content/www/fr/fr/robotics/types-and-applications.html) parmi lesquels les « cobots » sont les plus connus ainsi que les robots « médicaux » qui commencent également à faire parler d’eux dans le domaine de l’aide à la chirurgie. Aujourd’hui place au « xénobot »(“Xenobot” Living Robots Can Reproduce, htts://www.jim.fr/medecin/jimplus/hightech/e-docs/generation_pac_man__190247/document_jim_plus.phtml) le petit dernier de la famille. Xeno pour Xenopus laevis, amphibien de la famille des Pipidae. Il s’agit ni plus ni moins que d’agrégats de cellules souches provenant de l’amphibien sus cité et qui ont provoqué la stupéfaction des chercheurs par leur capacité à se reproduire d’une façon particulièrement originale et spécifique puisqu’aucun organisme vivant connu ne le peut. Après manipulations, il s’est avéré que la forme dite en « Pac-Man » était la plus apte à produire des « bébés xénobots » qui se sont eux-mêmes reproduits, ce qui n’était pas possible lorsqu’ils n’affichaient pas cette forme. De faibles et rapidement mortels ils devenaient résistants et aptes à se reproduire, selon un processus peu ordinaire mais tout à fait efficace : l’auto replication cinétique, déjà connue pour certaines molécules mais pas pour des organismes multicellulaires. On leur prédit un bel avenir et ce d’autant plus qu’il s’agit d’un système qui est hautement contrôlable. Il n’y aurait donc aucun danger en perspective !
