Dans le domaine de l’alimentation on connait le bio, le végétarisme, le végétalisme plus stricte et du côté du mode de vie, le véganisme. Alors il est temps de proposer une grande nouveauté, l’alimentation telle qu’elle se pratiquait avant la découverte du feu (Food processing, http://www.nature.com/news/food-processing-1.19513) ! Sans compter que l’on résoudrait par la même occasion le problème des énergies fossiles. D’une pierre deux coups pourrait être le slogan retenu. Sans compter la référence implicite au silex taillé, que du bonheur pour les publicitaires et les réseaux sociaux ! Si la viande non cuite doit être mâchée un temps immensément long ce qui rend difficile un autre travail simultanément, un hachoir même rudimentaire permet de réduire la chair en une bouillie plus facilement assimilable. Peut-être conviendrait-il néanmoins de donner quelques informations complémentaires à propos de la denture et des muscles masticateurs car il n’est pas impossible que se produisent quelques modifications : externes par exemple faciales mais aussi internes par exemple digestives pour ceux qui suivraient avec application ce régime. On pourrait également proposer, étant donné la modification du morphotype qui s’en suivrait, de savoir enfin à quoi ressemblait réellement l’homo erectus d’il y a un million d’années! Finies les élucubrations place au vrai ! Ainsi deviendrait-il possible de mettre fin au post humanisme par le rejet aux orties de la technique.
Les carottes sont cuites !
mars 11th, 2016Heurts temporels
mars 8th, 2016
Le 5 janvier 2016 parait dans l’édition PLOS one (http://journals.plos.org/plosone/) un article intitulé Biomechanical Characteristics of Hand Coordination in Grasping Activities of Daily Living (http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0146193). Deux mois plus tard, soit le 4 mars, cette même édition publie une retractation (Retraction: Biomechanical Characteristics of Hand Coordination in Grasping Activities of Daily Living, http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0151685) dont l’entête spécifie en toutes lettres que les éditeurs présentent leurs excuses auprès des lecteurs pour le langage inapproprié utilisé dans l’article et les erreurs survenues dans le processus d’évaluation. Pourquoi cette rétractation ? PLOS one se définit comme a nonprofit publisher and advocate of Open Access research. All PLOS content is free to access, distribute, reuse and remix. Il s’agit d’un procédé de publication accélérée dont l’accès direct entraine une grande facilité d’utilisation à la fois bénéfique et délétère : bénéfique par l’accès simplifié à la connaissance pour tous, délétère quand il s’avère que cette connaissance est viciée. Le point qui a entrainé le retrait du dit article concerne la référence assumée à un « créateur » ce qui sous entend l’adhésion au concept » du créationnisme » (Paper Containing Creationist Language Pulled, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45519/title/Paper-Containing-Creationist-Language-Pulled/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=26991054&_hsenc=p2ANqtz-__ghy7ZnlGz-7ANF1cGNcXWcU5eIjKlM7YZMHCSnvU6tXbx8To9hWgKZwoRkEfKDM0UNNKOhREdHzfDTUFXUXNQcbzJQ&_hsmi=26991054). Il est spécifié que la relecture doit être faite dans les dix jours et si l’éditeur s’engage à une publication rapide il n’est pas fait mention dans sa plaquette d’une durée limite. Que sous entend ce retrait ? C’est de la part de l’édition le signe du rejet de cette théorie dont on sait combien elle revient en force avec le darwinisme (débat d’Oxford du 30 juin 1860), le monde scientifique s’opposant fermement à l’irrationalité que véhicule ce concept. Néanmoins deux mois après la publication, de nombreux lecteurs, tenants comme opposants, ont pu prendre connaissance de l’article. Se trouvent donc en compétition le temps raccourci de publication d’un texte dont la relecture s’est faite dans un temps identique. Le premier est appréciable, le second ne l’est pas . Il n’est pas bon de bousculer les temps, lorsqu’ils se heurtent on peut craindre le pire !
O temps suspends ton vol !
mars 3rd, 2016
De même qu’il est toujours impossible de donner encore aujourd’hui une définition du temps, il reste tout aussi impossible d’en donner une du sommeil. Si « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée » il se pourrait qu’il en soit de même de cette fonction physiologique qui semble bien appartenir à tous les êtres vivants . Et pourtant que sait-on du sommeil ? Une revue complète traitant de ce sujet n’est certainemnt pas de trop (http://www.omagdigital.com/publication/?i=291897#{« issue_id »:291897, »page »:0}) avec pour introduction cette question, What Lies Sleeping (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45341/title/What-Lies-Sleeping/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=26793607&_hsenc=p2ANqtz-8_6-Kza1XTeUiOBkJt_JZxqYCPsm-fCxCl7NNaDu5w7QdXBnd371bLQe-aZsjIBOUb5N45EacJWB7S59MlnIv2FrFQiQ&_hsmi=26793607). Car n’est-il pas indispensable pour traiter d’un sujet de poser en préliminaire la bonne question ? Comme on peut le lire, les définitions sont multiples et l’enregistrement électroencéphalographique auquel on se réfère depuis Hans Berger (1920) même couplé à l’électromyographie et aux mouvements oculaires ne donne en réalité qu’une information en rapport avec le néocortex, or ce dernier n’existe pas chez les invertébrés eux qui présentent pourtant des périodes particulières/comparables que l’on peut mettre en rapport avec un remodelage indispensable à la plasticité du tissu nerveux pour laquelle les synapses ne sont pas les dernières (loin de là ! ) à avoir de l’importance. On connaît depuis longtemps l’influence de la privation de sommeil sur les performances ! Et pour terminer en majesté, c’est le rêve qui s’impose car lui aussi est ubiquitaire ; à ce propos n’oublions pas chez les mammifères le chat, qui fut l’animal de référence pour son étude pendant de longues années. On pourrait alors pour en terminer ajouter aux domaines artistiques qui en traitent depuis longtemps, une démarche ontologique qui en serait le lien spécifique. C’est un mystère que l’homme cherche à percer depuis des siècles. Parce que difficilement compréhensible depuis toujours les anciens en avaient oeuvre des dieux et Morphée, divinité des rêves prophétiques était fils d’Hypnos (le Sommeil) et de Nyx (la Nuit). Ne sera-t-il prochainement que moléculaire !
Peur ou pas peur ?
mars 1st, 2016
Un long article (Fear of large carnivores causes a trophic cascade, http://www.nature.com/ncomms/2016/160223/ncomms10698/full/ncomms10698.html) résumé dans, Just the fear of big predators can alter an entire ecosystem (https://www.newscientist.com/article/2078511-just-the-fear-of-big-predators-can-alter-an-entire-ecosystem/?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2016-2502-GLOB&utm_medium=NLC&utm_source=NSNSAL) traitant de l’influence de la peur sur un écosystème, est-ce réellement l’idée du siècle ? Lorsqu’il s’agit de préserver la nature, pourquoi choisirait-on de faire la part belle à certaines espèces plutôt qu’à d’autres ? On aurait alors une idée assez peu orthodoxe de ce qu’est un équilibre, ce qui justement est le but recherché ! Aussi préserver les grands carnivores ne semble-t-il pas une idée extraordinaire mais plutôt une idée parfaitement ordinaire quand on considère la cascade des événements depuis les grands prédateurs jusqu’à leurs proies. Par contre, ce qui est peut-être plus intéressant, c’est l’étude du sentiment de peur et sa traduction en terme de comportement chez l’animal. La méthodologie est simple et repose essentiellement sur la perception et l’interprétation par certaines espèces de sons émis par d’autres espèces animales ; les secondes étant des prédateurs des premières. Car il s’agit en fait de l’étape qui précède la mise à mort, celle qui avertit et permet à l’hypothétique proie de modifier son comportement afin d’échapper à son triste sort. Ainsi le contrôle au sein d’un écosystème relève-t-il peut-être tout autant de la dissuasion que de l’exécution, l’une comme l’autre exercées par les prédateurs. Mais cette aire de la peur, n’est pas la découverte en propre des auteurs Justin P Suraci et al, puisqu’ils n’ont fait que reprendre un concept déjà défini et étudié dés 2010 par sous le terme de The Landscape of Fear (The Landscape of Fear: Ecological Implications of Being Afraid , http://connection.ebscohost.com/c/articles/58601246/landscape-fear-ecological-implications-being-afraid). La peur n’est pas toujours mauvaise conseillère en tout cas chez nos amis les bêtes !
Avant l’heure, c’est pas l’heure !
février 28th, 2016
Moine et botaniste du XIX° siècle, reconnu comme le pape de la génétique moderne, Mendel (1822/1884) aurait-il usurpé son qualificatif ? C’est grâce à lui que les petits pois ont pris tant d’importance chez les lycéens des classes « scientifiques » depuis les décennies 50. Mais que sait-on de Raphaël Weldon (1860/1906), zoologiste resté infiniment moins célèbre que le précédent et pourquoi ? S’étonnant de résultats aussi parfaits, le zoologiste procéda à des vérifications qui le menèrent à les tempérer sans toute fois les rejeter (Mendel in the Hot Seat, 1902, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45104/title/Mendel-in-the-Hot-Seat–1902/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=26483538&_hsenc=p2ANqtz-9SfkYT0T4rQRhtsZwFYuAiVP5IGCFaqIxDZshebZZ8ODXV8NdfG1CBLL8_5Gcv5ZmApqsn2WTlA9krxe_uvY4pcXy8yQ&_hsmi=26483538). La question est de savoir pourquoi parallèlement à l’étude des expériences de Mendel on n’a pas trouvé bon d’étudier également la critique des dits travaux. Jugé en avance sur son temps Weldon a disparu, tandis que Mendel jouissait d’une gloire sans partage. Et pourtant ce n’aurait pas été faire de l’ombre au premier que de mettre le second en lumière. Bien au contraire, l’analyse de la méthode aurait permis de mettre en pratique deux domaines qui ne faisaient qu’un chez les anciens : science et philosophie. On aurait ainsi été à même de vérifier la formulation de l’hypothèse à partir de laquelle on aurait examiné le bien fondé de la question posée ; on aurait ensuite repris les résultats et leur interprétation. Pour finir par le passage à la loi que l’on aurait été en droit de valider. Peut-être l’époque voulait-elles que les resultats fussent suffisamment simples pour être convaincants. Mais aujourd’hui, ce temps n’est plus et la complexité du réel, parfaitement intégrée, permet de reprendre bon nombre de vérités démodées pour les actualiser et ne pas les oublier.
Comment le prouver !
février 20th, 2016
Cette maxime « Mens sana in corpore sano » vieille de pratiquement deux mille ans, et que chacun a certainement utilisée au moins une fois dans sa vie, serait en fait tronquée s’il est vrai que Juvénal a en réalité écrit « Orandum est, ut sit mens sana in corpore sano ». Comme on le comprend aisément, le sens qui lui est d’ordinaire attribué en est considérablement modifié et la mettre en exergue à l’article Mind and Matter aurait été de bonne augure (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45103/title/Mind-and-Matter/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=26335568&_hsenc=p2ANqtz-9Bz96gS9UykoOT5fBLZIe4kkfXDgYGL6BhE5_RqisjAsq-9mAYVui6WOIj8Nlck7fpCKiEMJsYlJj–4fsYdaTqkSnbA&_hsmi=26335569). Il s’en suit immédiatement l’exclamation « c’est une évidence » car il n’est personne qui ne l’ait expérimentée, là encore, au moins une fois dans sa vie. La seule question qui se pose concerne en réalité la méthode scientifique qui pourrait valider ce lieu commun à savoir que les résultats obtenus à partir d’un traitement physique ne peuvent être qu’améliorés lorsqu’un soutien psychologique lui est associé. Il n’est certes pas rationnellement satisfaisant de se contenter d’un résultat empirique et la mise en évidence de causes objectives pourrait peut-être permettre d’étendre cette possibilité d’amélioration à une plus grande population quand il en est qui résistent ! Le placebo et le nocebo sont connus également depuis longtemps et s’inscrivent dans la même démarche (http://www.charlatans.info/placebo.php). Et c’est justement parce que le rapprochement avec le charlatanisme, et sa profonde subjectivité, n’échappe à personne que la chasse à la preuve (aux preuves) reste toujours ouverte !
Principe d’incertitude
février 18th, 2016
Qui parle principe d’incertitude pense plus volontiers à Heisenberg (Principe d’indétermination, 1927) qu’à une incertitude concernant l’interprétation anthropomorphique de la sphère émotionnelle animale. Qualifié de principe d’incertitude en biologie (Opinion: On Animal Emotions, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45330/title/Opinion–On-Animal-Emotions/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=26285056&_hsenc=p2ANqtz-8Afe_-Z1ZSg-hwwLFHOndgobeO67nBdaNnxUoq50RuPhIqGgfN6HShDfLIu_NO-5C_LdlblFSjrpU75BG4uIPQUqYvcA&_hsmi=26285058/) on imagine pourtant quelques différences avec le domaine auquel il se réfère à l’écoute de son énoncé simplifié : « il est impossible de connaitre simultanément la position exacte et la vitesse exacte d’une particule » (http://slymood.over-blog.com/article-le-principe-d-incertitude-d-heisenberg-pour-les-nuls-109645898.html). En réalité il s’agit plutôt d’une référence à E. Morin qui envisage, que le point de vue anthropologique pas plus que sociologique et noologique rationnel (cité in Le labyrinthe humain, essai de philosophie Culture, biologie et cognition, EME éditions 19/05/2015, Fabrice Garcia) ne donne les moyens de trancher entre erreur, illusion et vérité, d’où il devient licite de parler de principe d’incertitude qu’il faudra savoir affronter dés lors que l’éducation y aura préparé. La question est donc la suivante que savons-nous des émotions dans le domaine animal à partir de l’instant où l’aune du jugement est l’émotion dans le domaine humain. La réponse est RIEN. Parce que l’on ne peut imaginer contraire/inverse que par rapport à ce qui existe, de même définit-on le néant par l’absence de son opposé, c’est à dire de ce que l’on connaît. Ainsi en définissant l’émotionnel animal à partir de l’émotionnel humain, l’incertitude est-elle totale et le dit principe devenu axiome.
Qu’est-ce qu’on attend pour…
février 14th, 2016
Vue depuis 1990 » la séquestration » du trop plein des émissions de CO2 ressemblait à une bonne idée dans la mesure où elle se présentait comme l’alternative à une difficile diminution de la production du dit CO2. Depuis le protocole de KYOTO en 1995, les états participants à la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques se réunissent un fois par an. La COP 21 dernière grand messe mondiale est une plus vieille dame puisqu’elle prend ses racines avec la conférence de Stockholm en juin 1972, premier colloque mondial donnant à l’environnement un rôle à l’échelle internationale et dont devait accoucher un droit contraignant. Si les réunions se suivent, les intervalles entre celles-ci se ressemblent dans la mesure où aujourd’hui on se demande si une mauvaise fée du style de celle qui ne fut pas invitée au pied du berceau de Blanche Neige n’en était pas la présidente occulte depuis le début. Car il ne s’agit ni plus ni moins que de transformer une bonne idée en une non moins bonne action. Il existe d’autres façons pour exprimer la difficulté du passage à l’acte comme : » … Il y a loin de la coupe aux lèvres … les décideurs ne sont pas les payeurs … quand il faut y aller, il faut y aller … ». Autant d’expressions qui ne font que mettre le doigt sur la(les) difficulté(s) rencontrée(s) quand il s’agit de mettre en application une idée que l’on pourrait qualifier de vertueuse. D’où la question qui se pose concernant la vertu : peut-elle être conceptuelle puis pratique, ou seulement conceptuelle car on imagine difficilement qu’elle ne puisse être que pratique ! Quoiqu’il en soit, d’un point de vue pragmatique, il se pourrait bien qu’il y ait le feu au lac à moins que ce ne soit la maison qui brûle, (Outside the bubble, http://www.nature.com/news/outside-the-bubble-1.19324?WT.ec_id=NATURE-20160211&spMailingID=50669758&spUserID=MjA1NTExOTM5MgS2&spJobID=861263427&spReportId=ODYxMjYzNDI3S0) car en fin de compte ne s’agissait-il pas d’une fausse bonne idée, comme le serait un joyeux bricolage défendu par un vendeur beau parleur ! Ainsi au fur et à mesure où passe le temps, des idées meilleures les unes que les autres se succèdent-elles dans un temps nécessaire pour démontrer qu’elles ne sont pas si bonnes que cela de telle sorte que l’on ne peut que se féliciter de ce qu’elles n’aient pas été appliquées !
Epistémologie un jour, épistémologie toujours !
février 10th, 2016
Epistémologie, un mot barbare ? Certes non, pas d’accent circonflexe, pas de [f] pour choisir entre f et ph, pas plus que de trait d’union. Un mot en toute simplicité, ce qui n’exclue pas en grande majesté. Une racine grecque univoque, έπιστέμέ/λογοσ, une portée universelle. Ce n’est rien d’autre que ce dont parle cet article Scientific Literacy Redefined (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45102/title/Scientific-Literacy-Redefined/) tout en le défendant ardemment. Ce n’est rien d’autre également que ce que défend ce site au fil des articles. Comment exercer son libre arbitre pour arriver à ce but ultime qu’est la vérité, comment exercer sa raison dans la démarche de la connaissance pour aujourd’hui comprendre que la science appartient au domaine du relatif et non de l’absolu. Comment est-il possible de faire admettre que les vérités d’aujourd’hui ne sont pas celles d’hier, ni celles de demain, mais qu’elles proviennent des premières pour alimenter les secondes, et que leur vérité s’inscrit nécessairement dans le temps ce qui ne les entache d’aucune « fausseté« . Il n’existe pas d’autre moyen que celui de proposer une histoire des sciences pour saisir toute la portée des acquisitions successives et permettre de réfuter les caractères absolu et définitif que certains veulent attacher à la science en général. Ce qui conforterait ceux qui la présente ainsi mais serait dans le même temps l’épitaphe à inscrire sur sa tombe :
» Ci-gît celle qui n’a pu se relever de ces vérités présentées comme absolues«
Heureux comme un écologiste ?
février 7th, 2016
Etre écologiste est un exaltant combat de tous les jours, mais mal entendu parce que mal écouté, d’où peu cru, raillé peut-être même, leur vie pourrait n’être que difficile. Elle n’en est pas moins riche et le sera encore plus lorsqu’ils auront tous pris connaissance d’un article récent (Holding Their Ground, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45148/title/Holding-Their-Ground/) qui ne peut que les questionner dans leur lutte. On peut aussi leur rappeller dans le même temps deux noms illustres auxquels il n’est peut-être jamais référence (Fighting Back, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45096/title/Fighting-Back/) : le premier, qui avait su faire ses « choux gras » des petits pois, tandis que le second, peu cité à propos du monde végétal, ne l’avait pourtant pas ignoré : Gregor Mendel et Charles Darwin. Mais ce simple rappel est loin d’être le point important, c’est la suite qui est réellement instructive en abordant un nouveau sujet indispensable à partager avec la grande et active mouvance écologiste : celui de l’immunité au sein du monde végétal. Car la nature n’a pas attendu l’homme pour s’auto-entretenir et au demeurant comme ce dernier, n’a pas attendu pour mettre en place son système de défense. Qui plus est, il convient de ne pas oublier que ce système lui est plus qu’à d’autres parfaitement indispensable car il est bien connu que ce n’est pas une extrême mobilité qui caractérise le végétal et que par ailleurs il ne possède pas de système immunitaire cellulaire mobile. Les études menées révèlent d’étranges similitudes avec le vivant animal, entre autres une véritable horloge dont il pourrait être utile de tenir compte, un microbiome dont on ne connaît pas encore le mode d’action cellulaire, et aussi une méconnaissance parfaite de la réponse adaptative du pathogène devant une nouvelle ligne de défense. Mais là où le bât va blesser, c’est quand les études récentes auront tendance à inviter le scientifique à pratiquer une augmentation du nombre des gènes de résistance par plante tandis que l’écologiste risquera de vouloir s’en tenir à ce que dame nature a mis en place. Comme l’un et l’autre ne visent pas le même but, il y aura nécessairement un gagnant et un perdant tant en terme d’individu qu’en terme de bénéfice pour l’humanité dans l’optique (bien évidemment) où l’on transgresserait le principe de précaution !