Evolution convergente

avril 16th, 2024

Si l’on parle volontiers des effets pathogènes des rétrovirus, qu’ils soient endogènes ou exogènes, on aborde plus rarement leur effet bénéfique ce dont il est question dans l’article : Un virus à l’origine de la myéline (https://www.pourlascience.fr/sd/genetique/un-virus-a-l-origine-de-la-myeline-26214.php). S’il est une « innovation » dont les vertébrés peuvent s’énorgueillir (encore que …) c’est bien la facilité de conduction de l’influx dans les fibres nerveuses quand elles sont myélinisées. Des études viennent de montrer dans les oligodendrocytes, cellules produisant la myéline dans le cerveau, « un rétrotransposon, dérivé d’un rétrovirus. Les rétrotransposons sont des séquences d’ADN, parfois d’origine virale, qui s’insèrent dans le génome de leur hôte et se démarquent par leur capacité à s’y déplacer et à s’y multiplier. Ils constituent aujourd’hui environ 40 % du génome humain, par exemple. Ils sont d’ordinaire non codants, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas traduits en protéines. Néanmoins, la séquence découverte par les chercheurs, surnommée RetroMyelin, est, chez les rongeurs, transcrite en une séquence d’ARN qui régule l’expression de la protéine MBP (myelin basic protein), l’un des composants clés de la myéline. En effet, quand les biologistes ont inhibé expérimentalement cette séquence dans les oligodendrocytes, ainsi que dans les cellules souches desquelles ils sont dérivés, les cellules ne produisaient plus de MBP« (https://www.pourlascience.fr/sd/genetique/un-virus-a-l-origine-de-la-myeline-26214.php). Ce qui est particulièrement intéressant dans cette découverte c’est également qu’elle s’intègre dans le concept d’évolution convergente : « processus par lequel des espèces éloignées développent des traits similaires« , comme l’exemple de l’écholocation chez la chauve-souris et le dauphin (https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/similitudes-genetiques-entre-dauphins-et-chauve-souris_21551). Mais l’évolution convergente n’est pas l’apanage exclusif de la biologie puisqu’elle est évoquée en science sociale lorsque l’on cherche à établir des lois explicatives appliquées à l’évolution des sociétés. Ainsi en est-il de l’apparition simultanée de techniques sinon identiques tout au moins très proches chez des peuples suffisamment éloignés pour ne pas avoir à évoquer des phénomènes de transmission horizontale. Il est néanmoins indispensable de rappeler que pour faire le monde tel qu’il est de l’infiniment petit à l’infiniment grand, l’évolution convergente a travaillé de concert avec l’évolution divergente dans un environnement qui ne compte pas pour rien !

Mnémosyne !

mars 23rd, 2024

Déesse de la Mémoire, elle reste mal connue du fait du domaine auquel elle s’intéresse. Tout aussi mystérieux sont ses ascendants ! Ouranos et Gaïa selon Hésiode dans la Théogonie, Zeus et Clymène selon Higin, mais le fabuliste est peu connu. Quoiqu’il en soit elle enfanta avec Zeus, neuf muses dites olympiennes qui n’ont nullement suivi le chemin de leur mère, pour cause de diversifications personnelles ! Peut-être était-ce prévisible dans la mesure où Mnémosyne est loin d’être un personnage univoque car le vivant en général et l’homme en particulier sont riches de plusieurs types de mémoire. Défiant la compréhension et se jouant des explications, le concept de mémoire pluriel date de la fin du XIXème siècle et a donné lieu depuis à de nombreuses théories. Dans une approche d’une grande modernité pour l’époque, H. Bergson a cherché à rapprocher les données cliniques en particulier de nature déficitaire, à l’étude dans sa vision philosophique des différents processus mémoriels (Matière et mémoire, 1896). On distingue schématiquement aujourd’hui cinq types de mémoire(https://www.inserm.fr/dossier/memoire/), mais il est un sujet qui interroge tout particulièrement c’est un effacement connu sous le nom d’amnésie infantile. Pourrait-il s’agir d’un processus évolutif amélioratif ? Quelles sont les différences avec les autres types de disparition normale des souvenirs. Le sujet est tel qu’il nécessite d’adjoindre aux tests murins habituels des tests humains pratiqués sur des populations enfantines ( How much do babies remember?). Selon une hypothèse qui avait déjà été faite, il se pourrait que ces souvenirs soient toujours présents mais simplement devenus inaccessibles. Il faudrait « tout simplement » trouver la méthode pour les « réveiller », et il ne serait alors peut-être pas inutile d’en parler avec S. Freud ! Mais ce n’est probablement pas aussi simple !

L’IA et le scientifique

mars 11th, 2024

Peut-on établir une échelle dans l’inadéquation entre une technique et son application ? C’est une possibilité qui pourrait parfaitement avoir commencé dés la maitrise du feu. En effet depuis cette « époque » l’homme n’a cessé d’inventer et cette capacité le met en compétition avec la nature. Doit-il s’en rendre maitre, doit-il composer avec elle pour y trouver sa place ? Aujourd’hui le trouble est à son comble car se heurtent de plein fouet, un suprême outil de maitrise et une aspiration à un monde meilleur au sein d’une nature apaisée. Mais l’IA, puisqu’il s’agit bien d’elle, cache en son sein une capacité de tromperie dont son concepteur n’a pas encore pris la pleine mesure. Appliquant ce vertueux principe selon lequel tout idée de racisme doit être exclue, l’IA est parfaitement capable de générer des aberrations historiques qui défient l’imagination (https://www.numerama.com/tech/1635258-gemini-genere-des-images-de-nazis-noirs-google-panique.html). Dans la mesure où l’instantanéité a remplacé la réflexion, cette information prendra envol et consistance auprès des moins avertis. Mais elle est aussi capable de se manifester dans d’autres domaines qui, s’ils sont plus confidentiels n’en sont pas pour autant dénués d’une réelle importance (Why scientists trust AI too much — and what to do about it) puisque là aussi elle tout autant capable d’inventer, par exemple, de fausses expériences. Sans esprit de réflexion, sans application du doute constructif, celui qui interroge, l’outil serait à bannir. Car de même que Platon imaginait le livre comme un outil portant atteinte à la mémoire et altérant les facultés de compréhension de l’homme, de même l’IA pourrait-elle créer un enfer pour l’humanité. Il convient donc que les fées qui se penchent sur son berceau lui accordent la capacité de s’autocorriger dans les plus brefs délais

Pour faire sourire !

février 27th, 2024

Une fois n’est pas coutume, mais il est des articles scientifiques dont on pense qu’ils ont été écrits pour mettre le sourire aux lèvres, ce qui est exactement le cas de l’article suivant, Bright-red pigment is one of the earliest examples of Bronze Age lipstick. La totalité de l’âge de Bronze s’étend de moins 2200 à moins 800 ans av. J.-C et comme son nom l’indique correspond à une population sédentarisée depuis le Néolithique qui sait travailler le métal, alliage de cuivre et d’étain. Elle fait suite à la métallurgie du cuivre et de l’or, métaux moins propices à la fabrication d’armes et d’outils robustes. Ce qui sous-entend également une parfaite maîtrise de l’art du feu. Ce savoir faire nouveau induit très certainement des modifications dans le domaine économique en particulier au niveau des échanges qui dépassent largement le groupe pour franchir les « pays ». Ces modifications, ces « améliorations » pour certaines vont de paire avec la mise en place d’une hiérarchisation de la société basée sur la possession ou la non possession de tous ces nouveaux dispositifs. Que peut-on dire de la femme à cette époque ? Celle qui appartient au milieu privilégié peut avoir eu les mêmes préoccupations que toutes celles qui habiteront les temps ultérieurs : elle tente de modifier son apparence, elle se maquille. Du pigment rouge dans un flacon de pierre a été découvert et daté du troisième millénaire. L’analyse de ce pigment montre « une ressemblance frappante avec les recettes des rouges à lèvres contemporains ». L’éternel féminin est donc bien une réalité !

Réparation assurée

février 23rd, 2024

On peut choisir avec Dorian Gray le vieillissement actif fini selon un processus de transfert, on peut choisir avec Eos et Tithon le vieillissement passif infini. Mais ce que cherche la majorité de l’humanité avec une application jamais démentie c’est la réparation des outrages du temps : pouvoir/savoir agir sur le vieillissement. A propos de ce terme général, lourd de sous-entendus, on pourrait distinguer un vieillissement positif et un vieillissement négatif : le premier recouvrant les processus de différenciation et de maturation, le second correspondant aux processus de sénescence. En termes simples, la cellule dans un premier temps « va de l’avant », dans un second elle entre dans un processus de disparition, dont l’apoptose, mort cellulaire programmée, est un cas particulier. Quoiqu’il en soit et normalement le vieillissement, est un processus inéluctable, dont le défaut principal est l’impossibilité d’un retour en arrière. Les possibilités non pas sans fin, mais néanmoins immenses des cellules embryonnaires humaines marquées du sceau de l’éthique, ne peuvent être utilisées en dehors de certaines limites que les comités successifs ne peuvent ignorer. Les cellules matures, elles ne sont pas affligées de ce lourd handicap, et pourraient donc être utilisées après transformation ! Si les reprogrammations sont devenues possibles, il n’en reste pas moins qu’il s’agit de cellules matures qui ont gardé leur passé épigénétique. Un grand pas sera fait quand cette deuxième étape sera validée et que les applications chez l’homme deviendront réalité (Fixing the Problem With Induced Pluripotent Stem Cells, https://www.chemistryworld.com/features/small-molecules-that-switch-up-cell-development-could-transform-medicine/4018924.article?). Il ne s’agit aucunement de mettre sur le marché un homme « augmenté » mais de réparer en s’éloignant le moins possible de ce qu’offre la nature.

La parentalité en question

février 17th, 2024

Pour paraphraser Simone de Beauvoir « On ne nait pas femme, on le devient » il n’est pas inopportun d’imaginer Elisabeth Badinter écrivant « On ne nait pas mère, on le devient » tant l’amour maternel semble redevable des conditions de vie et du siècle que l’on explore. Quant à l’amour paternel il est de fait qu’il a beaucoup moins fait parler de lui tant il est de notoriété publique qu’il n’aurait pas lieu d’exister puisqu’il n’a pas cet immense privilège de cohabiter neuf mois avec « le futur petit homme ». Attention il s’agit d’un qualificatif non genré contrairement à ce que laisserait croire l’emploi d’un masculin de convention ! Quoiqu’il en soit, ce dont il est question concerne les deux sujets impliqués dans l’expression de la parentalité, le père et la mère. Il y a quelques années déjà ce sujet était à l’ordre du jour, il réapparait aujourd’hui et s’appuie sur un article de 2018 « Neural Circuit of Parental Behavior Mapped in Mice » (https://www.the-scientist.com/neural-circuit-of-parental-behavior-mapped-in-mice-30096). Comment/pourquoi des parents font-ils leur possible pour que leur comportement vise à protéger leur progéniture ? Ce sont essentiellement les études neurobiologiques menées sur des rongeurs qui ont fait progresser la compréhension des mécanismes moléculaires, cellulaires et les circuits présents dans ces processus comportementaux complexes. Les cellules impliquées sont des neurones à galanine (neuropeptide) présents dans les deux sexes responsables de plusieurs fonctions. Les informations leur proviennent de différentes zones cérébrales et les circuits se font également dans plusieurs directions. L’ensemble particulièrement complexe reste d’interprétation délicate dans la mesure où leur présence et l’intégrité des circuits ne préjugent pas de la réalité du dit comportement. Comment la classe sociale et les us et coutumes de l’époque considérée peuvent-ils influer sur leur fonctionnement?

Savoir lire ses classiques

février 14th, 2024

Épicure, philosophe grec du IVème/IIIème siècle av. J.-C, acquit sa notoriété non pas tant par une lithiase vésicale qui lui fut fatale que par la théorie philosophique éponyme, l’épicurisme. Dire avec les épicuriens que « Le plaisir, .., est le principe et la fin de la vie heureuse (À Ménécée, 129) » c’est savoir pratiquer l’ataraxie, qui conduit à la sérénité par l’absence de troubles, volontairement recherchée. De cet auteur sont connues les « 81 Sentences vaticanes découvertes dans un manuscrit du Vatican » ainsi que les textes de son élève Lucrèce. A Herculanum gisaient des rouleaux de papyrus carbonisés lors de l’éruption du Vésuve en 79 ap. J.-C témoins de la philosophie du maitre. Point n’est besoin d’insister sur la destruction inévitable des dits rouleaux à vouloir les consulter, mais la technique est là pour venir au secours de l’art (Essay on pleasure revealed in ancient scroll). La lecture devenue possible de ces rouleaux est d’autant plus extraordinaire qu’elle met en lumière deux caractéristiques humaines, son pouvoir de réflexion et son pouvoir technique l’un et l’autre redevables de sa capacité à la conceptualisation. La question de base reste néanmoins toujours la même et de ce fait d’actualité. Dans la mesure où la technique ne va pas sans l’esprit, quel fut le primum movens ? Que l’invention du feu ait été le fruit du hasard est presque une certitude, mais la réflexion à propos de son utilité et donc de son utilisation certainement pas ! Aujourd’hui où il est de bon ton de s’interroger sur les dangers de l’IA, il n’est pas inutile de rappeler que le marteau n’est dangereux que par l’intention que l’homme lui donne. Que les avancées techniques de l’homme lui permettent d’avoir accès aux avancées conceptuelles de ses ancêtres, ressemble fort à une prodigieuse plongée dans l’histoire de l’humanité pour un avenir plus riche.

Nouveaux trolls ?

février 2nd, 2024

En réalité il n’y a pas dans ce domaine les anciens et les nouveaux ! Un troll reste un troll, c’est à dire un personnage « malveillant », voire même « dangereux » pour l’homme. A l’évidence le terme n’a pas été choisi au hasard puisqu’il est celui « qui cherche à créer la polémique sur un forum de discussion ou sur les réseaux sociaux« . Le souci étant qu’il avance masqué et en bandes organisées ce qui rend sa détection d’autant plus difficile. Il arrive même que se produisent des alignements de planètes tels qu’en un temps limité et de courte durée, des trolls d’origine pourtant différente se retrouvent pour former une armée animée de mauvaises intentions. C’est ce que redoute, cette année tout particulièrement, le monde scientifique (Social-media science finds a way). Année de tous les dangers, 2024 sera celle d’élections nombreuses et variées aux quatre coins du monde. Or qui dit élection dit informations préalables sur des sujets variés, qu’ils soient ou non en rapport direct avec le/les sujet(s) traité(s). Mais chaque pièce ayant deux faces, il est évident que l’information ne court pas sans être accompagnée de sa propre désinformation. Et donc se pose avec acuité la question de savoir comment il sera possible de démêler le vrai du faux. Cette problématique peut être abordée par le biais de la limitation du phénomène et c’est ce à quoi vont s’attacher les observateurs/régulateurs des réseaux sociaux. A l’heure actuelle, les méthode sont encore trop nombreuses et peu rigoureuses, entachées de subjectivité pour être efficaces et satisfaisantes et donc il n’est pas certain que l’on puisse séparer le bon grain de l’ivraie. Néanmoins il est indispensable de traiter du sujet parce qu’il existe et introduit un biais mal mesurable en ce qui concerne les résultats à venir et leurs interprétations qui seront tout sauf simples !

Collaboration contradictoire

janvier 24th, 2024

Si le cerveau a pu être qualifié de « boite noire » depuis longtemps, ce n’est pas tant, parce qu’il était inaccessible à l’imagerie, (ce qui n’est plus le cas !), mais parce qu’il était comparé à un système dont le fonctionnement interne restait parfaitement inconnu. Si le schéma behavioriste repose sur la formule stimulus—->réponse, la psychologie cognitive introduit l’analogie entre cerveau et « centrale de traitement de l’information ». Néanmoins il est devenu évident que le fonctionnement du cerveau et de l’ordinateur diffère sur plusieurs points, dont un particulièrement important à savoir que l’homme peut être à la fois sujet et objet tandis que l’ordinateur restera exclusivement objet : « Si deux humain posent le même question à un ordinateur, ils obtiendront la même réponse. Si deux humains posent la même question à un humain, ils obtiendront généralement deux réponses différentes« . C’est alors que se faufile le concept de « conscience », à propos duquel les définitions s’entrechoquent (The consciousness wars). L’article est d’autant plus d’actualité que pour Mark Zuckerberg « L’intelligence artificielle générale – lorsque l’IA deviendra plus performante que les humains – n’est plus qu’à quelques instants » (Artificial general intelligence — when AI becomes more capable than humans — is just moments awayMeta’s Mark Zuckerberg declares). Et donc revient le temps de chercher à définir la « conscience« , quête qui s’apparente à celle du Saint Graal dans la mesure où les divisions au sein du monde scientifique sont telles qu’elles mettent un frein à une collaboration qui s’avère indispensable. C’est dans ces conditions que s’impose le concept de « collaboration contradictoire » reposant sur une indispensable écoute de l’autre ce que doit appliquer chacun des participants. Car en effet, même au sein de la communauté scientifique nombreux parmi ses membres sont ceux qui partagent cette altération du jugement qu’est le biais cognitif transformant de possibles collaborateurs en adversaires irréductibles. La difficulté du sujet s’accroit avec le fait que les écoles Française et Américaine diffèrent, égalité et autonomie pour la première et non pour la seconde ! La question devient donc la suivante : une unique solution peut-elle être apportée à un problème posé en utilisant des outils différents ?

L’IA, toujours l’IA

janvier 14th, 2024

Faut-il s’en réjouir, mais les jours se suivent et se ressemblent en ce qui concerne ce nouvel outil qu’est l’IA. Peut-être induit-elle autant d’effroi que de réconfort comme le fut la découverte du feu à la fois destructeur et protecteur. Daté d’il y a environ 800000 ans car il est difficile de distinguer un feu naturel d’un feu entretenu à moins que de déceler des artéfacts à proximité, l’homo erectus n’a peut-être pas été convaincu immédiatement de son immense utilité ! C’est la raison pour laquelle Prométhée prit l’affaire en main et fit de la technè un outil pour l’art. Néanmoins chacun est au courant du détournement qu’en fit l’homme. C’est donc en toute connaissance de cause que l’homme du XXIème siècle pressent les déviations dont il est tout à fait capable. Schématiquement l’IA repose sur la réalisation d’algorithmes « exprimés dans un langage informatique, sous la forme d’un logiciel« . Elle est capable d’apprendre via des modèles mathématiques. Pour le Parlement Européen  « l’intelligence artificielle représente tout outil utilisé par une machine afin de  reproduire des comportements liés aux humains, tels que le raisonnement, la planification et la créativité ». Et voici comment soixante quatorze ans plus tard, Video: What is ChatGPT not?, on parle avec Turing Mais aussi comment soixante quatorze ans plus tard, l’horizon s’étant éloigné, il est bon de questionner la communauté :There are holes in Europe’s AI Act — and researchers can help to fill them.