Mettre en place une relation de cause à effet est une perspective enthousiasmante mais aussi une tache ardue ! Car il est loin le temps où l’on affirmait sans état d’âme, une cause un effet ! De quoi s’agit-il : d’une séquence inscrite dans le temps, où la cause précède l’effet mais aussi l’implique ce qui signifie aussi une/la réponse à une/la question. Dans cet ordre idée, la scientifisation de la médecine a mis à jour une mine de causes probables qu’il convient de tirer au clair. Pour ce faire il semble bien que LA méthode n’ait pas encore été mise au point mais il est vrai que l’épidémiologie humaine s’inscrit dans un temps différent de celle de l’espèce murine par exemple ou mieux encore de celle des diptères ! C’est ce dont traite l’article Rethink the links between genes and disease (http://www.nature.com/news/rethink-the-links-between-genes-and-disease-1.20771?WT.ec_id=NATURE-20161013&spMailingID=52515861&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1022286029&spReportId=MTAyMjI4NjAyOQS2) tant il est vrai que les progrès dans la connaissance du génome humain ont mis en évidence mais uniquement de façon putative un nombre de variations génétiques qui pourraient, de ce fait, être responsables d’affections. Or l’observation clinique est loin de suivre les données scientifiques d’où un réajustement indispensable non pas de la clinique pas plus que de la génétique mais du lien qui lie les deux. Il semble qu’entre le généticien et le clinicien devrait se renforcer un chaînon indispensable celui du statisticien qui établirait la significativité et la robustesse des résultats parce que les facteurs et les populations auraient été correctement définis.
Améliorer la méthode
octobre 18th, 2016Un Narcisse peut en cacher un autre
octobre 16th, 2016
Quelques aient été les raisons qui poussèrent Narcisse à se mirer dans l’eau, sa mort était écrite tout autant que la fleur qui en naquit. Ainsi un amour immodéré de soi-même conduit-il à une disparition que vient tempérer une renaissance qui défie le temps. Ce personnage témoigne de l’exemplarité de la mythologie dans la culture européenne puisqu’il a donné naissance au concept de narcissisme selon Freud (1914) d’où provient par dévoiement, la perversion narcissique selon Paul-Claude Racamier (1986), bien que non reconnue comme trouble clinique. Le narcissisme que l’on a pu qualifier de première étape de la confiance en soi, n’aurait-il que des désavantages et devrait-il être combattu plutôt qu’admirer voire rechercher ? C’est en quelque sorte la question que se pose Bruno Lemaitre en prenant comme point de départ, Jacques Monod, nobélisé en 1965 (The Narcissistic Scientist (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/47037/title/The-Narcissistic-Scientist/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=35370370&_hsenc=p2ANqtz-_BArtIiN1fFi1j1M4LmAIcn2tcpBU0GskzSl6zfMvC4FH3VKjnHr0jghj2RJ7ieL5pydr4CpyZxcjkppFylJol3AwSbg&_hsmi=35370370) et son livre An Essay on Science and Narcissism regorge d’exemples (Book Excerpt from An Essay on Science and Narcissism, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/47179/title/Book-Excerpt-from-An-Essay-on-Science-and-Narcissism/). En effet pourquoi donc cette aptitude à l’auto satisfaction épargnerait-elle certaines classes plus que d’autres et en particulier les scientifiques ? Leur désir de compréhension basée sur la rationalité objective devrait les protéger mais il semble bien que ce ne soit pas le cas et qu’ils perdent à plus ou moins long terme leurs repères, balayés par un surmoi débridé ? C’est alors que disparaît la relativité de la vérité scientifique dynamique au profit d’une vérité absolue statique, et ce ne sera plus un bien pour un mal, mais un mal pour un bien.
Mathusalem connais pas
octobre 11th, 2016
Après quelques jours de silence, il est bon de se replonger dans l’actualité des nouveautés scientifiques. Parmi celles-ci il en est une qui traite du temps. Il ne s’agit ni plus ni moins que du temps de la vie humaine, celle qui fait régulièrement la une des journaux avec des allures de match entre les pays, la France et Jeanne Calment, l’Italie et Emma Morano. Il est certain que dans cet ordre d’idée, le champion toutes catégories reste et restera Mathusalem dont le nom est de ce fait devenu synonyme de longévité. Or ce dont l’homme se préoccupe depuis ….., c’est de son temps de vie terrestre, puisqu’il est probablement le seul à avoir conscience de sa finitude. Ainsi la question posée par l’article, The limits to human lifespan must be respected, http://www.nature.com/news/the-limits-to-human-lifespan-must-be-respected-1.20728?WT.ec_id=NATURE-20161006&spMailingID=52464950&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1020921868&spReportId=MTAyMDkyMTg2OAS2) concerne-t-elle la façon d’envisager les limites de la vie humaine : respect ou transgression ? Que la durée de vie, longévité continue d’augmenter et ce dans de meilleures conditions est le fait d’actions externes, c’est l’espérance de vie dont on voit bien qu’elle est fonction de nombreux facteurs, pays, sexe, rang sociétal …, mais sans toucher à l’horloge naturelle. Si les facteurs environnementaux sont multiples, les facteurs internes sont loin d’être tous répertoriés. On parle volontiers du raccourcissement des télomères et du rôle que pourrait tenir l’enzyme télomérase comme une clef qui ouvrirait la porte vers une prolongation de la durée de vie. Mais c’est là que se posent plusieurs questions : est-il possible et licite d’augmenter indéfiniment et quels en seront les effets collatéraux ? Ces derniers seront certainement d’importance essentiellement en ce qui concerne le rapport entre les besoins de la population humaine et ce qui pourra lui être offert. Mais en ce qui concerne la première partie de la question, qui a jamais établi l’âge butoir à la longévité de l’homme. Les acquis auraient semblé bien improbables il y a quelques siècles et c’est déjà certainement la survenue d’individus exceptionnellement âgés pour leur époque qui explique le personnage de Mathusalem. On a donc déjà répondu à la première partie de la question ! En addendum, on pourra lire avec intérêt l’article, Study: Human Life Span Maxed Out (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/47209/title/Study–Human-Life-Span-Maxed-Out/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=35506671&_hsenc=p2ANqtz-8JaM3f-gSXmPUPs4yRjRX7lKsP8e9Q11lJqUCYgsAXEnxVvLXRBERVsubDBkijk17FpmlxSZfPdVix_1G8II_CN1TyvQ&_hsmi=35506671)
Ni excuse ni même prétexte !
octobre 5th, 2016
Ce qu’il ne faudrait surtout pas faire : chercher auprès de MR/MME Google des informations liées à de ces deux mots entrainement cérébral. En moins de 0.54 secondes, le moteur de recherche détecte 4 030 000 résultats classés selon le PageRank inventé par la société éponyme : un algorithme d’analyse des liens concourant au système de classement des pages Web utilisé par le moteur de recherche Google. Devant une telle avalanche de conseils il devient difficile de faire un choix et donc d’avoir un avis éclairé sur le sujet. Ce dont on peut néanmoins être sur, c’est de la pertinence du sujet ! Si l’on considère que les cruciverbistes sont des adeptes de sport cérébral, l’engouement est ancien puisqu’on on fait remonter à 1913 l’invention de la première grille par Arthur Wynne ; cette dernière reposant certainement sur des jeux analogues plus anciens sans qu’on en connaisse exactement la date. Toujours est-il qu’il existe une presse spécialisée au titre évocateur de Sport cérébral® (Sport Cérébral est la référence en langue française des grilles et jeux commercialisés par Keesing, http://www.keesing.com/fr/marques/sport-cerebral) avec pour qualificatif « Le spécialiste des revues de jeux« . Quoiqu’il en soit, il est inutile de prendre pour prétexte ou comme excuse un besoin à la fois urgent et indispensable de « muscler » son cerveau par le biais de jeux dits d’entrainement cérébral (Do “Brain-Training” Programs Work?, http://psi.sagepub.com/content/17/3/103.full, résumé dans, Evidence Lacking for Brain-Training Products, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/47190/title/Evidence-Lacking-for-Brain-Training-Products/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=35292751&_hsenc=p2ANqtz-9U6xcRa6KZyYwld3TmepF3Lr1IH_gH3i2Ei0y5HdjcXGd6sMNBdVQmnA_5QXlqPDpduzHa0tlVoVD7XZb5j5g7PBX-7g&_hsmi=35292751). Il se pourrait bien que la seule amélioration consiste en de meilleures performances concernant le jeu pratiqué surtout quand on s’y adonne en réseaux contre d’autres partenaires !
Et encore un de plus …
octobre 2nd, 2016
Les semaines se suivent et les publications aussi, chacune faisant assaut d’originalité par rapport à la précédente ! Dans le domaine des sens, rien ne semble plus impossible ; il est vrai que dans le règne animal, l’humain accuserait, d’une certaine façon, un retard évident (Henri Brugère, La magnétoréception, un nouveau chapitre de la physiologie sensorielle, http://hdl.handle.net/2042/47984). Donc voici que s’avance un prochain sixième sens : la magnétoréception. En réalité on ne peut pas vraiment parler d’un sens naturellement humain puisque cette perception passe par l’intermédiaire d’une peau artificielle pourvue de capteurs (Smart Skin Enables Magnetoreception, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46786/title/Smart-Skin-Enables-Magnetoreception/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=35017124&_hsenc=p2ANqtz–iXOl7zr3R9a52bF8Unre5nZ_PEprCbcsRRoBKg8KYeuv4ZRRxRuoXVMaTL2NNKYhlSgurGFxFR5E7ZmvSmxhYERfX0g&_hsmi=35015240). On pourrait, dans un premier temps être appelé à sourire de cette possibilité de se revêtir d’une nouvelle peau ! Mais n’est-ce pas le rêve d’un certain nombre des super héros des comics Marvel enfin à porter de main ? Ainsi pourrait-on en ce début du XXI° siècle passer du rêve à la réalité sans difficulté et si les médias venaient à s’emparer du sujet il est certain que les réseaux sociaux bruisseraient nuit et jour d’autant qu’il a déjà été écrit sur ces matériaux intelligents qui se transforment sous l’influence de différents facteurs comme la chaleur, la lumière ou autre (Vetement etanche thermochrome, http://www.google.fr/patents/EP1631161B1?cl=fr) ! Mais il ne s’agit aucunement d’une facétie : cette magnétoréception pourrait venir en aide à certains types d’altérations du sens profond de la position, en d’autres termes aider à retrouver la place d’un corps amoindri dans un environnement devenu hostile. Pour ce qui est de retrouver son chemin l’homme possède déjà des cellules adaptées (cellules de grille,) dont il se sert, il est vrai, plus ou moins bien.
Sens et extra sens ?
septembre 28th, 2016
Après avoir envisagé les cinq sens ordinairement reconnus par les physiologistes, puis les 5+n sens du vivant en général quand on en diversifie certains, la quête serait incomplète si l’on n’envisageait pas l’étude d’un domaine que l’on qualifie tout simplement d’extrasensoriel. Parce qu’il se situe au delà du sensoriel, parce qu’il est mal défini il est loin de faire l’unanimité. Parce que la science est garante de vérité, l’idée est venue qu’une preuve de son existence devait s’appuyer sur la dite science, partant de cette idée curieuse sinon absurde, à moins qu’il ne s’agisse de donner un simple exemple d’oxymore, que ce qui n’est pas scientifique peut s’expliquer par la science ! Toujours est-il que Joseph Banks Rhine, botaniste de profession, fut le premier à appliquer à l’étude de la télépathie, une approche qui se voulait plus rigoureuse parce que basée sur l’utilisation de tests statistiques (ESP on Trial, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46814/title/ESP-on-Trial/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=34880620&_hsenc=p2ANqtz-9-hmxzwNxk-nEeI812itG3683-4Y7GCftGBHykKYzyxpMmnOLnBSt-mBbIAUbe0hAOi6EURFZ7l6_YRzVQeUDMqNFL7w&_hsmi=34880620). Si la transmission de pensée est un thème rebattu de la science fiction, elle fait aussi appel à l’idée selon laquelle il fut un temps où le règne du vivant n’était qu’un, chacun comprenant l’autre et s’en faisant comprendre, humain comme animal. Mais il est aussi supposé que cette extra perception pouvait soit appartenir au passé soit pourra appartenir au futur ! Entre ces deux extrêmes, d’aucuns admettent l’existence d’individus qui posséderaient cette faculté. Et cette idée est si solidement implantée que nombre d’artistes s’en sont emparés avec succès. La question que l’on peut se poser n’est donc pas de chercher une preuve scientifique à l’existence de la télépathie mais plutôt la suivante : pourquoi la télépathie est-elle si attractive qu’il faille prouver sa réalité et donc à quel besoin humain intemporel correspond-elle ? Peut-être l’humanité ne s’est-elle pas encore débarrassée de son désir fondamental d’irrationalité d’où l’ambiguïté de prouver scientifiquement l’irrationnel !
To begin with …….
septembre 22nd, 2016
Multivers et/ou création divine, là est la question . Depuis déjà bien longtemps l’Eglise a entretenu des rapports conflictuels avec les scientifiques de son époque, le terme est volontairement édulcoré quand on pense à certaines exécutions assez brutales dont les seconds firent les frais. Il est vrai que, par définition, la foi s’accorde mal de la rationalité qui elle régit la recherche des causes premières dans le but d’une explication du monde, tandis qu’il reste encore difficile d’envisager une réponse à cette ultime question « pourquoi quelque chose plutôt que rien« . Quoiqu’il en soit, il se pourrait bien que l’on s’engage sur un chemin dont on voudrait qu’il ne soit pas que pavé de bonnes intentions ! C’est Kathryn Pritchard qui l’évoque dans un article intitulé « Religion and science can have a true dialogue » (http://www.nature.com/news/religion-and-science-can-have-a-true-dialogue-1.20627?WT.ec_id=NATURE-20160922&spMailingID=52357585&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1003755044&spReportId=MTAwMzc1NTA0NAS2). Elle travaille avec l’Archbishops’ Council in London et avec le St John’s College, de l’Université de Durham et c’est bien sur à ce titre qu’elle a été amenée à côtoyer la communauté scientifique dans un domaine bien particulier celui de la naissance du monde, de sa complexité, des théories modernes sur les hypothèses de multiples univers ….. Il s’agit donc d’un moment universel pour l’humanité, celui de la création du monde et de son créateur, et donc de la finitude humaine. A l’heure où les créationnistes font de nouveau parler d’eux en entretenant à plaisir la polémique, il n’est pas anodin qu’un tel projet voit le jour pour que ne se propage plus ce mythe de l’impossible interpénétration de ces deux mondes. En fait les intervenants sont très loin de s’être accordés même sur un seul point mais ils se rencontrent, il ne leur reste plus qu’à s’écouter lorsqu’ils se parleront !
Apprendre ?
septembre 20th, 2016
Leonardo da Vinci
Zeus et Mnémosyne eurent neuf filles chacune porteuse d’un savoir voué à être offert aux humains dans les meilleures conditions. Par définition elles représentent les arts mais non la science et on touche là la grande différence établie par les anciens entre l’art et la science. L’art, création de l’homme parle au sensible et on pourrait croire qu’il n’a aucune fonction sinon celle de parler d’esthétique. La science est la recherche par l’homme d’une compréhension du monde qui l’entoure. Mais récemment a été introduit le terme d’art scientifique faisant appel à cette nouvelle notion selon laquelle la science est devenue créatrice de l’avenir de l’humanité. Un article récent aborde un problème que l’on peut rapprocher de cette problématique sous le titre, An Addiction to Education at All Levels (http://www.cell.com/cell/fulltext/S0092-8674(16)31134-5) car il s’agit tout simplement d’explorer comment perpétuer une appétence pour l’apprentissage du savoir. Parce qu’il faudra toujours aimer apprendre, il faudra toujours chercher à faire aimer apprendre ! Car comment ne pas comprendre cette démarche comme un art qui serait dévolu à la science ? On peut en effet penser qu’un enseignement magister, tel qu’on le condamne aujourd’hui, n’apprenait pas à aimer sauf qu’à reconnaître que certains enseignants avaient bien été ceux qui avaient ouvert l’enseigné à l’amour de l’apprentissage. On peut aussi penser qu’une démarche personnelle pour solutionner un problème et secondairement validée par la révélation de la démarche historique est aussi formatrice. En fait l’une comme l’autre de ces attitudes est sujet dépendante et le mieux serait que le choix soit possible. Malheureusement comment ne pas voir qu’il s’agit là d’un vœux pieux et que l’on oscillera toujours entre ces deux attitudes selon les époques. Mais le fait même que pas plus l’une que l’autre ne donne de meilleurs résultats devrait permettre de s’orienter vers une troisième voie : la prise en compte de l’individu en tant que tel, élément référent dans son environnement.
Quels neurones pour apprendre ?
septembre 13th, 2016
L’homme a non seulement l’impérieux désir de savoir mais aussi la non moins impérieuse envie de connaître les causes premières ce qui doit être vrai, puisque c’est Aristote qui l’a dit il y a quand même très longtemps. C’est donc la raison pour laquelle il se sent commis à cette quête sans fin dont les avancées techniques se repaissent. Ainsi en va-t-il depuis que l’homme sait exprimer ses questions dont l’une particulièrement concerne la connaissance et l’article « Specialized Neurons Encode Social Learning in Humans », (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46971/title/Specialized-Neurons-Encode-Social-Learning-in-Humans/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=33928810&_hsenc=p2ANqtz-98jxPU18UCLXWRtBOTOrT2soPid2Owa0QwKklfKzuz6XFdEhechGGVUESFlgoP14YcufyU1H1PILc5wScAVNCM6Pe4MA&_hsmi=33928810) est intéressant dans la mesure où il aborde un problème apparenté, celui de l’apprentissage. Quand l’expérimentation met en évidence une topographie définie où des neurones « s’allument » selon une démarche d’apprentissage, il semble bien que la connaissance soit le fruit du sensible et que l’innéité n’y soit pour rien à moins que d’imaginer une innéité au niveau neuronal. Si chez l’animal, l’apprentissage par essai/erreur a fait l’objet de nombreux tests, cette étude rendue possible chez des sujets du fait de leur pathologie (épilepsie et enregistrement ) propose une base anatomique à un concept philosophique. Que faut-il en penser s’il ne s’agit pas d’une erreur d’interprétation ?
Plus que cinq, ce n’est pas commun !
septembre 9th, 2016
Chez l’homme, c’est bien connu, il existe cinq sens physiologiques parfaitement répertoriés, même si la distinction peut être considérée comme artificielle dans la mesure où lorsque l’un est requis les quatre autres sont également présents. Il est non moins évident que les sens dont il est question dans le dernier numéro du TheScientist (septembre 2017, Beyond the basic five) même s’ils semblent pour certains dépasser ceux dévolus à l’humain ne lui sont pas totalement étrangers. En réalité c’est parce qu’ils ne sont pas facilement accessibles et que leur domaine d’exploration a longtemps échappé à la technique qu’ils ne font pas partie de la liste des cinq. Pourtant chez l’homme, les récepteurs musculo-articulaires sont connus depuis le tout début du XX° siècle, tandis que l’organe stato-récepteur de l’oreille interne fait l’objet de publications dès la fin du XIX°. C’est parce qu’elle était tributaire des nouvelles colorations argentiques mises au point par Cajal et utilisées par Golgi pour définir le concept du neurone puis la théorie de la contiguïté, que la physiologie a pu prendre le relai des connaissances histologiques et semble, de ce fait, en retard. Puis il a ensuite fallu différencier au sein de la sensibilité en général, la sensibilité superficielle et profonde avec pour chacune des ces deux parties des sous domaines, comme la température, la douleur, la pression, l’équilibre, l’espace, le mouvement etc. . Il faut donc lire l’article Sensory Biology Around the Animal Kingdom (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46824/title/Sensory-Biology-Around-the-Animal-Kingdom/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=33795186&_hsenc=p2ANqtz-_kI-wSNhc6lNaoTje8FuqMfGuxPJzGjNkJRqukBnfAguy2zdcLMcU6ElV-_7k7vpr2dZrdv7Ds1fudDiPBAvBZnUHfGQ&_hsmi=33795186) comme une mise au point dans le règne animal des différents composants d’un sens général, celui de la perception du milieu externe et du soi dans ce milieu. On sait depuis longtemps que l’homme agit en fonction de son domaine perceptif, et s’il est tout aussi évident qu’il en est de même pour l’animal, où est la différence, peut-être dans la conscience de ces perceptions ?