Comment « hacker les hackeurs« , ou comment opposer la virtualité d’une mise en ligne de l’information à la virtualité de son détournement. On pourrait dire que sans propriété il n’y a pas de vol d’où la célèbre formule « la propriété c’est le vol « . Un nouveau domaine est venu s’ajouter à tous les précédents, de ceux qui appartenaient en propre à la matérialité, celui de la virtualité dans laquelle il apparaît qu’il est tout aussi facile de se mouvoir. Les serrures les plus sophistiquées peuvent être apposées aux portes les plus appropriées, il n’en reste pas moins vrai qu’avec le temps, seules peu d’entre elles demeurent inviolables. Qu’en est-il des données informatiques, de celles qui voyagent sans qu’il puisse être tenu compte d’une quelconque distance, d’une quelconque frontière ? Aucune abri possible aussi bien pour le particulier que pour l’état et l’on pourrait même dire qu’il existe plusieurs niveaux du vol : de particulier à particulier (PAP !), de particulier à état (PAE), d’état à état (EAE). Mais quelque soit le niveau envisagé, les systèmes de protection se doivent d’être performants et aujourd’hui doivent dépasser le simple stade des logiciels de sécurité informatique. C’est, ni plus ni moins le sujet de l’article : How to hack the hackers: The human side of cybercrime (http://www.nature.com/news/how-to-hack-the-hackers-the-human-side-of-cybercrime-1.19872) où l’on passe par l’étude de l’individu pour envisager la société, faisant intervenir sciences économiques et comportementales dans le but d’une cyber sécurité. Malheureusement il y aurait de quoi s’inquiéter puisque les pirates auraient une très large avance sur leurs cibles. D’où l’idée que les processus de défense ne doivent plus passer par des murs de nature numériques mais par une étude du comportement de la société pour y détecter les erreurs humaines et y pallier, sans oublier au delà de ces murs, l’impact de l’économie souterraine engendré par ces actes de piraterie. On ne saurait trop recommander au lecteur de prendre le temps de lire la totalité des textes qui se terminent par l’option « accepter« , on ne saurait trop lui recommander de prendre le temps de faire le jeu du mot de passe ! Mais attention aux changements répétitifs de ce dernier, car il existe psychologiquement une graduation dans la difficulté de leur choix et ce n’est peut-être pas LA solution !
Nouveau gendarme
mai 17th, 2016Après l’oral, l’écrit !
mai 15th, 2016
S’agit-il d’un progrès, s’agit-il d’un nouveau type d’espionnage ? Toujours est-il qu’après les corrélations physico-vocales, l’étude de l’écriture utilisée dans les courriels permettrait de mettre à jour de lourds secrets, de ceux que l’on préfère enfouir plutôt que de les exposer (Do you have a secret? The way you write emails may give it away, https://www.newscientist.com/article/2087118-do-you-have-a-secret-the-way-you-write-emails-may-give-it-away/?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2016-1205-newGLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS). Si la graphologie s’intéresse au dessin de l’écriture, la typographie parait peut sujette à interprétation à l’exception, peut-être, de la signification que l’on peut donner à l’utilisation modérée, excessive, ou sélective des signes de ponctuation. Certains auteurs en effet ne sont-ils pas friands des points de suspension, exclamation, interrogation et autres. Certaines langues anciennes en étant par ailleurs dépourvues, la ponctuation s’est révélée indispensable lors de la traduction de ces textes pour en améliorer la compréhension. Mais en ce qui concerne la typographie actuelle, reposant essentiellement sur l’utilisation d’un clavier (azerty/qverty, pour l’alphabet latin) ce n’est pas par l’écriture que passera le déchiffrage de ce qui s’y cache. Comme il est (par définition) particulièrement difficile de faire cracher un secret à celui qui en a un (au moins) l’échantillonnage n’a pas été facile à obtenir, pourtant soixante et un individus ont répondu aux critères d’inclusion. Et que croyez vous qu’il advint : ceux qui cachent sont ceux qui écrivent le plus, partant du principe que la forêt est ce que l’on fait de mieux pour cacher l’arbre et ce dans quelque domaine que ce soit. Maintenant, dans quel but avouable pourrait-il être intéressant de décrypter un texte si ce n’est quand on est à la recherche d’une falsification quelle qu’elle soit. Des programmes visant à confondre les auteurs de texte « copiés » existent déjà, les prochains devraient débusquer les auteurs de faux en tous genres, touchant expériences aussi bien que résultats. La chasse aux faux est ouverte et pour ce faire, l’humain va laisser place à la machine !
Vous avez dit « crooner »
mai 12th, 2016
Il est difficile de donner une date d’apparition au mot « crooner » et il semble être tout aussi difficile de lui donner une origine. Et pourtant chacun en connaît le sujet et les caractéristiques : un chanteur dont la voix chaude crée une intimité émotionnelle. Le crooner est plutôt homme que femme, ce qui sous entend une voix qui se situe volontiers dans les fréquences basses plutôt que hautes, riche en harmoniques (fréquence fondamentale et fréquences secondaires multiples de la première). On peut traiter de la voix dans une infinité de domaines et au hasard, ou peut-être pas, on pourrait tout aussi bien évoquer la physique, la médecine que la culture. C’est ainsi que la psycho acoustique se rattache à la première. Ne met-elle pas en rapport la physique des ondes sonores, la physiologie de l’audition et la phase interprétative du fait de l’implication des centres supérieurs sans oublier, mais en connait-on le poids, la part qui revient à la construction individuelle. La voix est culturelle et tient une une place toute particulière quand elle est utilisée pour contrôler les individus comme dans le roman d’anticipation de Franck Herbert, Dune. Elle devient enfin matière expérimentale quand elle voyage du texte de Cocteau au registre mélodique de Poulenc ! Aujourd’hui elle aborde un nouveau rivage, celui qui s’ouvre sur des aspects tellement inattendus (What’s in a Voice? http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45854/title/What-s-in-a-Voice-/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=29419954&_hsenc=p2ANqtz–U_vWrUDif9qQiMUkUuj5oPRYdOdU9N5x70IZ731QoADGNPNhXp7oKZG1c5CD9mlviUC9R9LP6915Ahd_yy0g6YUw1Rg&_hsmi=29419954) qu’ils prêtent à sourire. On pourrait mettre en évidence des corrélations entre la voix et des mensurations corporelles, ces corrélations étant par ailleurs mieux vérifiées chez la femme ! Des corrélations que l’on pourrait appeler physico-vocales ! S’il y a bien une différence homme/femme, on peut imaginer que le facteur hormonal puisse être en cause. Au delà de la physiologie, ne pourrait-on pas imaginer (mieux que la boule de cristal) un nouveau spectacle magique uniquement basé sur l’écoute des voix !
Ce n’est peut-être pas vraiment étonnant !
mai 5th, 2016
Un article récent, The Social Origins of Sustained Attention in One-Year-Old Human Infants (http://www.cell.com/current-biology/fulltext/S0960-9822(16)30202-0), aborde par une de ses faces, un thème général largement et longuement débattu ; que l’on se réfère en particulier à l’opposition maintes fois commentée qui agite depuis le siècle des lumières les rousseauistes et les voltairiens. Il ne s’agit ni plus ni moins que de l’implication de la société dans la construction de l’individu. Ce n’est pas s’éloigner de cette question que de constater curieusement qu’il existe deux versions concernant l’enfant élevé en dehors de la société humaine : une mythologie de l’enfant élevé par la gente animale qui se révèle différente des cas (parfois contestables) d’enfants dits sauvages. Dans le premier cas, il s’agit plus volontiers de personnages héroïques voire de Dieux de l’antiquité tels Zeus élevé par la chèvre Amalthée, ou Romulus et Remus élevés par une louve, ce qui se rapproche également du thème de Mowgli dans le Livre de la Jungle. Dans le second cas, l’enfant est loin de se réaliser en tant qu’individu, il est qualifié de « sauvage ». D’où l’on pourrait émettre l’hypothèse selon laquelle la société animalière permettrait à l’homme d’acquérir sa part d’humanité, ce que livré à lui-même il serait incapable de réaliser. Dans l’article cité ci dessus, l’étude porte sur une population d’enfants âgés d’environ 12 mois soumis à différents tests centrés sur le problème de l’attention dont l’expression passe par l’activité manuelle et les manifestations faciales, les tests étant pratiqués en présence active/passive ou en l’absence des parents. En résumé, il semble que bien qu’une attention conjointe et participative portée par les parents soit un facteur positif dans l’attention que porte à son tour le nourrisson, et cette complémentarité entre les deux protagonistes va dans le sens d’une valorisation des acquisitions du plus jeune. Si différents facteurs comme l’attention soutenue, l’attention partagée, les mouvements oculaires, la gestuelle ont donné lieu à des mesures d’une grande précision, d’où un label scientifique accordé à la démarche, on peut douter qu’il s’agisse d’une réelle nouveauté pour les parents qui s’occupent de leurs enfants. Mais peut-on réellement imaginer que ceux qui ne s’en occupent pas changent d’attitude quand bien même on les obligerait à lire cet article dans une revue de vulgarisation !
Est-il déjà trop tard ?
mai 1st, 2016
L’intelligence artificielle, dite aussi (pour les initiés) AI (en anglais, bien sûr !) également titre éponyme d’un film de Steven Spielberg vieux déjà de 15 ans, compte parmi l’un des nouveaux croque-mitaines en charge de faire frémir au moins une partie de la société. Depuis l’utilisation des pointes taillées, l’homme ne semble avoir parmi ses besoins immédiats que l’envie de soulager sa peine quand pour certains il ne serait sur terre que pour y travailler « à la sueur de son front ». Ainsi le progrès a-t-il au minimum comme but de soulager, d’améliorer les conditions de vie de la société humaine. Si l’idéologie du progrès de nature scientiste, héritée du XIX° siècle réussit à imposer cette idée majeure selon laquelle le salut réside dans la maitrise totale du future, le XXI° siècle a lui inventé l’heuristique de la peur selon laquelle, après H. Jonas, les avancées technologiques induisent sur la nature des bouleversements inexistants jusqu’alors, qui mettent en péril l’humanité elle-même d’où l’émergence du principe de responsabilité. Le robot qui n’était jusqu’à récemment que science fiction, s’est installé dans les chaines de montage et ce n’est pas le Charlot des temps modernes qui s’en serait plaint ! Néanmoins le temps est certainement venu de faire la part du vrai et du faux dans ce nouvel épouvantail à moineaux. Ce qui ne pourra être fait que dans la mesure où d’une part ses bienfaits non seulement seront supérieurs à ses méfaits mais aussi d’autre part où ses bienfaits profiteront à l’ensemble de la société. En médecine il existe déjà des applications telles qu’il ne viendrait (plus) à l’idée de personne de les rejeter. Mais il existe au moins deux domaines où cette intrusion non contrôlée peut être imaginée comme plus redoutable pour la société : le remplacement et le contrôle de l’homme par la machine. C’est alors que pour éviter un post modernisme où se fragmentent société et individu, il est urgent de pouvoir et savoir anticiper (Anticipating artificial intelligence! http://www.nature.com/news/anticipating-artificial-intelligence-1.19825?WT.ec_id=NATURE-20160428&spMailingID=51249830&spUserID=MjA1NTExOTM5MgS2&spJobID=903461217&spReportId=OTAzNDYxMjE3S0). Pour contrer le luddisme, ce conflit industriel violent né de la révolution industrielle qui bouleversa l’Angleterre du début du XX° siècle, pourquoi ne pas utiliser le programme informatique AlphaGo. S’il a finalement triomphé de son compétiteur humain il saura anticiper son implication dans la société de ceux qui l’ont créé.
Arbre remarquable
avril 28th, 2016
S’occuper des forêts constitue un des domaines de gestion de la société (Un peu d’histoire : la forêt en France au fil des siècles, http://www.developpement-durable.gouv.fr/La-gestion-de-la-foret-en-France.html) variable selon les époques et donc des besoins. La forêt, silva/sylva, c’est aussi l’opposé du champ, ager : la nature opposée à la civilisation en marche, quand l’homme commence à déboiser pour cultiver. Quelles qu’en soient les raisons, chasse aussi bien que construction, « La France périra faute de bois selon Colbert » (L’aménagement forestier en France : à la recherche d’une gestion durable à travers l’histoire, https://vertigo.revues.org/4446) l’aménagement forestier reste une préoccupation constante d’autant plus prégnante qu’arbre et écologie vont aujourd’hui de paire. Or dans l’imaginaire l’arbre et la forêt peuvent tout aussi bien être accueillants que terrifiants puisqu’ils peuvent tout aussi bien protéger qu’assaillir. La sphère artistique s’en est largement fait l’écho depuis le commencement de l’humanité. D’Aristote à Lavoisier et de Saussure jusqu’à la biologie moléculaire du XX° siècle, photosynthèse et respiration sont devenues les qualités premières de la végétation de telle sorte que la conservation des grands et anciens arbres pourrait prendre tout son intérêt au regard de la société dans les siècles à venir (The Unique Challenges of Conserving Large Old Trees, http://www.cell.com/trends/ecology-evolution/fulltext/S0169-5347(16)00069-0). Mais on se heurte alors rapidement à des problèmes spécifiques au sujet lui-même : définition de l’arbre grand et ancien et du fait même de son âge aux altérations que l’environnement quel qu’il soit, climatique comme géographique, imprime nécessairement au dit arbre ! Il existe néanmoins une dénomination reconnue, celle « d’arbre remarquable » (Des éléments remarquables, http://www.onf.fr/gestion_durable/sommaire/coeur_societe/espace_imagine/elements_remarquables/20080205-175042-615838/@@index.html) qui telle celle de « monument historique«
confère à ceux qui en ont été reconnus dignes, un statut comparable, à savoir d’être protégé au nom du patrimoine naturel et culturel. N’est-ce pas là, un voeu écologique par excellence !
Pourquoi est-ce encore vrai ?
avril 25th, 2016
Ne dormir que d’un oeil, non seulement c’est possible mais c’est aussi (en quelque sorte) vrai ! En quelque sorte puisqu’il s’agit de la démonstration, basée sur différents examens complémentaires, que la première nuit dans un environnement inconnu offre un sommeil à tout le moins différent du sommeil en conditions normales (Brain Keeps Watch During Sleep, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45912/title/Brain-Keeps-Watch-During-Sleep/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=28783150&_hsenc=p2ANqtz-9GomGx0ovlFesL6BiwY2fHfalVK_SLtKn7qxlBKTHLbzYi8QNKsjjcdAgS8RBV0XqV_KD9rs-CBY3oDGGjCaWKrGWp3A&_hsmi=28783152, Night Watch in One Brain Hemisphere during Sleep Associated with the First-Night Effect in Humans, http://www.cell.com/current-biology/fulltext/S0960-9822(16)30174-9). Sujet d’étude particulièrement « à la mode », parce que fonction physiologique ubiquitaire, le sommeil représente encore et toujours un domaine très actif de la recherche médicale. Déclenchement, déroulement, interruption sont des moments clefs encore insuffisamment expliqués même si étudiés depuis longtemps au gré des progrès techniques. Les questions sont tellement nombreuses à propos de cet unique sujet que son exploration en aborde tous les domaines, sans qu’aucune explication définitive n’y ait pu être apportée jusqu’à maintenant. Aujourd’hui on s’intéresse à la qualité du sommeil, le sujet placé dans des conditions inhabituelles ! Quand on sait que l’on ne sait pas quand ces conditions sont habituelles, on ne voit pas réellement quel sera l’apport de ce nouvel axe de recherche ! A moins que l’on ne fasse la modification suivante : dormir d’un cerveau et non pas d’un oeil et que cet état ne vienne ajouter une pierre supplémentaire au concept d’unité du sommeil.
Mars ou Vénus ?
avril 19th, 2016
Quelle serait la meilleure planète qui répondrait aux critères d’une terraformation de qualité, autorisant l’humanité à une colonisation « pacifique » efficace et durable ? Les auteurs de science fiction ont été les premiers à imaginer cette solution en réponse à différents besoins que peut exprimer la population humaine soit dans un désir d’expansion soit dans un désir de survie. Deux planètes les ont particulièrement fait rêver Vénus et Mars. Il faudrait à ce sujet ne pas méconnaître la signification que peuvent porter ces deux noms, dans la mesure où la mythologie occupe une place non négligeable dans l’imaginaire de tous. Par ce que située en dehors du système solaire, l’exoplanète reste encore hors d’atteinte, ce qui oblige à ce que le regard se pose sur les plus proches ou les plus accueillantes du dit-système. A l’inverse de Mars, Vénus est attirante par sa distance mais peu par les conditions qu’elle offre à l’homme. Conditions tellement peu accueillantes que le programme VENERA (Vénus en russe, 1960-1970) se solde par une série d’échecs dont des destructions des navettes spatiales avant même leur arrivée sur la planète. Si Vénus est supposée avoir été proche de la Terre en ce qui concerne une possible vie (Destination Venus, http://www.nature.com/news/destination-venus-1.19743?WT.ec_id=NATURE-20160414&spMailingID=51143189&spUserID=MjA1NTExOTM5MgS2&spJobID=901661462&spReportId=OTAxNjYxNDYyS0) tout a manifestement changé mais saura-ton jamais par quel(s) mécanisme(s) ? Aussi s’il reste tout à fait impossible de se poser sur Vénus, des missions d’étude pourraient être déterminantes à la fois dans l’avenir de la conquête spatiale au regard du défi que constituent les exoplanètes. Et puis sans se projeter aussi loin, ne serait-il pas intéressant qu’elle permette de savoir comment une planète peut passer d’un état compatible avec la vie à un état inverse, et l’on pourrait peut-être ainsi avoir une idée de ce qu’il ne faut pas faire !
Où l’on voit qu’hier est indispensable à aujourd’hui
avril 15th, 2016
S’il ne s’agit pas là d’une vraie nouveauté, une piqure de rappel n’est jamais inutile quand il s’agit d’expliquer une actualité. Si l’on peut reconnaître un moment, une particularité, celle ci parce qu’elle appartient au temps s’y inscrit et en fait donc partie intégrante. En effet il n’existe pas dans notre système de possibilité d’interruption qui autoriserait une période à s’exclure du flux temporel. Il est parfaitement possible de la reconnaître et de la délimiter mais impossible de procéder à une opération similaire à celle de l’excision des nucléotides de la génétique. La vraie question concerne le début si l’on est curieux, la fin si l’on est inquiet, mais pas l’entre deux. Lorsqu’il est question d’insister sur un enseignement transversal il ne serait pas inutile de commencer par un enseignement vertical ce qui permettrait de mettre en place un présent argumenté et donc solide pour des constructions ultérieures. On construit mal sur du sable. C’est pourquoi la médecine est tellement friande de ces allers et retours incessants qui font que la technicité appliquée aux examens complémentaires ne fait qu’expliciter une clinique qui garde toute son actualité. L’enquête étiologique n’en est jamais qu’une autre expression. Quant à la rupture épistémologique si chère à Gaston Bachelard elle ne peut exister que s’il y a eu un avant. Aussi, lorsque paraissent des articles tel que Fighting Cancer with Infection, 1891 (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45593/title/Fighting-Cancer-with-Infection–1891/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=28386080&_hsenc=p2ANqtz-_zDeOQEc3dQxsrBJDONDgldDdbagbqX5accV9wYzeXBeaTclErwfL_4UdaWE5cYH5bCLhHfrEsaIANDcVKJR-2itFF6w&_hsmi=28386080) il ne faut pas bouder son plaisir et prendre le temps de le lire tout en pensant (avec une certaine nostalgie) au cinéma muet où l’on pouvait lire entre deux séquences « où l’on apprend que … «
Ce n’est un secret pour personne, mieux vaut réfléchir avant qu’après. Pourtant, Prométhée qui avait montré, à l’inverse de son frère Épiméthée, cette disposition n’en tira pas le juste remerciement qu’il aurait pu attendre de l’autorité supérieure. Zeus, au contraire, fort mécontent, le soumis pour ses jours restants (l’éternité, c’est long … surtout vers la fin, …..) à un supplice particulièrement effroyable. Épiméthée, réfléchissant toujours trop tard, acceptait Pandore, ce qui à l’usage ne se révéla pas un cadeau vraiment meilleur pour l’humanité. Outre le feu et le savoir, Prométhée serait-il également à l’origine de certaines de ces « qualités » que l’on découvre au fur et à mesure de ces investigations rendues possibles par les avancées de la technique ? C’est ainsi que récemment a pu être mise en évidence la prévalence humaine dans le domaine de la consommation énergétique(Fat lot of good,