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Au sujet de l’académisme

dimanche, novembre 13th, 2016

francaisanglaisFondée en 1634 et officialisée en 1635, l’Académie Française, œuvre de Richelieu, est parfaitement connue en France et hors de ses frontières. Le sociolecte des réseaux  sociaux apparu dans les années 1990 serait en passe de s’internationaliser avec l’adoption pour chacune des langues pratiquées de caractéristiques orthographiques et grammaticales spécifiques. Entre ces deux exigences, car le second en est bien une pour être compris de son groupe, il existe un large domaine où si l’on n’écrit plus comme Vaugelas on n’écrit pas encore par systèmes d’abréviation. Ainsi en est-il de l’écriture pratiquée dans les publications qui vont du journaliste au scientifique. Selon les cultures il existe des différences dans la rédaction des textes et le francophone sait bien que la rédaction en anglais suit des règles différentes de celles qu’il suit quand il écrit dans sa langue. Pour pallier à ces difficultés il existe des groupes d’Etude et de Recherche l’English for specific purposes, ESP et le Français sur objectifs spécifiques, FOS (https://asp.revues.org/2938). Le premier vient de faire paraître un article intéressant (Scientific language is becoming more informal,http://www.nature.com/news/scientific-language-is-becoming-more-informal-1.20963?WT.ec_id=NATURE-20161110&spMailingID=52729267&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1044216585&spReportId=MTA0NDIxNjU4NQS2) par la question posée : pour quelle(s) raison(s) le langage scientifique devient il plus informel ? Avec en particulier cette modification dans l’écriture anglaise qui voit l’emploi de la personnalisation prendre la place du passif. Si la réponse est la perte d’une distanciation objective pour une recherche de confiance subjective, on notera que l’anglophone qui répondait à la première description est en train de se rapprocher du francophone qui avait déjà franchi le pas depuis longtemps !

Comment le prouver !

samedi, février 20th, 2016

106114400Cette maxime “Mens sana in corpore sano” vieille de pratiquement deux mille ans, et que chacun a certainement utilisée au moins une fois dans sa vie, serait en fait tronquée s’il est vrai que Juvénal a en réalité écrit  “Orandum est, ut sit mens sana in corpore sano”. Comme on le comprend aisément, le sens qui lui est d’ordinaire attribué en est considérablement modifié et la mettre en exergue à l’article Mind and Matter aurait été de bonne augure (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45103/title/Mind-and-Matter/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=26335568&_hsenc=p2ANqtz-9Bz96gS9UykoOT5fBLZIe4kkfXDgYGL6BhE5_RqisjAsq-9mAYVui6WOIj8Nlck7fpCKiEMJsYlJj–4fsYdaTqkSnbA&_hsmi=26335569). Il s’en suit immédiatement l’exclamation “c’est une évidence” car il n’est personne qui ne l’ait expérimentée, là encore, au moins une fois dans sa vie. La seule question qui se pose concerne en réalité la méthode scientifique qui pourrait valider ce lieu commun à savoir que les résultats obtenus à partir d’un traitement physique ne peuvent être qu’améliorés lorsqu’un soutien psychologique lui est associé. Il n’est certes pas rationnellement satisfaisant de se contenter d’un résultat empirique et la mise en évidence de causes objectives pourrait peut-être permettre d’étendre cette possibilité d’amélioration à une plus grande population quand il en est qui résistent ! Le placebo et le nocebo sont connus également depuis longtemps et s’inscrivent dans la même démarche (http://www.charlatans.info/placebo.php). Et c’est justement parce que le rapprochement avec le charlatanisme, et sa profonde subjectivité, n’échappe à personne que la chasse à la preuve (aux preuves) reste toujours ouverte !