Honni soit qui mal y pense, mais il faudra bien continuer à expliquer qu’il existe des différences entre le féminin et le masculin, il faudra bien continuer à reconnaître qu’il existe deux sexes biologiques, Let’s talk about (biological) sex (https://www.nature.com/articles/s41580-022-00467-w?utm_source=nrm_etoc&utm_medium=email&utm_campaign=toc_41580_23_4&utm_content=20220328). Et dans le même temps il faudra continuer à poser/se poser la question de savoir pourquoi il peut être si difficile voire insurmontable d’avoir de tels propos. Rien que dans le domaine médical l’observation la plus simple qui peut également être très ancienne, a mis en évidence des spécificités attachées au sexe biologique de l’individu. Il en est de même avec les réponses aux traitements. S’il existe au niveau des organes des différences liées spécifiquement aux hormones, il en existe aussi qui ne le sont pas. Dans l’infiniment plus petit, à l’échelle de la cellule, de différences existent toujours. La question est donc la suivante : pourquoi la non acceptation de l’existence de ces différences ? Il est vrai que la différence en général a du mal à être reconnue puis acceptée. La faute en revient à ce qu’au terme de différence est attachée l’idée que la différence entraîne nécessairement la supériorité de l’un et donc l’infériorité de l’autre. Pourquoi la différence serait-elle l’expression d’une inégalité ? Il est bon de rappeler que le sexe ratio est en moyenne de 1,1 (rapport d’équilibre) pour toutes les espèces vivantes reconnues. Bien sûr, le sexe biologique n’est pas le genre sociétal et c’est sur cette autre et nouvelle différence que s’appuient les critiques actuelles virulentes et légitimes selon les cas. Donc, savoir tenir compte des différences sans leur appliquer une échelle de valeur et le monde ne pourra que mieux se porter.
Où il sera toujours question de sexe !
avril 7th, 2022Verba volent, scripta manent
mars 28th, 2022C’est probablement la raison pour laquelle, cet article fut écrit Native forests better for climate mitigation ! Toute chose n’est pas bonne à dire mais il en est qui devraient être inutiles à dire ! I On vient donc de découvrir que les forêts natives sont préférables aux forêts acquises. Certes il existe selon les latitudes des forêts que caractérisent une essence plutôt qu’une autre. Ainsi en est-il des forêts tropicales, équatoriales, tempérées ou boréales. Certaines sont riches en arbres de haute futaie, certaines riches d’arbres à croissance lente ou au contraire rapide, d’où des forêts riches ou non en jeunes pousses. Quelles soient primaires ou secondaires, ayant donc déjà bénéficié d’une régénération naturelle, ces forêts représentent respectivement 36 et 57% des ressources forestières mondiales, soit 31% de la superficie des terres émergées et 10% de la surface du globe. Mais pourquoi donc la nature n’a-t-elle pas choisi de recouvrir le globe terrestre de forêts mono essence en accordant chacune de ces essences à la zone géographique considérée. Comme l’homme n’a pu répondre facilement à cette question essentielle, par manque d’information ou bien manque d’observation, il s’est penché sur ce phénomène naturel. Il est alors apparu que les forêts restaurées reposant sur une monoculture donnaient de moins bons résultats environnementaux. Certes, on peut apprécier d’obtenir de bons rendements en terme de bois à couper, mais ceci n’améliore pas nécessairement l’érosion des sols …. et il en est de même en ce qui concerne l’ensemble des résultats. Une forêt monoculture entraîne un « mono-bienfait », comme c’est curieux … Heureusement ce que de nombreux non estampillés écologistes savaient, les vrais écologistes vont le savoir puisque c’est écrit !
Manque de vocabulaire
mars 19th, 2022
Si le vers qui pense n’est pas encore pour demain, il n’en est peut-être pas si loin et s’en rapproche à grands pas, puis qu’il est capable de prendre des décisions d’une grande complexité (These 1-millimeter-long worms can make complex decisions with a mere 300 neurons). Ce qui plonge les chercheurs dans un abime de perplexité c’est le petit nombre de neurones dont est pourvu ce représentant des nématodes, le Pristionchus pacificus, de la famille des Diplogastridae. Ce cousin du Caenorhabditis elegans, avec lequel il partagerait un ancêtre commun, serait donc doué d’une puissance de réflexion redoutable surtout vis à vis du cousin cité ci-dessus. Le premier mord le second dans une intention mortelle dans le pire des cas, dans une intention plus pacifique dans le meilleur. Cette alternative serait le fruit d’une prise en compte de plusieurs facteurs que cet être vivant de un millimètre de long et possesseur de trois cents neurones, serait capable de traiter pour gérer au mieux son futur immédiat ! Ce que l’on ne sait pas avec exactitude, c’est le nombre de neurones « nécessaires et suffisants » pour une prise de décision adaptée. Mais ce qui est frappant c’est l’anthropomorphisme dont l’homme fait usage et qui ne s’est aucunement modifié depuis les récits mythiques du VIIIème siècle av. J.-C. L’homme reste le mètre étalon lorsque l’on juge des capacité intellectuelles d’un être vivant comme il est question dans l’article de Harry Baker : ainsi en est-il des termes « processus décisionnel complexe, choix ». Même si l’on met en évidence le rôle de certains neurotransmetteurs dans le processus incriminé, le vocabulaire reste celui qui sied à l’humain. Heureusement on ne parle pour le vers d’un état de prélogique évoluant vers un état de logique comme il a pu être défini pour l’homme. Le seul point positif concerne l’utilisation de ce nombre restreint de neurones qui pourrait être faite pour construire des algorithmes adaptés à l’IA.
Être ou ne pas être intelligent ?
mars 6th, 2022Probablement LA question à se poser et à poser aux représentants écologiques qui oeuvrent pour la bien être de leur habitat terrestre puisque selon les auteurs de l’article Scientists say planetary intelligence is real, but Earth doesn’t qualify yet, l’intelligence serait planétaire. Malheureusement la terre n’ayant pas encore atteint ce statut ! on se pose la question de savoir « qu’est donc l’intelligence planétaire » ? Chacun croit pouvoir donner une définition de l’intelligence : aptitude d’un être humain à s’adapter à une situation, à choisir des moyens d’action en fonction des circonstances. Mais aujourd’hui on sait que l’être humain n’est pas le seul « vivant » apte à répondre de façon adaptée à une situation à laquelle il peut se trouver confronté à un moment donné de son existence. Le règne animal est en tout autant capable, et il en est de même pour le règne végétal. C’est alors que les anciens peuvent encore venir en aide si l’humanité adhère à leur concept de GaÏa. Gaïa enfanta seule plusieurs divinités parmi lesquelles Ouranos avec qui elle en enfanta d’autres dont quelques célèbres monstres. Elle même se trouvait être une divinité chtonienne, référence à la terre et au monde souterrain. Il existait donc dans la théogonie grecque du VIIIème siècle av. J.-C l’idée que les divinités planétaires interagissaient selon des actions coordonnées avec le mode dans lequel elles vivaient. Aujourd’hui, en développant un schéma comparable, les planètes seraient en mesure d’interagir avec les milieux écologiques qui s’y sont développés en tenant compte de deux domaines : la biosphère et la technosphère, chacune passant de l’état immature à l’état mature. Et la terre en est encore loin, puisque selon les auteurs, la Terre serait bloquée à l’état de biosphère mature/technosphère immature ! Mais à quoi pensent donc les écologistes quand ils ne parlent que de la biosphère sans tenir compte d’une technosphère qui n’a pas encore atteint le niveau requis ! Sont-ils bien au fait de ce dont ils parlent ?
La Mer où la Vie ?
février 17th, 2022
Pourquoi ce titre ? Parce qu’il y a toute chance que sans mer, il n’y ait pas eu, il n’y aurait pas, il n’y aura plus de vie. La mer, c’est le passé, le présent et le futur tout à la fois, intriqués et indissociables, un défi temporel « mirabile visu« . Démonstration : Un passé sans lequel rien n’aurait pu avoir lieu, Hydrogen Fueled Life’s Origins: Study, pour que des précurseurs métaboliques puisent être synthétisés en l’absence de rayonnement solaire. Ces conditions hydrothermales sont toujours d’actualité et rien ne prouve qu’elles pourraient disparaître. Un présent tirant profit de son passé, 300-year-old Arctic sponges feast on the corpses of their decaying, extinct neighbors. Des éponges vivantes probablement âgées d’au moins trois cents ans qui se nourrissent des débris d’organismes disparus avant elles, mais dont des restes persistent leur servant de garde-manger pour un temps que les chercheurs estiment encore suffisamment long pour que leur disparition n’intervienne pas dans les années à venir. Un présent tourné vers le futur, puisque la mer des grands fonds, c’est aussi une « terra incognita » The deep seafloor is filled with entire branches of life yet to be discovered, qui reste à découvrir, et qui fait dire que NON, n’en déplaise aux alarmistes de tous bords : l’extinction massive prédite a oublié de prendre en compte tout ce dont l’homme n’a pas encore pris connaissance. Il reste donc beaucoup à apprendre et beaucoup à espérer de ces grands fonds puisque tout peut encore y recommencer …
Docilité animale
février 5th, 2022C’est probablement vers quatre mille ans av. J.-C que le chat fut domestiqué en Égypte. Gracieux et indépendant il fut non seulement apprécié comme animal de compagnie mais encore joua un rôle protecteur qui le mena jusqu’à, récompense suprême, devenir incarnation de la déesse Bastet. Malheureusement il devient animal du diable et des sorcières au Moyen Age, et s’il est noir son espérance de vie s’en trouve considérablement raccourcie. Quoiqu’il en soit, les chats sont toujours là, et loin d’avoir disparu ils ont fait la notoriété d’un certain nombre d’artistes plus ou moins sérieux comme ces chansonniers et leur célèbre cabaret du Chat Noir. Et pourtant avoir recouvré un statut particulièrement enviable n’a pas donné à cet animal « la grosse tête ». En effet il semble bien au contraire que celle ci diminue , phénomène allant de paire avec une diminution de taille du cerveau qu’elle renferme ( Cat brains are shrinking, and it’s all humans’ fault). A qui la faute ? Comme pour le désordres climatiques, un seul responsable est à montrer du doigt : l’homme. Cette réduction du volume du cerveau n’est pas réservée à la famille des félidés, sous espèce Felis silvetris : elle est constatée chez les animaux domestiqués en général. Mais pourquoi s’inquiéter puisque la docilité est à ce prix ? Le problème viendrait de ce que toute hybridation entre espèce sauvage et espèce domestiquée se ferait en faveur de l’animal domestiqué. Le processus de disparition des espèces comporte également le volet disparition des espèces sauvages au profit des espèces domestiquées. Bienvenue au monde aseptisé de la cancel culture. Le loup de Jean de La Fontaine avait choisi de fuir la domestication du chien parce qu’il savait ce qui l’attendait !
L’organisateur désorganisé !
janvier 24th, 2022C’est en 1935 que Hans Spemann obtient le prix Nobel de Physiologie et Médecine pour ses travaux d’embryologie expérimentale ayant porté sur une région inductrice chez l’amphibien et qui, rançon de la gloire, aura l’honneur de porter son nom. L’organisateur de Spemann, c’était déjà le noeud de Hansen décrit quelques soixante dix ans auparavant. Jusqu’à encore très récemment le rôle de cette structure était considéré comme important de même que sa date de survenue. Après des siècles de reconnaissance par la communauté scientifique en embryologie il se pourrait que son rôle s’avère modeste et que ce passage d’un rang primordial à un rang subalterne influe sur ce que l’on a appelé « la règle des 14 jours » (Mammalian Embryos Might Not Need Primitive Streaks After All). La gastrulation est un moment important de l’embryogenèse. Elle correspond à la mise en place des trois feuillets et à la réalisation d’un axe antéro postérieur (céphalo caudal). Elle se situe vers le quatorzième jour et correspond à d’important phénomènes migratoires cellulaires. La nouvelle année pourrait donner un coup d’arrêt à une doxa vieille de plus de cent ans. D’une part il existe des développements embryonnaires chez différentes espèces qui ne passent pas par cette étape, d’autre part on peut même s’en passer en modifiant certains facteurs physiques appliqués à la structure embryonnaire. L’idée serait donc qu’elle n’est ni indispensable, ni nécessaire, ni suffisante. D’où il s’en suit un possible déplacement de la vision éthique autorisant les expérimentations sur des cellules embryonnaires pour aller vers un allongement de la période fatidique des quatorze jours. Questions : La gastrulation signe-t-elle l’émergence de l’individualité humaine ? G. Bachelard serait-il d’accord pour parler de « rupture épistémologique » ?
Tout le monde parle, c’est une évidence
janvier 17th, 2022Si les mains pariétales figurent probablement la première preuve que l’oralité évoluait vers une scripturalité encore élémentaire, ce n’est que beaucoup plus tard que surviennent les preuves d’une écriture qui néanmoins ne remplacera jamais l’oralité. Une grande question est de savoir précisément quand le passage s’est fait entre les deux modes d’expression de l’homme et il est plus que vraisemblable que jamais une date précise ne pourra en être donnée. Mais une question tout aussi intéressante et débattue est de savoir quand apparut la parole chez l’homme. On imagine que la bipédie joua un rôle non négligeable dans la verticalisation de l’appareil phonatoire. Aujourd’hui on met en avant l’existence possible d’un stade antérieur à savoir celui de vocalisation (Novel vocalizations are understood across cultures, https://www.nature.com/articles/s41598-021-89445-4). Ce dont il est question dans l’article When life got loud se situe bien antérieurement lorsque le monde terrestre passa du muet à la sonorisation alors qu’il n’avait pas connu le passage du noir et blanc à la colorisation ! Il a approximativement fallu trois milliards d’années pour que des bruits se fassent entendre au sein de l’élément liquide et encore deux cent millions d’années pour que le bruit devienne terrestre. Ce qui est indispensable pour affirmer que bruit il y avait, c’est retrouver des organes fossiles de production sonore, ce qui ne doit pas être simple quand on travaille sur la cigale ! Si le larynx des vertébrés terrestres date de trois cent millions d’années, il a fallu encore des millions d’années pour que les bruits deviennent des sons ayant une signification pour les individus de même espèce ce qui signifie que pour communiquer des informations utiles leur a fallu savoir attendre ! Quoiqu’il en soit, les prochains spectateurs de la saga Jurassic Park devront être avertis qu’il n’y a pas de reconstitution parfaite tandis que Steven Spielberg devra retravailler avec son bruiteur !
Transporteur bénévole
janvier 8th, 2022
Pour Empédocle, le présocratique, aucun doute : il existe quatre principes qui mélangés en proportions différentes rendent compte de tous les matériaux présents sur terre. Il s’agit du Feu, de l’Air, de la Terre et de l’Eau qui auraient été nommés dans cet ordre sans explication ! Pour mémoire, Empédocle aurait mis fin à ses jours en se jetant dans l’Etna, en laissant ses sandales d’airain au bord du cratère ce qui montre assez combien il appréciait cet élément auquel il accorda la première place. Bien que n’ayant pas le statut d’élément à proprement parlé, la terre, l’air et l’eau suggèrent les trois états, solide, gazeux et liquide du futur. Et la mythologie, ce temps en dehors du temps, reconnaît déjà un air supérieur plus pur, respiré par les Dieux et un air inférieur moins pur respiré par les Hommes. Cet air est aujourd’hui parfaitement analysable (Measuring biodiversity from DNA in the air, Scientists ID Dozens of Plants, Animals from Free-Floating DNA) et il ne s’agit pas des mesures de qualité pour juger du niveau quotidien de pollution, mais de la mesure de l’ADNe (pour environnemental) sous forme de traces qui signent la présence actuelle ou passée de tout organisme vivant (https://www.spygen.com/fr/technologies/qu-est-ce-que-l-adne) ! L’étude de l’ADNe déjà en cours pour le milieu aquatique pour les poissons va donc pouvoir être appliqué également pour les animaux terrestres et les végétaux. Réalisées au niveau d’espaces « limités » comme les zoos, les questions sont encore nombreuses en ce qui concerne les facteurs qu’il faudra prendre en compte dans l’interprétation des résultats obtenus lorsqu’il s’agit d’espaces illimités. Mais de même qu’il faut tenir compte de la hauteur à laquelle on positionne la caméra qui enregistrera le passage de l’animal que l’on surveille, de même il faudra tenir compte de la hauteur du capteur d’ADNe car l’air n’a pas la même composition partout, ce dont les anciens étaient déjà conscients.
Plus facile à dire qu’à faire !
décembre 24th, 2021
Manger cinq fruits et légumes par jour pour une société de consommation est une recommandation qui peut être atteinte. Mais ce programme qui cible les dégâts en rapport avec « la malbouffe » ne peut pas ne pas s’inscrire dans celui qui s’intéresse au devenir de la planète. « What humanity should eat to stay healthy and save the planet » (https://www.nature.com/articles/d41586-021-03565-5?WT.ec_id=NATURE-20211202&utm_). Le problème est en effet complexe puisqu’il doit tenir compte à la fois de données économiques, culturelles et sanitaires. Lorsque l’on doit mettre en balance ce qui est indispensable à la survie de sa famille et son alimentation et qu’il existe par ailleurs des impératifs ancestraux, il n’est pas facile de faire le bon choix. Ce sont en effet des pressions que vivent toutes les populations fragiles et que l’on doit aider à résoudre pour le bien de tous. Il faudra donc prendre connaissance des besoins de la population tout autant que des besoins de la nature pour gérer au mieux les différentes situations nées de la géographie et des populations s’y rapportant. Ainsi les conseils se devront d’être adaptés à chaque situation vécue sur le terrain et non le fait de directives venues d’en haut ! Ne pas calculer exclusivement le besoin en calories et la température en fonction de l’âge du capitaine ! Aller sur le terrain, prendre connaissance des us et coutumes, et surtout ne pas oublier que ce sont les pays riches qui parlent à l’envie de l’avenir de la planète, quand les pays pauvres jouent d’abord leur survie. C’est la géographie qui règle l’angle de vision et décide des priorités!




