A conditions identiques, combat identique !

décembre 14th, 2017

L’association L214 vouée à la défense des animaux de production en parle peu, concentrée qu’elle est sur l’élevage des poules en batterie dénonçant (à juste titre) des manquements flagrants au « bien être des animaux d’élevage » (Bien-être animal : contexte juridique et sociétal, http://agriculture.gouv.fr/bien-etre-animal-contexte-juridique-et-societal). Le saumon puisqu’il s’agit de lui, est l’objet de l’attention de ceux qui pêchent depuis longtemps comme en témoignent même rares, des représentations pariétales du dit poisson (Les figurations de poissons dans l’art paléolithique, http://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1987_hos_84_10_9852). Aujourd’hui, en raison de plusieurs facteurs, dont l’accroissement de la demande allant de paire avec une  production naturelle décroissante, la ferme aquacole s’inspire de l’élevage aviaire en batterie. Et qu’advint-il ? Si des cas de  cannibalisme sont constatés chez le Gallus gallus domesticus, la surdité est l’un des maux dont souffre ce représentant des salmonidés (Farmed salmon are deaf – and now we know why, https://pursuit.unimelb.edu.au/articles/farmed-salmon-are-deaf-and-now-we-know-why?utm_source=newscientist&utm_medium=edm&utm_content=deafsalmon_dec12_topstory&cmpid). Les causes exactes n’en sont pas encore totalement élucidées. Il s’agit probablement de modifications en rapport avec le taux de croissance de l’animal dont l’une des conséquences est une anomalie au niveau des otolithes, plus riches en vatérite qu’il est normal (The effect of vaterite deposition on sound reception, otolith morphology, and inner ear sensory epithelia in hatchery-reared Chinook salmon (Oncorhynchus …, https://www.researchgate.net/publication/228374336_The_effect_of_vaterite_deposition_on_sound_reception_otolith_morphology_and_inner_ear_sensory_epithelia_in_hatchery-reared_Chinook_salmon_Oncorhynchus). Très schématiquement cette modification est cause d’une diminution de l’audition de l’animal d’élevage. Bénéfique diront les éleveurs qui estiment que le poisson sera moins stressé dans son environnement  artificiel. Maléfique diront ceux qui désirent repeupler les cours d’eau à partir des descendants de cette population. Encore un choix impossible pour la commission d’experts qui devrait être désignée à cet effet !

C’est pas si pire !

décembre 8th, 2017

Quelques bonnes nouvelles de fin d’année ne peuvent pas faire de mal pour aborder dans un meilleur climat l’année suivante ! Ainsi est-il possible de ne pas voir les changements climatiques en 2018 de la même façon qu’ils ont été envisagés en 21017 ! Il serait même possible d’en minimiser les effets délétères sans pour autant s’interdire de les combattre. Si ‘on accepte la logique selon laquelle le vivant immobile aura beaucoup plus difficulté à échapper à son environnement, le monde végétal devrait avoir beaucoup plus de mal à s’adapter au réchauffement climatique. Les migrations sont certes plus ou moins aisées mais il n’en reste pas moins vrai que l’animal, quelque soit son moyen de locomotion, semble plus à même que le végétal de se déplacer par ses propres moyens. Et pourtant devant certaines observations est né l’idée du changement de niche climatique (Grows well in sun and warmth — and shade and cold, http://www.nature.com/articles/d41586-017-07841-1?WT.ec_id=NATURE-20171208&spMailingID=55522319&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1301192799&spReportId=MTMwMTE5Mjc5OQS2). L’importance du sujet réside dans la connaissance encore très partielle du(des) rôle(s) que joue la niche climatique selon les espèces dans la distribution spatiale de la biodiversité (ex : Evolution de la niche climatique et de la distribution géographique des espèces végétales alpines, https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01062257/). Mais si la niche climatique est susceptible de changement spontané, il n’est peut-être pas indispensable de se précipiter pour s’investir dans ce que l’on nomme la migration assistée ! Est-il urgent d’attendre ?

Ne pas se tromper de combat !

décembre 4th, 2017

Idéaliste mais aussi parfaitement inadapté, Don Quichotte se bat avec des armes devenues dérisoires dans un monde qui ne correspond plus à son sens de l’éthique. Aujourd’hui, l’un des combats parmi ceux qui agitent la société, voit s’affronter deux visions du futur de l’homme dans une société à laquelle on devait s’attendre ! La machine en lieu et place de l’homme, devenu lui-même créateur, n’est pas réellement une nouveauté. Si le terme même de robot est une invention de l’écrivain/scientifique I. Asimov,  également inventeur des trois lois qui régissent le monde des dits robots, il existe des précédents d’abord telluriques comme Pandore, faite d’argile et d’eau, œuvre d’Héphaïstos, et le Golem. Puis apparaissent les automates qui s’améliorent progressivement depuis Héron d’Alexandrie en passant par  Jacques de Vaucanson. Il s’agit de mécaniques  de plus en plus perfectionnées dans leur réalisation mais qui ont en commun de reproduire les actions humaines de façon plus ou moins proche de la réalité. Jusqu’à aujourd’hui il n’existait aucune interface entre l’homme et sa machine mais ce n’est plus le cas et de loin. Une première étape est franchie avec le cyborg, être humain augmenté grâce aux  parties mécaniques qui lui ont été greffées. Dans cette option, le receveur est  l’être humain, et le donneur, les pièces mécaniques. Le progrès ne pouvant être arrêté l’inverse est devenu possible de telle sorte que le receveur est la machine et le donneur l’homme : vive le biohybrid autrement dit, la machine augmentée (Forget Cyborgs — Biohybrid Robots Are Almost Here , https://www.livescience.com/61058-biohybrid-robots.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20171130-ls) ! Que l’homme veuille créer un être à son image comme il fut dit que Dieu le fit à la sienne, pourquoi pas puisque l’homme envisage là sa puissance divine. Qu’à l’inverse l’homme se glisse dans la machine, l’interprétation devient plus difficile et sa signification pose question. D’où le titre : mène-t-on le bon combat ?

L’amygdale, vous dis-je, l’amygdale …

novembre 26th, 2017

« Qui a peur du grand méchant loup » est une comptine enfantine qui a d’autant plus fait parler d’elle, qu’elle a été composée pour le dessin animé  éponyme de Walt Disney en 1933, revu et corrigé en 1942, par Tex Avery sous le titre du Blitz Wolf. S’il offre une autre interprétation sous la forme d’une propagande anti nazie, le thème est bien resté le même : celui d’une peur vaincue pour le plus grand bien de trois personnages en but aux agissements d’un quatrième particulièrement malveillant. C’est la peur qui permet à chacun d’entre eux, en fonction de leurs moyens, de combattre l’agresseur après l’avoir reconnu comme tel. Et s’ils correspondent à un groupe particulier, celui d’une fratrie, il est possible, si l’on en croit Abigail Marsh (The Benefits of Trepidation, https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/50652/title/The-Benefits-of-Trepidation/) que l’empathie soit le moteur qui fait agir le second puis le troisième des protagonistes, chacun au secours de l’autre. La neurophysiologie a montré l’importance du complexe amygdalien dans le circuit de la peur (Le « serpent » de Joseph Ledoux, 1994) rôle parfaitement confirmé par la disparition du dit sentiment en cas de lésion de cette zone anatomique. Mais ce qui est tout aussi intéressant c’est que cette même zone est impliquée dans le phénomène de l’empathie : l’expression de la peur ressentie par un sujet est ressentie de la même façon par l’autre et chez les deux sujets il y a activation du complexe amygdalien. Ainsi l’empathie s’exprime-t-elle du fait de la compréhension de la peur de l’autre. Une lésion de l’amygdale pourrait donc être une cause de l’absence d’empathie d’où son importance sociétale. « La peur mauvaise conseillère »,  ce serait plutôt l’inverse !

Le temps ne fait rien à l’affaire !

novembre 22nd, 2017

Quand on pose la question de savoir ce qui différencie la culture des chasseurs/cueilleurs de celle des agriculteurs, on convoque l’espace temps même s’il existe une longue période de chevauchement entre les deux, puis bien sûr leur modes de vie comme le suggère déjà les qualificatifs choisis. Et c’est justement ces différences dans leurs modes de vie qui sous tendent une réponse logique plus qu’inattendue! Les premiers se préféraient plus volontiers nomades tandis que les seconds choisissaient de se sédentariser. C’est la raison pour laquelle leur environnement immédiat comporte une différence essentielle : leur besoin d’un chien ou d’un chat. Le chien les aide dans leur démarche de chasseurs, le chat protège les récoltes des prédateurs rongeurs. Si les peintures rupestres sont connues pour leurs représentations animalières il s’agit essentiellement de la faune chassée, celle qu’ils doivent affronter pour survivre. Et voici qu’apparaissent d’autres animaux, des canidés à n’en pas douter (8,000-Year-Old Rock Art Includes the World’s Oldest Images of Dogs, https://www.livescience.com/60982-oldest-images-of-dogs-on-leashes.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20171120-ls) vieux de huit mille ans. Ce qui donne LA touche de modernité à la représentation pariétale c’est … la présence de la laisse ! Le chien et le loup de MR de La Fontaine auraient pu converser il y a huit mille ans et le second aurait tenu les mêmes propos.

La complexité s’impose

novembre 20th, 2017

« Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué » le plus célèbre des aphorismes shadokiens relève d’une réalité de tous les jours. Il s’applique de plus à la définition même de type cellulaire et avec encore plus d’acuité à la population neuronale humaine. Ce fut une vraie bataille que de faire accepter le concept de cellule comme unité fondamentale de tous les êtres vivants. Il a fallu attendre presque deux cents ans pour que la cellule découverte par Hooke acquiert son statut d’universalité grâce à Schwann. Au niveau des organismes multicellulaires (eucaryote) la cellule répond à un patron qui convient à toutes avec des adaptations menant à la définition du type cellulaire, transformant le prêt à porter en un sur mesure. Mais aujourd’hui le concept même de type cellulaire unique doit être revu à la hausse. La différenciation qui permet la mise en place d’une cellule adaptée en lieu et place à son rôle serait beaucoup plus compliquée encore qu’il n’y parait : c’est ce qui est montré au niveau des neurones (Advancing Techniques Reveal the Brain’s Impressive Diversity, https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/50700/title/Advancing-Techniques-Reveal-the-Brain-s-Impressive-Diversity/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=58116133&_hsenc=p2ANqtz–5m_lAFcbfDfKR4krsJTViQIR2mqJBCsvJ7dWxfyeMEESiHkKxlKnoYdHoYANx0Nlgaks54A6_8OqlOASxJ-xb850pwQ&_hsmi=58116133). Il en découle cette question princeps, comment définir un type cellulaire (Opinion: How to Define Cell Type,https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/50848/title/Opinion–How-to-Define-Cell-Type/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=58116133&_hsenc=p2ANqtz–5m_lAFcbfDfKR4krsJTViQIR2mqJBCsvJ7dWxfyeMEESiHkKxlKnoYdHoYANx0Nlgaks54A6_8OqlOASxJ-xb850pwQ&_hsmi=58116133). Ainsi a-t-il pu être tenu compte de la forme, de la fonction, et plus récemment d’une classification selon un modèle hiérarchique. Quoiqu’il en soit le raffinement technologique n’a certainement pas fini de trouver des différences substantielles entre des cellules primitivement décrites comme appartenant au même type. Il pourrait sembler plus simple d’adopter l’attitude philosophique qui lorsque l’on parle de feuille ne la voit ni verte, ni rouge, pas plus sur sa branche qu’à terre. Ainsi en fut-il de la première d’entre elles !

Ce qu’il fallait démontrer !

novembre 15th, 2017

On est jamais trop nombreux quand on veut répondre à  cette vaste question  « Sur quelle base repose la croyance ? » C’est celle que s’est posée une équipe multidisciplinaire, mais néanmoins préférentiellement centrée sur la psychologie et le comportement (Supernatural Belief Is Not Modulated by Intuitive Thinking Style or Cognitive Inhibition, https://www.nature.com/articles/s41598-017-14090-9). Pourtant  il ne s’agit que l’une des questions, parmi tant d’autres, que soulève le concept de croyance, et on pourrait plutôt avoir envie de poser la question du pourquoi. Et ce d’autant plus qu’il est difficile de voir une application possible aux résultats de cette recherche à moins que d’en faire part au Big Brother cher à Orwell. Quoiqu’il en soit, faut-il se réjouir premièrement d’avoir essayé de « prouver scientifiquement » que la croyance n’est pas le fait de l’intuition/le cœur, comme on aurait peut-être envie de le penser, et deuxièmement d’avoir essayé, pour étayer la discussion, d’utiliser la neuro imagerie. Il est vrai que les résultats obtenus à partir de tests cognitifs peuvent sembler ne pas avoir la même rigueur que ceux obtenus à partir d’enregistrements électro-encéphalographiques couplés à un examen du gyrus frontal inférieur, siège de l’inhibition cognitive (?). Une étude comportementale devrait pourtant démontrer l’impact du vocabulaire utilisé, dans cette appréciation, entre tests psychologiques et électrodes/imagerie. Pour finir on retiendra en premier lieu une conclusion ouverte satisfaisante puisqu’il serait « prématuré » de conclure en choisissant la raison contre le cœur ! en second lieu que  les athées seraient plus intelligents que les individus religieux aux États Unis, ce qui demande encore une vérification ! et en troisième lieu que l’environnement pourrait également avoir son rôle à jouer, vraisemblable ! Un article pour rien ? Non, puisqu’il a ouvert une discussion à laquelle chacun peut participer comme en particulier Nathan Cofnas, auteur d’un ouvrage centré sur  The Coevolution of Religious and Moral Doctrine, in Reptiles with a conscience (2012). Mais s’il fallait aborder ce problème d’une façon un peu plus sérieuse on pourrait aussi discuter de l‘inné et de l’acquis !

 

 

Mon beau sapin …

novembre 9th, 2017

A l’heure où il est de bon ton d’investir son avenir physique aussi bien que mental dans le végétal, lui-même décrit comme une communauté bienveillante, pourquoi ne pas s’intéresser à son passé, et découvrir la paléobotanique ! Le végétal est apparu sous forme d’algues il y a probablement 1, 2 milliard d’années ce qui offre à l’humanité une réelle jeunesse. Pour en arriver aux belles futaies (par exemple) d’aujourd’hui, les transformations n’ont pas manqué. C’est ce dont traite l’article Unique growth strategy in the Earth’s first trees revealed in silicified fossil trunks from Chinadeux (http://www.pnas.org/content/114/45/12009.abstract) commenté dans, The Weird Growth Strategy of Earth’s First Trees (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/50711/title/The-Weird-Growth-Strategy-of-Earth-s-First-Trees/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=57728403&_hsenc=p2ANqtz-_9ZHssV6hRwg1EwKUeCi9eb_bBTJYIAjPRRiNdksbI0U5slGiiWh4C_3_7ZV6P8rOvF0keLRb-7JZf3EV-sWtX-M9dmQ&_hsmi=57728403) et Primordial Fossils of Earth’s 1st Trees Reveal Their Bizarre Structure (https://www.livescience.com/60746-earth-oldest-trees-had-complex-structure.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20171024-ls). De meilleures conditions de conservation ont ainsi permis d’améliorer les connaissances portant sur un arbre de la famille des cladoxylopsides, plus anciens que les dinosaures ! Pourquoi s’intéresser aux cladoxylopsides et plus particulièrement au xinicaulis lignescens (nouvelle tige devenant ligneuse) parce qu’il s’agit d’un exemple d’une évolution simplificatrice comme le démontre l’étude anatomique des structures arborescentes. Mais une évolution simplificatrice peut aussi cacher un parcours évolutif complexe ce qui permet aux auteurs d’ouvrir la discussion dans deux directions : l’arbre et le carbone dans la nature mais peut-être aussi pour commencer, pourquoi le monde végétal a-t-il accouché de l’arbre ?

Il y a un commencement à tout

novembre 5th, 2017

Pour Pythagore c’est une affirmation, « Le commencement est la moitié du tout ». Pour Leibniz c’est une question « Pourquoi il y a-t-il quelque chose plutôt que rien ».  Sans oublier qu’ « Au commencement était le verbe ». La première considère l’agir, la seconde plutôt sa conséquence, la troisième le versant théologique. Mais il ne faudrait pas pour autant négliger une quatrième version elle aussi interrogative et qui reste tout autant fondamentale, « Comment il y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » Le comment est d’importance et interroge l’humanité depuis … la nuit des temps. C’est l’acquisition de la technique qui autorise à aller plus avant dans  cette quête. Les dernières découvertes seront elles en mesure d’expliquer ce passage de la non vie à la vie, puisque seule la présence de la première permet de définir son absence . Un point positif : l’obtention d’une réaction indispensable, la phosphorylation avec la certitude que cette étape n’a probablement pas nécessité de grandes quantités de matière liquide (Abiotic production of sugar phosphates and uridine ribonucleoside in aqueous microdroplets, http://www.pnas.org/content/early/2017/10/30/1714896114.full, ou en résumé, Building Blocks of Life May Have Formed in Water Droplets, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/50699/title/Building-Blocks-of-Life-May-Have-Formed-in-Water-Droplets/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=57682692&_hsenc=p2ANqtz–Ks4Sxv2X_2d8yTsALH6dNt8tNZMXQ6QipT5rgpr8sgcoj1PFZEZj5DG46jKfbMbv-XSotBEXS3YoCWFqhqDItze4M7A&_hsmi=57682692), le point négatif : qu’est-il advenu de ses molécules primitives ? Mais il n’en reste pas moins que le problème concernant les acides nucléiques et les protéines n’est pas pour autant résolu puisque les premiers stockent l’information génétique et que les secondes servent à fabriquer les premiers ! Le lecteur se trouve donc devant deux paradoxes entre les quels  il ne pourra peut -être pas choisir : l’œuf ou la poule, Achille et la tortue !

 

Nettoyage indispensable

octobre 31st, 2017

Personne n’en disconviendra, nettoyer régulièrement fait partie de la vie courante telle qu’elle se déroule ici et là, partout et même ailleurs. Personne n’en disconviendra le vieillissement guette tout être vivant. Personne n’en disconviendra tout système tend vers l’entropie. D’où à penser qu’il peut y avoir comme une possible corrélation entre vieillissement et entropie et que l’on pourrait peut-être remédier au premier en agissant sur le second s’il existait une passerelle.  Le vieillissement, qui ne doit pas être confondu avec l’espérance de vie, est un processus physiologique normal qui se déroule selon un temps comparable pour l’humanité, à conditions de vie équivalentes. Il est la conséquence de la sénescence cellulaire  (Leonard Hayflick, 1961, fibroblastes primaires, limite de Hayflick ou plateau de sénescence réplicative) mais c’est le terme lui même qui angoisse par les images qu’il véhicule dans l’imaginaire et peu sont nombreux ceux à y voir un enrichissement au lieu d’un appauvrissement. Une seule idée sinon rien : retarder cette échéance funeste. Nombreux sont ceux qui se sont attelés à cette tâche avec des résultats modestement encourageants. C’est aussi ce à quoi s’attache l’article « To stay young, kill zombie cells? » ( http://www.nature.com/news/to-stay-young-kill-zombie-cells-1.22872?WT.ec_id=NATURE-20171026&spMailingID=55217903&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1264650535&spReportId=MTI2NDY1MDUzNQS2). Mais il se pourrait bien que ce ne soit plus le cas si l’on arrivait à éliminer les cellules sénescentes, en tout cas chez la souris ! Il reste néanmoins quelques difficultés à surmonter pour qu’une thérapeutique de type sénolytique soit mise sur le marché du fait de son efficacité parmi lesquelles on peut relever : savoir repérer les cellules sénescentes dans les différents organes avec une adaptation à la cible tout en gardant en mémoire qu’il ne s’agit pas d’un état nécessairement irréversible. Mais retarder un processus quand il est physiologique nécessite-t-il d’être normalement traité quand au bout du compte il ne s’agit que de reculer pour mieux sauter !