Le doute détourné

février 9th, 2020

Pour faire simple, on peut schématiquement envisager deux faces au doute : celui de Pyrrhus d’Elis et celui de René Descartes. Le premier est un philosophe sceptique enseignant que l’homme ne peut atteindre la Vérité. Le second est un philosophe scientifique enseignant que l’homme atteint la Vérité en se basant sur le doute méthodique. Mais qu’est le doute qui trompe ? C’est ce dont traite l’article, Truth decay: when uncertainty is weaponized ( https://www.nature.com/articles/d41586-020-00273-4?utm_source=Nature+Briefing&utm_campaign=35053716f5-briefing-dy-20200207&utm_medium=email&utm_term=0_c9dfd39373-35053716f5-43241421 ) : rien de moins que la Double pensée, inventée par George Orwell et qui n’a d’autre but que de supprimer tout esprit critique. Les tenants de cette option ne manquent pas politiciens, économistes, scientifiques (liste non exhaustive). Leur travail est d’autant plus facile qu’ils sont naturellement servis par une prédisposition reconnue qu’a l’homme de croire plus volontiers ce qui conforte un a priori de ses opinions. Point n’est besoin de forcer le trait : que le doute aille dans le sens ou a rebours de ce que pense l’individu ciblé ce dernier se verra renforcer dans ses idées premières. On pourrait imaginer l’utilité et la bienveillance de cette « boîte à outils » dans le cadre d’une information qui éduque. Malheureusement les exemples sont plutôt en faveur de l’inverse, attitude d’autant plus malveillante qu’elle cible deux niveaux : la fausseté de la communication et la destruction de l’esprit critique. En vue l’anéantissement de l’exercice de la liberté ?

Le nouveau « Cogito »

février 2nd, 2020

Sans doute ne sera-t-il « jamais » possible de quitter cet amour qu’a l’humanité pour la scientifisation. Si Aristote en fut l’un des premiers piliers, il n’en fut pas et de loin le dernier. La science du XVII° siècle est triomphante et Descartes appuie sa recherche de certitude sur le doute méthodique. Ce n’est pas un septique car c’est justement ce doute qui prouve son existence. Est-ce bien vrai ? Aujourd’hui certains pensent autrement et s’appuient pour ce faire sur la branche quantique de la physique (What is quantum cognition? Physics theory could predict human behavior. https://www.livescience.com/quantum-like-model-of-decision-making-proposed.html?utm_source=Selligent&utm_medium=email&utm_campaign=9160&utm_content=LVS_newsletter+&utm_term=3192375&m_i=5VZMgR5tnrzQ%2B0tkjsrJSol6er4NOTZ6m6hhsTJT1aueHvgtkXOZrjNIBN1u9a7KBOlX%2Bfrg13E7K3OTrKb4jp780rwxo8GZ1YBDT7o55G ). Pour aborder plus simplement la cognition quantique on se réfèrera au chat de Schrödinger dont on a bien compris qu’il peut être à la fois mort et vivant .. Si l’expérience montre combien la décision finale d’un individu est imprévisible et inconnue, la cognition quantique pourrait à terme être capable d’expliquer l’irrationalité du comportement humain ! C’est la raison pour laquelle il devient urgent de changer le « cogito ergo sum » pour le concept d’enchevêtrement (intrication) quantique !

Ce serait donc mieux ensemble ?

janvier 28th, 2020

Darwin a dans un premier temps heurté ses contemporains en bousculant la doxa de son époque puisque selon lui l’homme descendait du singe ! Aujourd’hui, il fait de nouveau parler de lui car sa théorie de l’évolution pourrait ne pas reposer « que » sur la compétition (What if Competition Isn’t As “Natural” As We Think?, https://slate.com/technology/2020/01/darwin-competition-collaboration-evolutionary-biology-climate-change.html?utm_source=Nature+Briefing&utm_campaign=1348bf2cbd-briefing-dy-20200127&utm_medium=email&utm_term=0_c9dfd39373-1348bf2cbd-43241421 ). Il est certain que la rupture épistémologique du chercheur, telle qu’il l’a pratiquée, ne fait pas de celui-ci un être exempt de tout son passsé. Même s’il pénêtre dans un domaine qui lui est inconnu, il y entre avec ses acquis qui seront partie prenante dans l’interprétation qu’il va être amené à développper. La concurrence du XIX° siècle est triomphante et il est donc normal que ce soit les mieux armés qui se fassent et gardent leur place au soleil. Que l’on découvre les bienfaits de l’entente n’est pas anodin en ce siècle où l’humanité ne sait/ne peut/ne veut choisir entre défiance et culpabilité,entre individualisme et solidarité. L’accent mis sur l’ubiquité des microbiotes et leur importance va bien dans le sens de l’intérêt des processus de coopération d’autant que les collaborations dépassent largement ce domaine et s’étendent à tout le règne vivant depuis des millénaires. Darwin n’est pas à jeter aux orties puisque sans sa théorie il n’y aurait pas de dépassement possible mais c’est ce chemin qu’il serait bon d’emprunter aujourd’hui.

Qu’est-ce que cela change ?

janvier 23rd, 2020

Le temps circulaire c’est le temps qui suit le rythme de la nature : c’est le jour qui suit sa nuit, c’est le printemps qui suit son hiver ce qui revient à dire que l’homme est parfaitement absent d’un arrangement qui le dépasse mais qu’il accepte. A l’inverse, le temps linéaire est ordonné selon un commencement, un milieu et une fin. L’homme y est l’acteur principal d’un progrès constant. Ainsi l’humanité a-t-elle dans sa très grande majorité échangé la circularité pour la linéarité et a de ce fait remplacé le confort par l’aventure. Le début ou plutôt l’instant immédiatement après son commencement dût être déterminé puis par précaution dénommé et ce fut le Big Bang depuis lequel l’univers s’expand et ceci de plus en plus vite sans que l’on en comprenne la raison (La vitesse d’expansion de l’univers dépasse toutes les prévisions, https://www.nationalgeographic.fr/espace/2019/04/la-vitesse-dexpansion-de-lunivers-depasse-toutes-les-previsions ). Mais si le Big Bang n’était pas le commencement mais un recommencement, il devrrait alors échanger son nom pour celui de Big Bounce (What if the Universe has no end? https://www.bbc.com/future/article/20200117-what-if-the-universe-has-no-end ) témoignant de la succession sans fin (?) d’un Big Bang et d’un Big Crunch ? Savoir quoi, ce n’est pas l’affaire, comme l’a déjà écrit Jean de La Fontaine. En d’autres termes est-il indispensable de comprendre ce qu’est Le fond de micro-ondes cosmique, ou bien la théorie de la Cosmologie cyclique conforme (CCC) de Roger Penrose pour éteindre la polémique concernant la vision d’un temps que l’homme cherche à dérouler ou à enrouler depuis qu’il a conscience de cettte dimension avec laquelle il faut compter. En attendant que cette question soit totalement résolue pourquoi ne pas imaginer un temps bobine : un fil (temps linéaire) enroulé régulièrement en hélice (temps circulaire). Il pourrait soit s’enrouler sur lui-même, soit n’avoir ni queue ni tête ……

L’Homme nouveau est arrivé

janvier 10th, 2020

Sans vouloir plagier Alexis Carel et le tître de son oeuvre « L’homme cet inconnu », il n’est pas inutile de rappeler que l’Homo sapiens de l’anthropocène reste encore un peu inconnu pour l’homme. C’est la raison pour laquelle le dit homme est toujours content de faire un rapide tour d’horizon (https://www.livescience.com/10-things-we-learned-about-humans-2019.html). C’est ainsi qu’en ce début d’année, il sera heureux à la fois d’en savoir un peu plus mais aussi de savoir qu’il reste des questions non résolues pour les années suivantes. En premier lieu, il saura enfin à quoi sert la membrana tectoria décrite en 1761 (Domenico Cotugno) (https://www.livescience.com/64781-jello-membrane-tunes-your-ear.html). Il complètera avec profit ses connaissances antérieures, comme celle concernant la perception douloureuse cutanée ( https://www.livescience.com/new-skin-organ.html) et dont les récepteurs ont été décrits par Charles Scott Sherrington en 1906. Dans le même registre découvrir durant l’embryogenèse humaine des structures qui vont secondairement disparaitre (https://www.livescience.com/disappearing-muscles-human-embryo.html) le confortera dans l’idée qu’il est des stades où des espèces différentes ne peuvent pas être distingués  » They may be lizards, small birds or even mammals » ( Karl Ernst Von Baer, 1828), les pieds (embryogénèse humaine) ne passent-ils pas par un stade palmé ! Comme il sait que gustation et olfaction sont deux systèmes sensoriels couplés, il ne s’étonnera pas vraiment du fait qu’une langue pourrait sentir (https://www.livescience.com/65308-your-tongue-smells-like-a-nose.html) Heureusement il reste des sujets qui questionnent : à quoi servent ces nouveaux capillaires osseux transcorticaux ( https://www.livescience.com/64563-new-capillary-network-discovered.html) ? Existe-t-il une corrélation entre cellules immunitaires et Mathusalem (https://www.livescience.com/supercentenarians-have-rare-immune-cell.html), entre cablage cérébral et réponses au jeu Trivial Pursuit ( https://www.livescience.com/66097-brain-connections-efficient-general-knowledge.html ), entre une nouvelle cellule immunitaire et le diabète de type 1 ( https://www.livescience.com/rogue-hybrid-cell-triggers-type-1-diabetes.html ). Il ne s’arrêtera pas sur le rôle de l’hypothalamus dans la régulation de sensation de la soif ( https://www.livescience.com/65086-how-brain-knows-stop-drinking-water.html ). Et pour finir, après avoir lu l’intégralité de ces articles, il sera parfaitement en mesure de comprendre que l’endurance a des limites ( https://www.livescience.com/65663-limit-human-endurance.html ). Bon courage !

La vérité en question

janvier 4th, 2020

Une fois encore (pour toujours ?) science et philosophie se questionnent l’une l’autre. Toutes deux sont en quête de vérité : la première s’appuie sur le sensible de l’observation, la seconde est réflexion. La première interroge sur les « choses », la seconde sur le « pourquoi » des choses. La première prouve la fonction glycogénique du foie, la seconde se demande pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien. Mais, et là réside toute l’ambiguïté, la polysémie même de ce terme de vérité scientifique à savoir que la  » capacité d’une théorie à prédire des phénomènes non observés […..] n’est pas une preuve que cette théorie est vraie » (Opinion: The Uncomfortable Limits of Human Knowledge, https://www.the-scientist.com/reading-frames/the-uncomfortable-limits-of-human-knowledge-66725?utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2019&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=81215731&_hsenc=p2ANqtz-_tMJqdKrKCVrZRGCO2D6E6SKWd1aMK3yDKzAWAUOK7g6StDI-1w3EKMAGFsD6Nsac6FSPLsm1ULB0F1-J7Rs6WbS-kXw&_hsmi=81215731 ). Donc, si la philosophie peut prétendre à la vérité, il n’en est pas de même pour la science pour laquelle non seulement le réel n’est pas nécessairement vérité mais encore la vérité ne peut être absolue. Dans ces conditions comment peut-on encore croire à la vérité dans les sciences ? Au fur et à mesure où progresse la science, progresse aussi l’idée selon laquelle on ne peut plus lui faire confiance en tout cas, une confiance qui serait aveugle. Pourquoi dans ces conditions n’apprendrait-on pas aux détracteurs et aux sceptiques qu’il existe des démarches critiques constructives comme celle de Karl Popper reposant sur le principe de réfutabilité. Le terme de vérisimilitude peut paraitre abscon, il correspond pourtant à l’expression latine veri similitudo, que l’on peut traduire par vraisemblance, proche de la vérité ce qui permet de relativiser le couple savoir/vérité. Avant lui, Poincaré avait également exploré cette question de la vraisemblance selon une approche différente. Pour lui, la vérité scientifique doit répondre au principe de commodité selon lequel la loi doit être exprimée dans sa forme la plus simple (unité et simplicité). Pour Karl Popper il s’agit plutôt de suivre un principe de réfutabilité. D’accord, pas d’accord ? Ce qu’il faut c’est savoir faire la part des choses : la vérité scientifique existe, elle est dynamique, expliquable et critiquable, tout le contraire de la foi !

L’âge en question

décembre 21st, 2019

A l’instar de Simone de Beauvoir, peut-on défendre cette nouvelle citation « On ne naît pas grand-mère, on le devient ! ». L’hypothèse de la grand-mère est liée à l’existence de la ménopause qui n’est pas une généralité chez les mammifères. Elle reste une prérogative de l’humanité et de rares mammifères marins comme le globicéphale tropical, l’orque, le béluga et le narval. On peut donc qualifier cet état de troisième vie pour celles des espèces qui doivent l’affronter, car il y a un avant et un après à la période de fécondité. Dans la mesure où cette cessation de l’ovulation synonyme d’infertilité n’affecte pas tous les mammifères, on peut se poser la question de savoir à quoi a voulu jouer l’évolution dans ces quelques cas particuliers. Elle a en effet introduit dans les sociétés concernées un nouvel individu dont le rôle reste à déterminer puisqu’il ne sera ni chasseur/cueilleur, ni reproducteur. On aurait tendance à penser que le rôle de protecteur lui conviendrait fort bien et ce en dehors de tout conflit armé ! En tout cas c’est ce qui semble ressortir de l’étude menée par l’équipe de Daniel Franks  Postreproductive killer whale grandmothers improve the survival of their grandoffsprin ( https://www.pnas.org/content/early/2019/12/03/1903844116, résumé in Grandmother Orcas Help Young Whales Survive and Thrive: Study, https://www.the-scientist.com/news-opinion/grandmother-orcas-help-young-whales-survive-and-thrive–study-66836 ). Il ne faudrait donc pas voir le désir de rajeunissement des grand mères comme un refus d’aide aux descendants mais au contraire comme une envie que cette aide dure encore plus longtemps qu’auparavant prouvant que passé et futur peuvent contribuer à un présent meilleur et non pas pire n’en déplaise aux pessimistes de toute obédience.

Ce sur quoi repose et tourne tout le reste.

décembre 18th, 2019

Le substantif « pivot » étant à la mode, il n’est pas inutile de se pencher sur l’utilisation de l’un de ses synonymes. Parmi ceux-ci on peut s’arrêter sur le mot « axe » utilisé à propos d’une notion apparue dés le XVIII° siècle mais en fait développée par Karl Jaspers. C’est lui en effet qui a proposé le concept d’un âge axial de l’humanité. Situé aux alentours du premier millénaire avant J.-C., il répond à un changement fondamental dont la Grèce du VIII° siècle fut la grande représentante, à savoir le passage d’une société où domine la religiosité à une société où l’homme devient la référence. Or des travaux récents s’inscriraient en faux contre cette théorie (When did societies become modern? ‘Big history’ dashes popular idea of Axial Age, https://www.nature.com/articles/d41586-019-03785-w?WT.ec_id=NATURE-20191212&utm_source=nature_etoc&utm_medium=email&utm_campaign=20191212&sap-outbound-id=03E26EA83B99874D3C1545BA709FC0E9B46781A3&mkt-key=005056B0331B1EE888EF831BEF037191 ). Théorie fausse certainement pas dans l’absolu tant il est vrai que les vérités se sont avérées relatives avec le temps car inexorablement liées aux éléments donnés à étude. Des échantillons de taille supérieure, des spécialistes plus nombreux, des possibilités d’analyses multifactorielles autorisent une meilleure approche de cette réalité archaique que l’on voudrait connaître pour l’interpréter. Le concept par ailleurs n’a rien perdu de sa valeur puisqu’il a permis d’approcher l’humanité dans son l’hétérogénéité temporo spatiale. Si le néolithique s’étend de 8500 à 3000 avant J.-C, c’est parce que l’apparition des premières pierres polies gagne l’Anatolie depuis le Proche Orient sur toute l’étendue de cette période. Il parait donc logique que tout changement de société prenne lui aussi du temps et de l’espace. Le dit concept n’aurait en outre rien perdu de sa verdeur puisqu’il serait de nouveau question « aujourd’hui » d’un nouvel âge axial de l’humanité !

Artefact

décembre 12th, 2019

Définition : [ars/facio] objet fabriqué ou transformé par l’homme ce qui le distingue formellement de ce que la nature peut réaliser. L’artefact en archéologie est d’une importance capitale car il permet de dater le « faire » de l’humanité en mettant un pied dans la préhistoire, temps dépourvu d’écriture. Probablement dépourvu car il se pourrait qu’existassent des écrits dont les supports auraient été détruits. Le Néolithique n’est pas une ère uniformément répartie de par le monde, ce qui signifie que selon la géographie il s’est développé des sociétés différentes. Agriculture, pastoralisme, cueillette, pêche s’intriquent tandis que l’art est lui aussi largement présent. Si la céramique a sa part, la sculpture n’est pas exclue et les représentations humaines existent déjà avec des silhouettes féminines parfaitement reconnaissables. Les nouvelles découvertes, Nine Possible Bronze Age Figurines Unearthed at Substation Excavation in Orkney?, https://archaeologyorkney.com/2019/12/06/nine-possible-bronze-age-figurines-unearthed-at-substation-excavation-in-orkney/ ) sont troublantes parce que leur signification n’est pas exclusive. Les Orcades sont habitées depuis le Mésolithique et se sont avérées suffisamment riches en sites néolotiques pour être inscrites au patrimoine mondial. Il y a été retrouvé des pierres levées (6m), des figurines, des tombeaux. Mais ces nouveaux artéfacts questionnent l’homme d’aujourd’hui : signification d’une figurine/ signification d’un ensemble de figurines. Cette simple question vient s’ajouter à toutes celles qui se posent lorsque l’on veut interpréter la logique d’un homme préhistorique à l’eaune de celle de l’homme de l’Anthropocène. C’est aussi suivre les pas de Lucien Lévy Bruhl lorsqu’il a réfuté la théorie qu’il avait émise concernant un état de pré logique chez l’homme primitif.

Micro/Macro/Réalité

décembre 7th, 2019

Afin d’ajouter à la polysémie du terme « réalité », on parle aujourd’hui de réalité virtuelle (!) et mieux encore de réalité augmentée (!!). Pas sûr que Platon, Kant, ou Lacan s’y retrouvent. Si la simplicité n’est pas de ce monde, l’accord s’est néanmoins fait sur l’existence de ces deux échelles que sont la « macroscopie » le visible, et la microscopie « l’invisible » quand on considère la vision non augmentée par l’ajout d’un appareillage. Cette notion d’échelle revêt toute son importance dans le domaine de la physique, puisque les lois de la mécanique quantique (infiniment petit) et celles de la physique classique (macroscopie) ne semblent pas s’accorder. A la précision et l’unicité des mesures de la seconde répond la variabilité et l’aléatoire de la première : « principe de correspondance » (Bohr) et principe d’incertitude (Heisenberg). D’où la question fondamentale : que devient la réalité dans ces conditions ? (Do We Live in a Quantum World?, https://www.livescience.com/do-we-live-in-quantum-world.html?utm_source=Selligent&utm_medium=email&utm_campaign=10766&utm_content=20191201_LS_Essentials_Newsletter+-+adhoc+&utm_term=3192375&m_i=he3i6CQfJZgUM9G0kulzO7e44YNUSMyjDe0WKBulxcKgHSoi9mxqdWi00VrNIxm_rWZlalLaaXj7Oxoi5SNVPF_eH48kuy5JhB ). En effet lorsque c’est l’obervateur qui fixe la mesure, la réalité devient un produit de la conscience observatrice et peut-on dire que l’acte d’observation devient créateur de réalité ? C’est alors qu’intervient une autre question tout aussi importante puisqu’elle concerne l’observateur. Qu’en est-il lorsque celui-ci est un photon (Objective Reality Doesn’t Exist, Quantum Experiment Shows, https://www.livescience.com/objective-reality-not-exist-quantum-physicists.html?utm_source=Selligent&utm_medium=email&utm_campaign=10421&utm_content=20191124_LS_Essentials_Newsletter+-+adhoc+&utm_term=3192375&m_i=he3Mz8nA0XJKlRgrZs49LlxN1iC8pqlBhPV4BS1bOPiFeNCi6T2Dw_QI_l6zH8cdTTuPOMpq44fhEMOBwH1xKP_FVliwTwtUhe) ? Certainement la réalité objective est un oxymore !