Darwin et sa théorie évolutionniste n’en ont pas fini d’irriguer la science comme le démontrent les nouveaux robots modulaires dont il est ici question : AI compressed billions of years of evolution into seconds to create ‘Lego-like robots’ that can recover even when they lose . Peu élégants mais particulièrement performants, ils sont une nouvelle espèce, construits comme un jeu de Lego® et ne souffrant pas d’être endommagés, ils poursuivent sans état d’âme ce pour quoi ils ont été programmés. Mais là n’est pas ce qui constitue l’exception de ces « machines » : elles utilisent un algorithme évolutif, dont fait partie l’algorithme génétique. C’est là qu’intervient le concept de sélection naturelle selon Darwin : « En pratique, cet outil informatique génère des milliers de configurations virtuelles, teste leur capacité de déplacement dans un simulateur, conserve les plus performantes et élimine les moins efficaces. Les survivantes sont ensuite croisées ou mutées pour engendrer une nouvelle génération de designs. » (Science et Vie, Ariane Polge). Ainsi ces robots sont-ils à même d’intégrer les milliards d’années d’évolution pour en dégager les meilleures des solutions, comme leur déambulation dans des conditions extrêmes et la perte de leur intégrité. Et en raison même de leurs qualités, dont la plus impressionnante reste l’expression de la théorie de l’évolution, il n’est pas interdit de penser qu’ils pourront modifier la vision de l’évolution qui prédomine à ce jour.

Même s’il ne l’a pas prononcée, la phrase «
L’évolution est un processus qui affecte de nombreux systèmes. Ne parle-t-on pas d’évolution des populations, du climat, de la société, des moeurs, des idées …. Les modifications caractéristiques de ces différents types d’évolution ne sont perceptibles que par rapport au temps et chacune ayant son échelle, la perception en est plus ou moins évidente. Quoiqu’il en soit une évolution ne se mesure qu’à l’aune d’une antériorité qui fixe un état dont on estime qu’il s’est modifié par rapport à un point que l’on estime de départ. Lamarckisme et darwinisme ont tous deux parlé d’évolution mais si la seconde théorie a supplanté la première c’est en raison des mécanismes proposés pour l’expliquer. La paléontologie humaine (paléoanthropologie) qui s’appuie sur l’étude des fossiles, émet des hypothèses remises en question par la découverte de nouveaux spécimens ou nouveaux artefacts. A l’évidence ce domaine est lui-même en pleine évolution comme en témoigne ce récent article, Humans Never Stopped Evolving (
On ne compte plus les applications gratuites et/ou payantes que l’utilisateur d’un téléphone cellulaire peut intégrer à son appareil. D’aucuns diront qu’il en est d’inutiles, d’utiles, de très utiles voire d’indispensables. Il en est une petite dernière qui permettrait d’expliquer de façon ludique que la théorie darwinienne de l’évolution est loin d’être l’expression d’un complot contre nature. Ainsi se mettrait (enfin) en place l’opportunité de remettre à l’endroit certains esprits « tourneboulés » par on ne sait quelle façon de voir le monde et les espèces qui le peuplent depuis ….. Ce n’est pas vraiment un petit miracle, mais on peut poser des questions auxquelles Darwin répond directement grâce à un ensemble de questions/réponses : questions actuelles dont les réponses se trouvent dans les écrits de l’époque (iDarwin, 