Le Nez est un appendice corporel qui défie le temps puisque plusieurs personnages réels ou imaginaires ont acquis leur notoriété grâce à lui. Ainsi en est-il de Cléopâtre aussi bien que de Cyrano de Bergerac mais aussi de Pinocchio chez lequel le nez devient indice de comportement au regard du mensonge. On peut également juger de son importance quand on se réfère aux différentes expressions dans lesquelles ce substantif constitue le mot clé. Le nez c’est le signe extérieur du sens olfactif qui chez l’homme a beaucoup perdu par rapport à celui toujours présent dans l’espèce animale en général. Malgré cette piètre performance l’olfaction qui ne peut être dissociée de la gustation, n’a pas perdu de son attrait comme en témoignent l’engouement pour l’aromathérapie et la parfumerie à laquelle on rattache un domaine plus spécifique, celui des phéromones. On en distingue deux groupes dont les phéromones « signal » auxquelles appartiennent les attractants sexuels des mammifères. Par le biais de ses hameçons publicitaires le commerce s’est emparé du sujet même si chez l’humain l’activité phéromonale s’est réduite à peau de chagrin en raison même de l’état vestigial des structures anatomiques qui en sont responsables et c’est le sujet de l’article Do Human Pheromones Exist? (https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/51445/title/Do-Human-Pheromones-Exist-/&utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=60186240&_hsenc=p2ANqtz–t0C9nutTiH6VcKe5UECAm0P2vp_MKKMSwbkpurbsICB_eT2sw0VoKk2X0D5pG5s1l093fCWXGPs9MGhSW3kT_bel0WA&_hsmi=60186240). Des preuves d’une quelconque attraction sexuelle d’un produit cosmétologique, que nenni, par contre, un effet placebo d’autant plus performant que le prix du dit produit est élevé là, la preuve n’en est plus à faire !
Il a du nez …
février 2nd, 2018C’était pas lui, c’était l’autre
janvier 29th, 2018
Si MR de La Fontaine s’est largement servi d’Esope tout autant que de Phèdre, il semble bien que ni les uns ni les autres n’aient mis en scène conjointement l’Homme et le Rat. C’est pourtant une longue histoire que celle de ces deux protagonistes. Serait ce qu’ils partagent trop de caractères ? Parmi les différentes espèces c’est le rat qui est le plus anciennement reconnu comme un animal intelligent, même si aujourd’hui il n’est plus le seul à occuper cette case et pour certains il partagerait même une autre caractéristique peu enviable » [celle] de tuer pour tuer » (R. Badinter, http://www.lepoint.fr/culture/2010-03-16/robert-badinter-l-homme-est-le-seul-animal-avec-le-rat-a-tuer/249/0/434190). Quoiqu’il en soit, le rat accompagne l’homme depuis des millénaires (au bas mot) et pas exactement comme le Ratatouille des studios Pixar puisqu’on le désigne comme vecteur responsable d’un certain nombre d’affections dont souffre l’homme à commencer par peut-être la plus ancienne : la peste. Celle dont on parle le plus, même si ce ne fut pas la première (peste d’Athènes, peste de Justinien), sévit de 1347 à 1352 et fit probablement vingt cinq millions de victimes. Partie d’Asie, elle gagna progressivement le Moyen Orient, l’Afrique du Nord puis l’Europe. Il est vraisemblable que l’épidémie ait accompagné les Mongols dans leur siège de Caffa, un comptoir commercial génois puis se soit répandue vers Marseille, Venise, l’Allemagne, la Scandinavie et la Russie en fin de parcours. Les rats et les gerbilles, infestés de puces, furent depuis tenus pour responsables,mais il se pourrait bien que la transmission ne leur soit pas imputable (Human Fleas and Lice Spread Black Death, https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/51361/title/Human-Fleas-and-Lice-Spread-Black-Death/&utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=60032316&_hsenc=p2ANqtz-85JRx1Wkiralk9SdWqryiAQCwmQiSG7-1JpHKh5klrvekkqnt3pu7vHwAhhLE6y4Nb6f1mNlYGpdJzo7IijDOz6yfXEQ&_hsmi=60032316). Mais à aller trop vite, le rat ne peut suivre et perd de sa responsabilité tandis que c’est l’homme qui prend sa place. Étymologiquement l’hygiène est ce qui est bon pour la santé, mais il faut vraiment attendre que Pasteur torde le cou au concept de la génération spontanée pour que l’on identifie les germes et leurs vecteurs. On devra donc compléter la sentence « Homo homini lupus est » par cette autre « Homo homini mus est ».
De l’importance du faux sens
janvier 22nd, 2018
La version consiste à traduire une langue étrangère dans sa propre langue et le système français distingue pour cet exercice trois fautes possibles selon un ordre croissant : le faux sens, le contresens et le non sens. Le faux sens est une simple erreur de traduction, le contresens propose une signification exactement contraire, le non sens est une absurdité. Il semble bien que l’article de Diana Kwon, Fake News: Mars Edition, circa 1877 (https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/51162/title/Fake-News–Mars-Edition–circa-1877/&utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=59803855&_hsenc=p2ANqtz-9kbFM-q9cHxe1-qdeTVqXonmEVzniUzGNTbcN0xBDOpYmSVlV-nzkJ307OGGf75qUwuNo8lGaz6YIgOx29SpWXpYGi1g&_hsmi=59803855) ait le privilège de cumuler au moins deux de ces fautes ! L’auteur(e) se présente comme une journaliste scientifique « free lance » plutôt spécialisée dans les neurosciences, la psychologie mais aussi dans des sujets aussi éloignés que les ouragans. A quoi faut-il s’attendre à la lecture du titre « Fake news » ? si ce n’est à une information délibérément fausse rattachée à une tentative de désinformation véhiculée par différents types de médias. Les canaux martiens décrits par Giovanni Virginio Schiaparelli en 1877, puis repris en 1879, n’ont rien d’une information malveillante et la traduction qui a été faite du terme canali par « canaux » ne peut être qualifiée au pire que de faux sens sans que l’on puisse une fois encore y associer une intention malveillante. Etablir une différence fondamentale entre « vérité scientifique relative » et « fake news » est devenu un acte civique indispensable quand on sait que d’innombrables informations naviguent sur les réseaux sociaux. Mais il est tout aussi important de savoir ce qu’est l’épistémologie pour se convaincre de son importance. Si l’on doit qualifier de « fake news » toutes les erreurs d’interprétation dans le monde scientifique en particulier, l’étude critique du processus de la connaissance disparaîtra à tout jamais ce qui dans le cas particulier de l’article sus cité aurait interdit toute discussion ! C’est plutôt la question de la prégnance des « fake news dans la société qui devrait se poser.
Gauche/Droite et Droite/Gauche
janvier 18th, 2018
L’asymétrie cérébrale est un sujet d’études concernant de nombreux domaines depuis l’anatomie descriptive jusqu’à la philosophie ; on oubliera volontairement d’envisager celles centrées sur des différences putatives en liaison avec le sexe ! On distingue un cerveau, hémisphère pour les puristes, dominant et donc inéluctablement un hémisphère mineur et Roger Wolcott Sperry (prix Nobel de Médecine, 1981) qui étudia principalement les connexions entre les deux hémisphères s’intéressa également à l’asymétrie cérébrale en rapport avec les fonctions supérieures. Si la nature a horreur du vide, elle aime aussi l’ordre et la symétrie droite/gauche devrait être à l’honneur et pourtant …. Ainsi les augures latins qui interprétaient la volonté des dieux sur la matérialité de certains signes, avaient-ils qualifier la gauche de sinistre, expression symbolique de sa piètre représentativité dans la nature en général puisque les individus droitiers sont largement prédominants. D’une façon très schématique on avait pu émettre l’hypothèse d’une suprématie du cerveau gauche ce qui ne s’est pas confirmé étant donnée que s’il y a prééminence elle s’exprimer en regard de la fonction considérée. Mais il ne faut pas également oublier qu’il existe des coopérations indispensables entre les deux hémisphères. Si les connexions anatomiques sont là pour le rappeler, l’article Like Humans, Walruses and Bats Cuddle Infants on Their Left Sides (https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/51287/title/Like-Humans–Walruses-and-Bats-Cuddle-Infants-on-Their-Left-Sides/&utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=59919605&_hsenc=p2ANqtz-_O1Igz-1aup_mJvRgRniuyI6rcOpQaG9zN8-f_ZO7Ey8LHQ2c1RkAG8EOKCL_n4K8ccCtsHKdOdjs38G8NueKrPLCMyg&_hsmi=59919605) est intéressant à plusieurs titres. On y apprend que plusieurs mammifères partagent avec l’homme la réalité d’une asymétrie cérébrale, notion qui était encore incertaine. Les auteurs confirment également que la réalisation d’une tâche définie par l’utilisation de l’hémisphère gauche permet à l’hémisphère droit d’en effectuer une autre et le protocole expérimental mis en place a l’avantage de s’appuyer sur une fonction maternelle essentielle, celle de la protection de la progéniture. Il n’est pas impossible que l’acquisition de cette faculté s’inscrive dans une démarche ancestrale de survie de l’espèce. Mais pour terminer on ne pourra plus jamais dire d’un individu qu’il est mono-tâche !
Les bonnes résolutions
janvier 8th, 2018
Pourquoi imagine-t-on qu’il existe une solution de continuité temporelle ente le 31 décembre et le 1 janvier quand une durée identique permet chaque jour de passer au jour suivant. Pourquoi accorde-t-on à ce passage une matérialité festive et une spiritualité plus ou moins prégnante sous forme d’une liste de bonnes résolutions. Ce passage, s’il ne situe pas exactement à la même date dans le cours de l’année selon l’époque considérée, se retrouve néanmoins dans différentes civilisations (Why We Make New Year’s Résolutions, https://www.livescience.com/42255-history-of-new-years-resolutions.html?utm_source=-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=ls_newsletter&utm_term=20180102– ), et selon les auteurs il s’agissait plutôt de renouveler pour les réaffirmer des liens personnalisés dont le défaut aurait été de se distendre avec le temps. A l’évidence si liens il y a, ils se sont modifiés. De ceux qui liaient l’individu à sa société ils se sont déplacés vers des liens de l’individu à l’individu. Car cette tradition n’est ni plus ni moins que la transcription plus ou moins exhaustive d’actions dont le but n’est rien de moins que d’aborder « la vie bonne » du Stagyrite selon qui le bien est le but suprême de la vie. Ces résolutions maintes fois exprimées, si peu suivies, pourraient représenter un moment particulier, celui où se confondent deux temps : le temps linéaire qui avance dans une seule direction et le temps circulaire qui se reproduit régulièrement. C’est la fluence du temps qui met en scène la finitude humaine, répéter régulièrement de bonnes résolutions permet d’en reculer le terme puisqu’elles signent un nouveau départ.
Un inventaire à la Prévert
janvier 2nd, 2018
Qu’est-ce qu’un inventaire à la Prévert ? Des Paroles qui ne sont pas en l’air mais pas que ça. C’est aussi ce qui vient à l’esprit à la lecture de l’article The New Species of 2017 (https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/51171/title/The-New-Species-of-2017/&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=59712187&_hsenc=p2ANqtz-_YAic7kvCiCKLLYjsJfsCQ4FZ88lT_NXtesfWB5vCvkz4IRQhq7wlVjlfT8zAdTS_NIZZgxQO2Zp9Dlwd-0MIdW-xx7A&_hsmi=59712187) qui vient clore l’année 2017. Et c’est aussi, même sans effet de style, un sujet d’émerveillement. Mirabile visu auraient dit les anciens ; la nature n’est-elle pas le plus grand sujet d’étonnement ! Les amphibiens explosent avec deux nouvelles espèces de crapaud et sept nouvelles espèces de grenouilles. Le monde des océans offre non seulement des crevettes qui « chantent » mais aussi un groupe entièrement nouveau d’éponges. Mais il ne faudrait pas ignorer papillon de nuit et araignée pas plus que le rat le plus grand du monde avec ses quarante cinq cms et son cousin le rat taupe. Quant au végétal, il existe des espèces qui se dispensent, comme d’autres, de photosynthèse mais qui contrairement à ces dernières peuvent sortir de terre pour fleurir. Et pour bien prouver que la taxinomie n’est pas un domaine dépourvu d’humour, le groupe Pink Floyd, Donald Trump et Bernie Sanders auront donné, sans le savoir (?) leur patronyme et passeront de ce fait et quoiqu’il advienne, à la postérité. Ces « découvertes » ne remplacent pas les espèces disparues, comme on dit de futurs métiers qu’ils remplaceront les destructions actuelles, mais la biodiversité est peut-être infinie !
Qui est sujet à se briser !
décembre 28th, 2017
Comment établit-on la différence entre fragile et faible ? Si l’on peut dire d’un vase qu’il est fragile, à coup sûr on ne pourra pas dire qu’il est faible ! Ce qui semble introduire d’emblée une connotation de jugement pour le second par rapport au premier, l’équivalent d’un jugement de valeur d’autant plus qu’il peut y avoir faiblesse sans fragilité et inversement, tout autant que simultanément faiblesse et fragilité. Ainsi le grand âge chez l’homme peut-il s’accompagner de l’un ou de l’autre, de l’un et de l’autre. Le fait que l’on améliore sans cesse l’espérance de vie (sans en augmenter la durée) accroit le choc du à la rencontre de ces deux caractéristiques liées au temps. Mourir en pleine santé restant le but de chacun tant que l’on n’aura pas éradiquer purement et simplement cette fin, invite à tenter d’agir sur l’une comme sur l’autre de ces deux qualités négatives. S’il n’existe pas de réparateur universel, les cellules souches sont pensées par certains comme le meilleur candidat à cette fonction et c’est dans cette optique que leurs actions ont déjà été testées sur les animaux et aujourd’hui sur l’homme d’où l’article : Can Young Stem Cells Make Older People Stronger? (https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/51135/title/Can-Young-Stem-Cells-Make-Older-People-Stronger-/&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=59298212&_hsenc=p2ANqtz-91I0EIITNIqKj9nZeVgEwevm4b2QnXbBjSy6pqtEGuTHKUIGXJenED5nQvnXFVh1SSezo4eNdftV8up6aVt98QJ4ciGw&_hsmi=59298212). L’idée n’est pas de prolonger la vie mais d’améliorer celle de ceux que l’âge a rendus fragiles. Pour ce faire, quoi de mieux qu’une simple injection de cellules souches mésenchymateuses dont on commence à connaître l’influence sur les phénomènes inflammatoires eux-mêmes impliqués dans de nombreux processus parmi lesquels la fragilisation peut-être au même titre que les effets délétères du stress oxydatif ou des dysfonctionnements mitochondriaux. Sans être ἡ πανάκεια, la panacée tant recherchée, cette méthode est simple et répond à ce que la fille d’Asclépios doit accomplir, secourir et non pas guérir, ce qui serait plutôt le rôle d’une de ses sœurs, Iaso. C’est bien ce que réaliserait cette injection. Mais en cette époque où la nature revient en majesté, si les plantes sont mises à l’honneur, ce ne serait peut-être pas le cas de cellules souches mésenchymateuses !
Comment est-ce possible et pourquoi ?
décembre 23rd, 2017
Comme l’écrit si bien l’auteur de l’article, Underground Castles? How Desert Spiders Craft Vertical Tunnels (https://www.livescience.com/61238-spiders-build-sandcastles-underground.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20171221-ls) qui n’a pas été frustré de voir son œuvre de sable s’effondrer lamentablement peu de temps après sa construction pire même au décours de cette dernière ! Et pourtant une société non perfectible, parce qu’ayant atteint le degré de perfection ultime contrairement à la société humaine, réalise cet exploit dans l’indifférence la plus complète. Il s’agit de la Cebrennus rechenbergi, sous ordre Araneomorphae, famille Sparassida. L’araignée, c’est bien connu, son nom même en témoigne, s’est spécialisée dans le tissage des toiles. Le sous ordre dont il s’agit, se caractérise par des chélicères modifiés ; quant à la famille, elle est connue depuis le cénozoïque et rassemble 1210 espèces. C’est assez dire qu’elle a largement eu le temps de mettre sa technique au point à savoir creuser des tunnels verticaux et stables dans un matériau caractérisé par sa capacité à s’écouler selon une vitesse en rapport avec son degré de granulométrie. Et c’est là où intervient sa qualité première, celle que lui a offerte Épiméthée, à savoir produire de la soie. En effet c’est grâce à cette dernière qu’elle peut sécuriser le tunnel creusé comme le fait l’homme. Comme lui, elle a également besoin de transporter le sable qu’elle prélève et comme lui les méthodes peuvent varier en fonction de l’appareillage dont elle dispose : par exemple, les palpes disposées à différents endroits de son corps et jouant leur rôle dans le mode de transport. Ainsi, si toutes les araignées fabriquent de la soie, elles peuvent aussi en adapter l’utilisation en fonction de l’environnement. Depuis la nuit des temps, l’araignée sécrète de la soie : toiles ou tunnels verticaux, elle adapte sa production pour habiter un environnement dont les changements ne lui incombent pas. L’éthologie a encore de beaux jours devant elle.
Mirabile auditu visuque
décembre 21st, 2017
Quand on évoque les progrès de la robotique (sous toutes ses formes), on n’envisage communément que le monde sur lequel règne jusqu’à présent l’homme. Il faudra désormais voir plus grand et considérer que l’animal, lui aussi, est en droit d’en bénéficier. Tous ne sont pas encore les heureux élus : ceux dont on parle et qui donc n’ont plus lieu d’être jaloux, sont des oiseaux et plus particulièrement la Grallina cyanoleuca (la gralline pie, famille des Monarchidae ). Il s’agit d’un oiseau, à la fois rural et citadin, originaire d’Australie. Pourquoi donc ce charmant représentant de l’ordre des passériformes a-t-il fait l’objet d’une publication ? Multimodal duetting in magpie-larks: how do vocal and visual components contribute to a cooperative signal’s function? [(http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0003347216300446),version résumée accessible, Robotic Birds Help Decode Avian Deception, https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/50945/title/Robotic-Birds-Help-Decode-Avian-Deception/&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=59532232&_hsenc=p2ANqtz-9REO12mZWfhhVaVFDIODcVWLxGYp7WXYuGr1zS5zU6gOn8lkaOnpAmLNIHPotwXIckbYl3mu3vLmiecLV__9kJRpM_LQ&_hsmi=59532232). Tout simplement parce qu’il est (lui aussi) un grand artiste dans le domaine de la tromperie ! Car il s’y entend à abuser ses rivaux, un seul partenaire étant capable de chanter deux partitions ! Si l’on tient compte du fait que ces duos trompeurs sont plus fréquents en période de nidification, on entrevoit une réelle finalité. Maitre Goupil n’a plus qu’a se bien tenir !
Fascination !
décembre 18th, 2017
L’hydre est un petit animal « simple » de l’embranchement des cnidaria regroupant les anémones de mer, les méduses et les coraux. « Simple » mais néanmoins pluricellulaire ayant une capacité de régénération telle qu’une décapitation n’est pas un problème qu’elle ne puisse résoudre ! Cette capacité que Carl vn Linné mit en évidence en 1758, lui rappela fort à propos Hercule et le deuxième de ses douze travaux. Ce qui de façon connexe, amène à se poser la question de savoir comment la mythologie peut rapporter cette propriété reconnue presque deux mille ans plus tard ! Quoiqu’il en soit, l’homme reste un éternel demandeur d’histoires dans une perpétuelle recherche d’un extraordinaire que la mythologie lui apporte depuis toujours. C’est même peut-être parce qu’il entre dans l’ère de l’Intelligence Artificielle qu’il est encore plus en demande de merveilleux. Et c’est dans cette optique qu’il faut regarder « avec bienveillance » les articles parus à ce sujet. A l’item requin, le référencement des critères de Google lui fait positionner (aujourd’hui) en premier l’article CNEWS Matin traitant du Requin le plus âgé (http://www.cnewsmatin.fr/monde/2017-12-15/le-requin-le-plus-age-de-la-planete-aurait-512-ans-771062) auquel fait suite le démenti suivant, Scientists Haven’t Found a 512-Year-Old Greenland Shark paru dans LiveScience Essentials (https://www.livescience.com/61210-shark-not-512-years-old.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20171216-ls). NON, les scientifiques n’ont pas découvert le plus ancien des requins qui aurait été âgé de 512 ans ! Mais quelle merveille que l’on puisse encore y croire. Pas de crainte à avoir, plus on avancera dans la technicité, et plus l’homme se réfugiera dans le magique, contrebalançant fort heureusement un monde qui parce qu’il est trop matérialiste ne peut pas satisfaire les aspirations ancestrales de l’homme et en particulier celle d’un inconnu que l’on ne maitrise pas.