De la Science de la Nature à la Science de l’Art ?

septembre 5th, 2016

Palette.Art et science, un joli programme de réflexion,  et même s’il ne s’agit pas d’une étape indispensable pour aborder l’article d’Eric Kandel : How Art Can Inform Brain Science, and Vice Versa (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46813/title/How-Art-Can-Inform-Brain-Science–and-Vice-Versa/) il n’y a pas de mal à se pencher sur cette problématique. Eric Kandel, qui a travaillé sur l’aplysie (mollusque gastéropode à corps nu), a co-obtenu  le prix Nobel de Médecine/Physiologie pour ses études sur les bases moléculaires de la mémoire à court et long terme. Parce qu’il peut appréhender le décryptage biologique des phénomènes de mémorisation, il se situe du côté des sciences de la phusis,  (φύσις), mais justement parce qu’il possède ces outils, il est à même d’explorer d’autres réponses cérébrales comme celles qui naissent de la vision d’une œuvre d’art, parce que dans cette occurrence il se pourrait bien que l’on se situe à la croisée des chemins entre ces deux cultures dont parle l’auteur  Et quoi de plus intéressant si se révélait une différence entre la perception d’une peinture figurative et celle d’une peinture non figurative ! Les objets ne manquent pas : la première est riche des siècles précédents, la seconde, bien que plus récente n’est pas en reste depuis l’apparition des oeuvres dites « abstraites ». La question est donc la suivante : que se passe-t-il en face d’une œuvre abstraite (Book Excerpt from Reductionism in Art and Brain Science, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46932/title/Book-Excerpt-from-Reductionism-in-Art-and-Brain-Science/) ? Et là est le grand thème sur lequel il faut réfléchir : que fait le cerveau lorsqu’il est placé dans un monde où ses références habituelles lui font défaut ? Qu’a trouvé celui qui aime Pollock, qu’a compris celui qui a lu Char ?

Au jardin du DR Frankenstein !

septembre 2nd, 2016

frankensteinPourquoi Mary Shelley n’a-t-elle pas imaginé un jardin pour son personnage, le Dr Frankenstein. En effet celui-ci aurait pu aimer nourrir sa créature à partir de végétaux qui lui auraient ressemblé. Comme on l’a affublé d’une fiancée, il aurait pu subvenir en partie au moins à l’alimentation de sa famille ! Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait, la réponse n’en sera jamais donnée, mais selon certains, ces cultures traquées comme des monstres, existent bel et bien aujourd’hui sous l’acronyme d’OGM. Pourtant ces organismes génétiquement modifiés l’ont été dans le sens d’une amélioration voulue et non d’une détérioration. Il s’agit en effet d’apporter à l’homme en situation défavorable extrême, l’espoir de pouvoir, à tout le moins, se nourrir (Opinion: GMOs Are Not “Frankenfoods”, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46908/title/Opinion–GMOs-Are-Not–Frankenfoods-/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=33647093&_hsenc=p2ANqtz-82_vQiDxOXtvkew7YDTRIG7EUio9XrT-pKqjCnxIhu3d4s8Vi8c8odT9MNdYZjeXN-2R_7fNm0IZGMzdpTPL-qCDYkQw&_hsmi=33647093). Comment est-il possible aujourd’hui de revenir sur ce mythe qui veut que l’homme n’a pas été créé pour créer à son tour ! Pourtant c’est bien ce qu’il fait depuis qu’il existe même si l’on préfère utiliser le terme de transformer terme auquel ne s’attache pas une connotation de malignité dans le sens qui vient du malin. La créature de Frankenstein est une création de toutes pièces (c’est le cas de le dire !) comme la chimère mythologique. Mais l’OGM n’est pas une chimère : le premier possède un génome modifié, tandis que la chimère biologique en possède deux. Il est vrai que persistera avec cette modification, la non acceptation d’une anomalie artéfactuelle quand une anomalie naturelle l’est. Sans vouloir en terminer avec ce problème récurent, pourquoi ne pas expliquer qu’il existe aussi des bienfaits, par exemple en thérapeutique, et reposant sur des bactéries génétiquement modifiées ce qui ne pose aucun problème comme c’est le cas pour l’insuline depuis 1981 !

Pas si « triste » que ça !

août 31st, 2016

Reconstitution_sepulture_Chapelle-aux-SaintsComment une erreur d’interprétation peut-elle se produire ? Lorsque le socle sur lequel elle s’appuie est trop étroit pour lui fournir suffisamment d’éléments de soutien, démontrant une fois encore que toute vérité est relative, fonction en grande partie de l’époque à laquelle elle voit le jour. Il existe néanmoins un côté positif à cette relativité : l’ouverture qui permet ultérieurement une incrémentation constructive. Ainsi en est-il (par exemple) des connaissances concernant l’Homo neanderthalensis (The Neanderthal in the Mirror, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46672/title/The-Neanderthal-in-the-Mirror/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=33231574&_hsenc=p2ANqtz-8OZBpLwhVCYq97ZW5sQmMULbFdJS7nN1gArZC0-VQ1vGcr5cE70sQ5SFmGH6AdaNlHpokcQrlW092NusMDywF4RF9o5Q&_hsmi=33231574). A l’époque, non pas du paléolithique moyen, mais de Marcellin Boule,  la paléontologie en est encore à ses balbutiements, puisque ce dernier participe à la fondation de l’Institut de Paléontologie (1910, Albert I, prince souverain de Monaco, membre associé de l’Institut de France). C’est donc à lui, il y a encore peu de représentants éclairés dans ce domaine, qu’est confiée l’étude d’un squelette retrouvé par  les trois frères Bouyssonie et l’abbé  Bardon à La Chapelle aux Saints en 1908.  A cette époque on sait peu de choses de ces hommes préhistoriques, mais le squelette découvert presque entier  et enseveli  d’une façon particulière pouvait déjà indiquer un certain degré de socialisation. Malgré cette certitude quant à ses capacités, Boule en a fait, pour la postérité, un individu frustre et attardé  et ce n’est que plus tard que l’on parlera d’art moustérien ! Il est certain que Boule a été influencé par les idées de son époque sur l’évolution et que les techniques à sa disposition étaient encore rudimentaires. L’évolution (selon Darwin principalement)  n’invitait pas à penser qu’un homme différent de l’homme actuel ait pu exister pour disparaître.  Ainsi l’homme de Neandertal restera-t-il pour longtemps un être plus proche du grand singe que de l’homme moderne, erreur on ne peut plus funeste aux yeux d’aujourd’hui !

Consensus ?

août 28th, 2016

Golden Grad In Thinker Pose On Diploma Graduation ConceptSi tous les chercheurs cherchent, tous ne trouvent pas (cela se saurait depuis Charles de Gaulle !) mais alors ces derniers, que font-ils ? Un certain nombre d’entre eux se dévouent à une tâche, oh combien ingrate, reproduire les expériences citées pour confirmer ou infirmer les résultats obtenus par leurs prédécesseurs dans le domaine choisi. Mais avant de s’impliquer dans une reconstitution, parfois hasardeuse, il existe un lieu d’échanges privilégiés : le congrès. Le présentateur et l’auditeur peuvent en effet y deviser courtoisement et de ces rencontres peuvent émerger, à tout le moins, des idées en vue de faire progresser le sujet choisi. Mais pourquoi faudrait-il se lancer dans la reproduction plutôt que dans l’originalité d’un sujet, qualité qui a été pendant longtemps indispensable à l’acceptation d’un article ? C’est pourtant une tendance actuelle initiée dans un domaine où on ne l’attendait pas nécessairement : la psychologie. C’est ce que les anglo-saxons appellent les « registered replication reports » /RRRs (Introduction to the Registered Replication Report, http://pps.sagepub.com/content/11/1/156.full). En fait, il ne s’agit ni plus ni moins que d’arriver à se mettre parfaitement d’accord sur des résultats à partir de données qui se doivent d’être parfaitement identiques : savoir/pouvoir enfin refuser le consensus mou, celui qui ne satisfait personne et n’aide pas à la recherche de la vérité. Ainsi cet article Go forth and replicate! (http://www.nature.com/news/go-forth-and-replicate-1.20473?WT.ec_id=NATURE-20160825&spMailingID=52137465&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=984506081&spReportId=OTg0NTA2MDgxS0) prône-t-il l’utilité d’un bavardage assumé (gossip) entre les tenants et les aboutissants de projets de recherche et ce, dans quelque domaine que ce soit. Dans cette époque de mondialisation, voici au moins un champ prometteur de résultats qui se situe bien loin de ses/ces effets négatifs que l’on commence à dénoncer. Pour ne pas à avoir à y remédier, il vaudra toujours mieux prévenir que guérir !

Question de définition

août 22nd, 2016

(http://mbio.asm.org/content/7/4/e00874-16.full)

En cause le mot « Anthropocène« . A priori aucune difficulté. Άνθρωπος : homme au sens de l’humain, καινός : nouveau, d’où le néologisme crée par Paul Crutzen, prix Nobel de chimie en   1995, pour désigner une nouvelle époque géologique, qui aurait débuté selon lui à la fin du XVIII° siècle avec la révolution industrielle et succéderait ainsi à l’Holocène   (https://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropoc%C3%A8ne). Mais à concept simple : nouvelle ère caractérisée par l’action de l’homme sur l’évolution de la planète, question tout aussi simple : quand l’action de l’homme a-t-elle eu une (des) incidence(s) sur l’évolution de la planète ? Selon P. Crutzen  le début de la révolution industrielle signe le passage de la dernière période du quaternaire, le Pléistocène vers l’Holocène. Le premier correspond à une période glaciaire, le second à une période de réchauffement qu’accompagne un certain nombre d’extinction d’espèces. Avec l’anthropocène, l’action de l’homme sur son environnement devient prépondérante jusqu’à la modifier la lithosphère et c’est là que le bât blesse. Comment juger sur environ deux cents ans des modifications au niveau de la croûte terrestre et d’une partie du manteau supérieur demandent les géologues qui en discutent toujours (Allons-nous entrer dans l’anthropocène en 2016 ?
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/01/02/allons-nous-entrer-dans-l-anthropocene_4840896_3244.html#kwVKyXbp02vEmHcW.99 ). C’est dans ce contexte (un an plus tard néanmoins) que parait l’article  : 
Define the Anthropocene in terms of the whole Earth (http://www.nature.com/news/define-the-anthropocene-in-terms-of-the-whole-earth-1.20427?WT.ec_id=NATURE-20160818&spMailingID=52085095&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=983154956&spReportId=OTgzMTU0OTU2S0) preuve qu’il n’existe pas encore de consensus (mou/dur ?). Mais c’est aussi (surtout ?) l’occasion de prendre conscience de la non simplicité du concept : l’action de l’homme sur l’évolution de la planète. Scientifiques de tous les pays unissez vous, l’écologie n’est pas rien, mais elle n’est pas tout non plus !

L’imagination au pouvoir !

août 20th, 2016

ob_8b923e_scans241Il ne faut pas s’interdire d’admirer Vingt mille lieux sous les mers, oeuvre originale de Jules Verne parue en 1870, pour l’abondance des thèmes abordés témoignant combien son auteur était impliqué dans l’ère de son temps. Si l’on excepte le capitaine Nemo dans ses rapports avec la société d’alors, il est certain que le roman fourmille de techniques scientifiques en cette fin du XIX° siècle, nouveautés que l’auteur a parfaitement intégrées et qu’il exploite. Terre, mer et air sont de sujets qui permettent à Jules Verne d’explorer la société, l’environnement et la liberté de l’homme à s’y déplacer. En 1870, la conception du sous-marin est déjà très ancienne (Francesco di Giorgio Martini, 1439-1502, Taccola (1381-1458 ?)  et sa première réalisation  à peine postérieure ( 1624, Cornelis Drebbel), le scaphandre individuel par contre est contemporain (Benoît Rouquayrol primé à l’exposition universelle en 1867), tandis que l’utilisation d’une énergie renouvelable marine, pointe déjà le bout de son nez. On ne peut donc pas dire qu’il s’agisse réellement d’une oeuvre de science fiction mais plutôt de l’utilisation rationnelle de la technicité  au cours des âges. Par contre là où l’imagination joue pleinement son rôle c’est dans la description d’animaux extraordinaires que les anciens n’auraient pas désavoués comme par exemple le Narval géant, (équivalent marin de la licorne terrestre). La réalité, qui dépasse souvent la fiction, est fière d’exposer la photographie d’un calmar géant qui, datant de 1874, n’a probablement pas pu être retouchée en raison de la non existence de photo shop  (First Photo of Intact Giant Squid, 1874, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46360/title/First-Photo-of-Intact-Giant-Squid–1874/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=32309382&_hsenc=p2ANqtz–ZXGi9ayzG1gOq_9ZzlF67SquSErLh6WoRgzzQjb673M-i_7mstTtlR8jdNV0SL8fEPAJ3PNMc0p6AuBAkkF6g6WNrIA&_hsmi=32309382/). Ainsi ce qui pouvait être qualifiée d’oeuvre de fiction en 1870, devenait un simple reportage en 1874. Comment dés lors faut-il qualifier ces visionnaires qui décrivent le futur-présent de l’avenir ?

Pourquoi s’en priver ?

août 17th, 2016

400x260-ctUne bonne nouvelle à laquelle on ne s’attendait pas forcément en cette époque qui vit quelques soubresauts sociétaux. Il pourrait exister une certaine forme de rapport entre la monogamie et l’altruisme, mais attention un altruisme de parentèle, ce qui en réduit quand même considérablement le concept (Opinion: Monogamy and Cooperation Are Connected Through Multiple Links, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46608/title/Opinion–Monogamy-and-Cooperation-Are-Connected-Through-Multiple-Links/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=32676569&_hsenc=p2ANqtz80r72wkuJdtwJvClb4J4EWv1AdnW4GixDpRdaKWEg58mEMns8RnvR5VOML4pU1UUB416P55d3XsEhYGNQQpMWSRRPaKw&_hsmi=32676569) ! L’idée, née en 1964, est due à William Donald Hamilton et c’est pour sa théorie de la sélection de parentèle, qu’il a reçu la médaille  Darwin en 1988 attribuée pour des recherches effectuées dans un domaine de biologie exploré par l’auteur éponyme. Abondamment représentée dans le monde animal comme chez le loup aussi bien que l’abeille …, cette théorie démontre que l’altruisme augmente avec l’apparentement sous l’effet de la sélection naturelle ce qui permet de comprendre la sentence, Homo homini lupus ….  (selon Plaute copié par Hobbes) de la façon suivante : l’homme est un loup pour l’homme lorsqu’il ne le connait pas. L’homo politicus l’a si bien compris qu’il peut être apparenté à un autre parti politique que le sien dans un but, oh combien altruiste, de pouvoir être élu sans vraiment appartenir au groupe choisi !

Ce chemin est-il le meilleur ?

août 12th, 2016

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Depuis l’antiquité (Héron d’Alexandrie), de grandes améliorations ont été apportées aux automates en témoigne Le Canard digérateur  créé par Jacques de Vaucanson en 1738. Il s’agissait d’une machinerie très complexe qui reproduisait les processus de la digestion de l’animal et dont les rouages étaient visibles. La robotique mise en  place par Isaac Asimov (1941/1942, Menteur, Runaround) en s’intéressant  à un domaine un peu différent se rapproche pourtant plus des humanoïdes artificiels dont Ephaistos fut le premier promoteur. Aujourd’hui si l’on continue à imaginer et à réaliser des humanoïdes artificiels  la robotique a envahi de nombreux autres domaines : industriel, domestique, médical, militaire, scientifique. Celui dont on parle abondamment actuellement concerne la robotique de transport avec la voiture autonome, c’est à dire la voiture sans conducteur. Si l’on passe outre les problèmes liés à  la réalisation même de ce type d’engin, à propos duquel on sait que toutes les réponses n’ont pas encore été apportées, il reste une question primordiale, celle du rapport de l’homme à la machine (Steer driverless cars towards full automation, http://www.nature.com/news/steer-driverless-cars-towards-full-automation-1.20390?WT.ec_id=NATURE-20160811&spMailingID=52032459&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=981769299&spReportId=OTgxNzY5Mjk5S0).  L’homme est-il prêt à ce que la machine prenne totalement en charge l’action de conduire transformant l’objet en sujet et inversement  ?  Cette inversion des rôles pouvant être interprétée comme une dépossession, action liberticide s’il en fut, même si l’on imagine que le conducteur ainsi dépossédé devient apte à choisir une autre action. Parmi les autres questions, celle du conditionnement qu’une telle machine risque d’entraîner sur l’environnement dans lequel elle va se déplacer. Et à l’heure où l’écologie prône le respect de l’environnement, la voiture autonome risque d’installer l’homme dans un nouvel univers, qui ne pourra plus être celui de ses ancêtres, d’où une réelle aporie qu’il conviendrait peut-être d’éviter. Qui gouvernera la route ?

Il y a évolution et évolution …. (suite)

août 7th, 2016

genies-grotte-chauvet-film-christian-tranDonc l’évolution humaine ne s’est ni interrompue ni arrêtée (cf article précédent) à l’inverse d’un certains nombres de civilisations qui ont bel et bien disparu (Sumériens, Olmèques, Étrusques… Huit civilisations perdues, http://www.lepoint.fr/culture/sumeriens-olmeques-etrusques-huit-civilisations-perdues-05-08-2016-2059224_3.php). L’humanité a ainsi pu réaliser un certain nombre de ses rêves, voler sans se brûler les ailes (Icare),  échapper aux pièges marins (Ulysse), alunir (Savinien de Cyrano de Bergerac) et l’on pourrait donc penser que le génie de l’homme est sans limite. Le génie, peut-être, mais de quel génie parle-t-on ? Pour les latins, chaque homme était accompagné de son génie propre,  » qui veillait sur lui dès sa naissance, qui partageait toute sa destinée et disparaissait avec lui« . Il se pourrait bien que de vieux génies soient encore à l’oeuvre auprès de chacun (Opinion: Our Inner Caveman, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46607/title/Opinion–Our-Inner-Caveman/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=32489515&_hsenc=p2ANqtz-_KfLFH6Uyc5qa5jUxx0kVMpy96nCHAind-IePabWKeX7YIGHtfX_I7cLFUix4jR-hSRpaWgXAqjGCjJJ3YcuoAeUQjZQ&_hsmi=32489515). En effet tout homme, aussi bien intégré qu’il soit dans la société, garderait en lui un instinct tribal : celui de se protéger. La raison pour laquelle on qualifie ce caractère de tribal tient  au fait que cette protection ne s’inscrit pas dans un futur éloigné mais dans un futur proche ce qui correspond bien à l’instinct de survie développé par les groupes humains ancestraux. C’est pourquoi il faut raisonner pour dépasser cette immédiateté personnelle quelque soit le domaine considéré, car il s’agit d’un réel moyen de pression, car il est certain que vivre en acceptant l’autre tout en refusant le grégarisme n’est pas chose simple ! Mais peut-être est-ce cette évolution qu’il faut avoir en ligne de mire !

Pourquoi devrait-elle s’arrêter ?

août 4th, 2016

6a00e5500b4a64883301a3fd03256c970bL’évolution est un processus qui affecte de nombreux systèmes. Ne parle-t-on pas d’évolution des populations, du climat, de la société, des moeurs, des idées …. Les modifications caractéristiques de ces différents types d’évolution ne sont perceptibles que par rapport au temps et chacune ayant son échelle, la perception en est plus ou moins évidente. Quoiqu’il en soit une évolution ne se mesure qu’à l’aune d’une antériorité qui fixe un état dont on estime qu’il s’est modifié par rapport à un point que l’on estime de départ. Lamarckisme et darwinisme ont tous deux parlé d’évolution mais si la seconde théorie a supplanté la première c’est en raison des mécanismes proposés pour l’expliquer. La paléontologie humaine (paléoanthropologie) qui s’appuie sur l’étude des fossiles, émet des  hypothèses remises en question par la découverte de nouveaux spécimens ou nouveaux artefacts. A l’évidence ce domaine est lui-même en pleine évolution comme en témoigne ce récent article, Humans Never Stopped Evolving (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46651/title/Humans-Never-Stopped-Evolving/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=32369516&_hsenc=p2ANqtz-8erZv28qDptwIs7dSxD8zDvJnF7j_oUQ7zsbp5fy2zDWfDMoSH88Id1gkDpe2u6Qmof8xD-ILPE31dLAVFV_vDbnz74Q&_hsmi=32369516). Première remarque, il faudrait professer une méconnaissance parfaite du concept d’évolution pour penser que l’homme y a échappé et alors depuis quand ! La seconde remarque concerne le laps de temps requis pour constater la survenue de certaines modifications. Quand les outils techniques permettent de saisir des avantages acquis il n’y a que quelques milliers d’années (cf articcle sus cité) on se dit que le préfixe paléo, s’il signifie ancien, s’inscrit dans un plus ou moins ancien ! C’est ainsi que ces mêmes outils sont en train de permettre le déchiffrage d’un segment de la population américaine de 1948 à nos jours. Ce ne sera peut-être pas plus facile que d’explorer un million d’années, car il se pourrait bien que la prise en compte des facteurs environnementaux soit particulièrement délicate. Néanmoins on pourrait presque imaginer que l’accélération d’une technicité multidisciplinaire transforme l’étude des temps anciens en une prospection des temps futurs, mais ceci est déjà le domaine de la science fiction  et et ce depuis bien longtemps, car l’homme joue aussi bien, et pas si mal, avec une technique virtuelle que réelle !