L’efficacité de la démarche dépend de la réponse à la question. Et la réponse à la question est tout sauf simple car la question est rien moins que simple » Comment décide-t-on qu’une espèce a disparu » (How Do Scientists Decide a Species Has Gone Extinct?). En d’autres termes, comment prouver qu’une espèce a disparu, soit donc encore, sur quelles preuves peut-on affirmer qu’une espèce a disparu. Ce qui pose la question ô combien subtile : comment prouve-t-on l’absence ? En effet déclarer une espèce éteinte est aujourd’hui une préoccupation essentielle de ceux qui affirment que l’anthropocène, même si ses débuts sont encore incertains, pourrait être l’ère de la septième extinction de masse. Et donc, dans cette optique, il est ABSOLUMENT INDISPENSABLE de pouvoir/savoir affirmer une disparition. Pour ce faire, il existe plusieurs façons de procéder : s’appuyer sur des preuves logiques, des preuves empiriques, ou l’absence de preuves contraires. C’est majoritairement les secondes que les chercheurs documentent sans négliger le fait que l’exhaustivité n’est pas de ce monde ! Or la réponse est lourde de conséquences, en effet, déclarer qu’une espèce est éteinte entraine ipso facto son retrait de la liste des espèces à protéger, ce qui est on ne peut plus normal, puisqu’elle n’existe plus ! Mais attention, danger, si « par le plus grand des hasards » elle existait encore, elle risquerait l’extinction ! C’est ni plus ni moins le concept des sciences sociales et psychologiques dit « de prophétie autoréalisatrice ». On tourne en rond ! Que faut-il faire ? C’est alors que la démarche méthodologique prend toute sa valeur : comment estimer la probabilité d’extinction de l’espèce considérée. La rigueur d’une étude expérimentale reste un incontournable, aucun changement depuis Claude Bernard !
La question et sa réponse !
juin 16th, 2023Mission spatiale
juin 6th, 2023Nombreuses sont les oeuvres imaginant les voyages extra terrestres humains avant que ceux-ci ne deviennent réalité. Lucien de Samosate au deuxième siècle ap. J.-C voyage dans l’espace dans un bateau que meut une violente tempête, Cyrano de Bergerac au XVII ème siècle utilise la rosée, et le bateau à moins que ce ne soit un boulet de canon, sert un siècle plus tard au baron de Münchhausen. Plus proche de la réalité du XX ème siècle, Jules Vernes met en scène une fusée que Méliès plante dans l’oeil de l’astre d’argent. Le premier vol habité date de 1957 et la chienne Laïka en profite pour décéder dans l’espace. Puis c’est le chimpanzé Ham qui précéde l’homme de seulement quelques mois. Aujourd’hui, la conquête de l’espace est confiée à un nouvel « organisme vivant » , un organoïde cérébral (Time Traveling Mini-Brains on a Mission to Conquer Space). Peu encombrant, assez peu prolixe sur ses impressions de voyage, il devrait pourtant être riche d’enseignements. Parce que le voyage spatial entraine un vieillissement accéléré des cellules de l’organoïde, elle servent à étudier les effets de la microgravité en l’absence de toute manipulation génétique. En fait, l’idée est d’utiliser les voyages spatiaux comme incubateurs de vieillissement ! L’homme a en effet un trop long cycle de vie pour pouvoir être étudié sur plusieurs générations comme la mouche ou la souris ! Néanmoins, ces organoïdes cérébraux, deviennent de plus en plus « élaborés » : ils peuvent fournir des ondes cérébrales et percevoir des stimuli, visuels en particulier ! Et donc se pose le problème de l’existence de leur « possible » conscience ! Pour l’Académie de Médecine (16 mai 2023) « les activités cellulaires observées dans ces organoïdes cérébraux ne peuvent être assimilées aux processus cognitifs, sensoriels ou moteurs propres au cerveau humain ». Il n’est donc pas utile de leur demander leur avis avant de les envoyer sur Mars !
L’homme est naturellement sociable
juin 5th, 2023Deux grandes idées s’affrontent depuis que l’homme est sujet de réflexion. Pour les uns, c’est un être sociable, pour les autres, c’est un redoutable prédateur à commencer par son voisin, homme lui-même. Les exemples des deux positions abondent et n’ont pas fait avancer la discussion jusqu’à aujourd’hui. Il se pourrait que la participation des biologistes de l’évolution aide les belligérants à la fois sur le sujet mais également sur d’autres qui leur seraient contingents. Il s’agit du séquençage de seize familles de primates (https://www.nature.com/articles/d41586-023-01776-6?utm_source=NatBiggest%20ever%20study%20of%20primate%20genomesure) . Ainsi la comparaison des génomes de singes « sociaux » avec le génome de singes « moins sociaux » met en évidence l’existence de gènes qui seraient liés à la taille des structures sociales. Ces changements auraient partie liée avec des neurohormones cérébrales, la dopamine et l’ocytocine. Or il vient d’être montré que l’ocytocine n’est pas indispensable chez les campagnols des prairies pour qu’ils forment des liens sociaux normaux. En effet ces derniers sont dépourvus de récepteurs à ocytocine ce qui ne les empêche nullement de former un couple stable (https://www.the-scientist.com/news-opinion/monogamous-rodents-dont-need-love-molecule-to-pair-up-70924) ! Il est évident que le Microtus, campagnol des prairies n’est pas un Rhinopithecus roxellana, singe doré, de même que ni l’un ni l’autre ne sont des homines sapientes ! Comme d’habitude, c’est à dire depuis très longtemps, les résultats de travaux obtenus chez l’animal doivent être regardés avec circonspection avant que d’être appliqués à l’homme selon un raisonnement fondé sur l’analogie. Néanmoins ils ont le mérite de donner des pistes de réflexion.
Continuité vs Contigüité
mai 20th, 2023Si la première description d’une cellule (végétale) date du XVII ème siècle, il fallut attendre deux cents ans pour que la théorie cellulaire prenne sa forme définitive. En effet il n’est pas facile même encore aujourd’hui, de visualiser cette unité structurale et fonctionnelle de la biologie, qu’est la cellule, sans l’aide de procédés extérieurs qui lui sont appliqués. Deux sont absolument indispensables : le grandissement qui est fonction du microscope (optique/électronique) et la coloration, à base de différentes substances pour visualiser ce qui est transparent. Les colorations d’abord non spécifiques se sont progressivement améliorées pour s’adapter aux différents tissus examinés. L’un d’entre eux ne livra pas ses secrets tant qu’une coloration ne fut mise au point par un officier médical en chef d’un hôpital psychiatrique, Camillo Golgi. L’histoire ne dit pas pourquoi il expérimenta un technique basée sur le dépôt de sels d’argent. Pourtant, grâce à elle, une révolution était en marche, puisque la théorie neuronale de contiguïté pris la place de la théorie de la continuité. Les neurones étaient séparés les uns des autres par des espaces particuliers, les synapses. Il existe pourtant dans le règne du vivant des animaux porteurs d’un tissu nerveux où les cellules sont en continuité les unes avec les autres (Alien-like comb jellies have a nervous system like nothing ever seen before) et ce qui ressemble à un retour en arrière pourrait bien, être un pas en avant dans l’étude des chemins de l’évolution. En effet comment le système nerveux est-il passé d’une structure où les cellules forment une chaine ininterrompue à un collier où les perles sont bien distinctes les unes des autres ? En fait on parle même de syncytium dans la mesure où les membranes des cellules nerveuses sont fusionnées. Mais ce qui est « mirabile visu » c’est que le Mnemiopsis leidyi possède également des cellules nerveuses porteuses de synapses. Que l’on se pose la question de savoir dans quel but, s’inscrit dans une démarche téléologique. Mais on peut également se poser la question de savoir comment il est possible qu’un animal soit simultanément porteur de deux moment de l’évolution de l’un de ses tissus : un avant qui aurait du disparaitre, mais ne l’a pas fait au profit du second avec lequel il coexiste ! On attend avec impatience, une réponse …
De la Mer à la Terre
mai 7th, 2023Rien n’est certain en ce qui concerne l’émergence de la vie sur Terre, mais il est néanmoins possible de dépasser la question de l’oeuf et de la poule. Si la date d’apparition de la première cellule n’est pas connue, on la situerait à environ quatre milliards d’années, il est plus que vraisemblable qu’elle a eu lieu au sein de l’élément liquide. Si l’on ignore hardiment les processus qui ont conduit un organisme unicellulaire à un organisme pluricellulaire, il est une autre étape qui interroge : celle qui propulse l’ancêtre aquatique vers la terre ferme et lui permet d’y prospérer. Un curieux poisson serait sur les rangs pour aider à expliquer ce phénomène : le mudskipper aux yeux bulbeux, autrement dit » l’Oxudercinae sous-famille de la famille des Gobiidae, regroupant certaines espèces de poissons appelés Gobies« . La question qui vient à l’esprit est la suivante : Pourquoi lui ? Cet animal qui a la capacité de vivre dans l’eau et sur terre, qui se sert de ses nageoires pectorales pour déambuler, qui respire par la peau et creuse des galeries dans les zones humides possède surtout une capacité qui intéresse les scientifiques, celle de cligner des yeux, une qualité qu’aucun poisson ne possède. Quel est donc le rapport avec l’adaptation du milieu marin au milieu terrestre ? L’article Weirdo blinking fish could hold the secrets to how our ancestors evolved to live on land, new study reveals en donne l’explication. Il ne s’agit ni plus ni moins que « d’évolution convergente » : développer indépendamment des traits caractéristiques différents pour des individus situés dans des conditions identiques. Ce que démontre cette qualité du mudskipper aux yeux bulbeux, c’est qu’il s’est servi de structures anatomiques existantes pour les utiliser différemment, ce qui est bien en accord avec le concept de d’évolution convergente, indispensable à la théorie darwinienne de la progression de la matière vivante.
Le septième continent
avril 19th, 2023Un « gyre océanique » est un « vortex de déchets : il en existe cinq de par le monde marin. Chaque gyre océanique possède un vortex de déchets. Le vortex de déchets du Pacifique Nord a reçu le qualificatif de septième continent, c’est assez dire son étendue ! Il s’agit donc d’une grande zone d’ordures dont le moindre mal n’est pas de servir de plats de résistance à de nombreuses espèces marines trompées par l’apparence de cette poubelle qui navigue au grand air. Non seulement cet amas de déchets de matière plastique est impropre à la consommation, mais encore il étouffe un certain nombre des animaux qui s’en nourrissent et introduit dans la chaîne alimentaire les polluants qui s’y sont fixés. Mais miracle de la nature, il a également un nouveau rôle qui vient d’être reconnu. Il est devenu terre d’accueil pour quantité d’espèces qui, elle, en font leur choux gras (Creatures are breeding in the garbage patch) : ce sont les communautés néopélagiques. Pourquoi, parce que des communautés côtières se sont « aperçu » qu’elles pouvaient survivre et prospérer loin de leur lieu de vie habituelle. Il risque donc de se produire une compétition entre les espèces pélagiques historiques et cette nouvelle population qui joue le rôle d’envahisseur. Que va-t-il se passer, que risque-t-il de se passer. Cette invasion n’est pas nécessairement porteuse d’une amélioration environnementale !
L’art du pliage
avril 15th, 2023Savoir plier du papier pour en faire une cocotte constitue la toute première étape dans l’art des origamis. Le mot vient du japonais, peut-être lui-même importé du chinois, mais quoiqu’il en soit il s’agit d’un art populaire ancien remis au goût du jour et qui permet la réalisation de structures d’une grande complexité. Il s’agit d’oeuvres ornementales mais c’est leur concept qui a servi de modèle, pour la création de l’origami ADN par Paul Rothemund en 2006. A partir d’une longue chaîne d’ADN linéaire dont on connaît la séquence, on localise les points où la molécule doit être pliée pour obtenir la forme désirée. C’est à partir de ces nouvelles structures que des formes assimilables à de petites cages ont été créées capables d’englober de petites particules virales. Des blocs de taille supérieure en forme de triangle ont été réalisés, puis ceux-ci sont assemblés (“Origami” DNA Tps Could Keep Large Viruses From Infecting Cells) en des corps creux en forme d’icosaèdre dont la cavité interne peut atteindre 280nm (https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/des-nano-objets-en-origami-dadn-pour-le-piegeage-de-virus-102598/#:~:text=Une%20%C3%A9quipe%20internationale%20de%20chercheurs,inhiber%20efficacement%20une%20infection%20virale). Il suffit alors « tout simplement » d’enduire la face interne du volume creux ainsi créée d’une substance piège qui retiendra le virus ciblé ! Le point positif : le piège serait supérieur au traitement par anticorps. Le point d’interrogation : l’introduction de ces dispositifs peut-elle entraîner des effets délétères ? Ce serait intéressant de le savoir !
Bizarre, vous avez dit bizarre …
avril 13th, 2023Encore un monde inconnu à explorer bien qu’exploité depuis la nuit des temps. Depuis l’animal machine de Descartes et l’homme machine de de la Mettrie qui en est issu, le regard que pose l’homme sur des règnes autres que le sien a bien changé. Cette nouvelle vision le porte même à parler d’une culture autre que la culture humaine. C’est le thème que soutient Le philosophe D. LESTEL, pour lequel il faut penser la culture dans sa globalité. D’une part la culture humaine n’est qu’une de ses composantes tandis que d’autre part, il faut arrêter d’opposer culture et nature ! En effet, l’homme ne peut plus ignorer l’existence d’une culture animale dans la mesure où la culture étant consubstantielle au vivant il faut abandonner son versant exclusivement anthropomorphique. Mais si l’on admet que pour qu’il y ait culture, il faut qu’il y ait modification de l’environnement, il faut que l’on admette également que les modifications apportées par les vivants, bactéries, protistes, champignons, végétaux et animaux expriment une culture. Peut-être alors faut-il envisager que « seuls certains types de modifications » peuvent participer de la culture ? Il persiste néanmoins un problème non résolu lorsque l’on adopte cette théorie : il s’agit du rapport entre culture et civilisation , car il reste encore aujourd’hui difficile de définir des civilisations autres qu’humaines. Quoiqu’il en soit, le règne végétal serait en passe de rejoindre, à sa façon, le monde de ceux qui conversent entre eux. En effet un article récent se penche sur la communication au sein du règne végétal (Stressed plants ‘cry’ in ultrasound) quand les plans de tomates et de tabac émettent des sons en cas de stress, « sons » qui pourraient de plus être perçus par certains animaux, mais pas encore par l’homme. Ainsi la Nature constituerait un tout qui s’exprime et communique et dont l’Homme serait exclu ! D’où l’assertion possible selon laquelle l’homme ne serait pas naturel !!!
Comment choisir la bonne recette
avril 4th, 2023Mathusalem a, dit-on, vécu 969 années solaires : il avait pour père Hénoch, 365 ans et pour fils Lamech, 777 ans ! A l’évidence il s’agissait d’une famille, où les hommes, ce qui est plus rare, dépassaient facilement les cents ans ! L’homme a toujours espéré une longue vie et ce d’autant plus que ce ne devait pas être le cas à l’aube de l’humanité. Maintenant que l’espérance de vie s’est considérablement améliorée, il existe de par le monde un certain nombre de centenaires, certains ayant même dépassé ce nombre respectable d’années. D’où la question « Mais comment font-ils ? » Comme le suggère la Bible, il existe des familles caractérisées par leur longévité, d’où l’idée qu’il existe des gènes spécifiques dont une certaine version du BPIFB4 ferait partie (The secrets to extreme longevity may be hiding with nuns… and jellyfish) mais pas que … En effet il se pourrait bien que les conditions de vie ne soient pas à négliger comme en témoignent les congrégations religieuses de nonnes ce qui constitue une piste sérieuse à explorer. Mais comme il existe aussi des animaux remarquables il faudra également se pencher sur une autre population, celles des méduses qualifiées d’immortelles, pourtant sans rapport avec les précédentes ! Mais alors quelle serait la limite atteignable ? Dans ce domaine qui pourrait faire suite au précédent, les avis divergent (We’re nowhere near reaching the maximum human life span, controversial study suggests). Peut-être parce que les résultats sont obtenus par modélisation et qu’ils ne sont pas le fruit d’une étude basée sur des faits observés, reproduits, vérifiés selon la méthode expérimentale chère à Cl. Bernard !
Calendrier ou pas calendrier ?
mars 30th, 2023Parce que l’homme a toujours constater l’existence d’un certain nombre de répétitions, il en a déduit la survenue d’évènements sur lesquels il pouvait compter pour se situer dans un monde « incompréhensible« . Chaque jour s’efface devant la nuit, la terre perd ses récoltes pour les retrouver à intervalles réguliers, tandis que la lune parcourt des quartiers pour reprendre sa forme de disque. Cette succession de modifications et de récupérations a été interprétée par l’homme comme la preuve d’un temps cyclique que l’on pouvait diviser en un certain nombre d’unités répétitives et identiques. Ainsi put naître la mesure du temps et les hommes mirent au point des appareils pour en rendre rendre compte. Le cadran solaire fait partie de ces instruments de mesure, probablement l’un des tous premiers, un objet dont la taille peut du reste être variable. A tel point qu’un ensemble mégalithique datant probablement du néolithique secondaire fait peut-être partie de ces « instruments » de mesure. Stonehenge se trouve ainsi au centre d’une controverse où s’affrontent les spécialistes : pour les uns il s’agit d’un calendrier ce que les autres réfutent avec véhémence : en Mars 2022, Stonehenge a peut-être été utilisé comme calendrier solaire (https://www.livescience.com/stonehenge-was-ancient-solar-calendar), en Mars 2023, Stonehenge n’est probablement pas un ancien calendrier (Was Stonehenge an ancient calendar? A new study says no.). Il est vrai que cet alignement de pierres reste d’interprétation particulièrement difficile. Si l’on peut en dater l’origine, il n’existe aucun argument décisif en ce qui concerne leur signification. Le premier article repose sur une étude numérologique, le second sur l’imprécision des cercles de pierres et interprète plutôt l’alignement comme participant à un lieu de mémoire en raison du grand nombre de sépultures qui y ont été retrouvées. Néanmoins l’un n’exclut peut-être pas totalement l’autre dans la mesure où il existe quand même un alignement fonction du solstice d’hiver, date annuelle importante en ce qui concerne les morts, ce qui est toujours d’actualité ! On voit donc combien il n’existe pas une mais des interprétations quand on s’adresse aux artéfacts préhistoriques. Bien qu’il n’existe pas de mot qui ne soit polysémique l’écriture a néanmoins apporté un certain nombre de précisions qui manquent totalement en leur absence. C’est pourquoi il n’y a pas lieu de regretter ce champ d’imprécisions puisqu’il sera toujours une riche source d’interprétations dont les racines plongent dans l’imaginaire humain.









